Quelques expériences sur les effets des balles de petit
calibre, à enveloppe d’acier. (Bull, et mêm. de la Soe. de chir. , 1887, t. XIII, p. 85.)
Le. premier, en France, nous avons cherché par des expériences à nous rendre compte des effets des balles de 8 millimètres,, à enveloppe résistante, que les Allemands qualifient d 'humanitaires, et dont l’adoption comme.pror jectiles de guerre sera bientôt générale. Nos recherches montrent que les lésiops simples des parties molles sont légères et dans les conditions les plus favorables à une réunion immédiate. Il en est à peu près de même pour les perforations des os spongieux, et, bien qu’elles s’accompagnent de fissures radiées étendues, la conservation du périoste permet d’espérer une consolidation facile. En revanche, les fractures diaphysàires présentent des pertes de substance considérables et de très longues esquilles. Il n’y a donc pas fieu de préjuger de la bénignité certaine des blessures causées par les balles cuirassées, malgré l’absence de leurs déformations et l’impossibilité de leur fusion.
9. — Deux cas d’extraction tardive de projectiles perdus dans
les os de la face. (Gaz. hébdom. de méd. et de chir., 1887, t. XXIV, p. 647.)
Dans cette note ; présentée à l’Académie de médecine, j’ai soutenu cette thèse que, dans certaines régions et dans certains cas, lorsque l’asepsie du foyer traumatique était très difficile ou impossible à maintenir, la règle générale
projectiles doit donc être pratiquée aussitôt que possible.
10. — De la conduite à suivre dans les blessures par coups de feu des cavités viscérales. ( Congrès français de chirurgie ,
3' session, 1888, p. 55.)
limitant notre étude aux coups dé feu de l'abdomen, et plus spécialement du petit intestin par petits projectiles, nous essayons de démontrer què l'intervention est la seule chance de salut. Déjà BaudenS, Lègouestj avaient posé en règle l’exploration, l’ouverture du ventre, la suture; que les chirurgiens 'américains préconisent aujourd’hui, La gravité des plaies- Intestinales par balles est extrême, les blessés meurent d’hémorrhagie et dé péritonite septique ; la laparotomie seule permet de prévenir ces complications. Une statistique de 41 cas montre qu’elle est loin d’être aussi dangereuse qu’on l’a
les coups de feu pénétrants de l’abdomen, de pratiquer la laparotomie médiane, d’examiner l’intestin, de suturer ses plaies, de lier ses vaisseaux,’puis •d’employer les moyens médicaux; opium; enveloppement Ouaté, diète, pour
11. — Recherches expérimentales sur les effets des armes nouvelles et des projectiles de petit calibré, à enveloppe résistante. (Comptes rendus de l’Acad. des sciences, A 888, et Bull, et mém. de la Société de chir,, 1888; t. XIV, p. 556.)
Ces notes ne sont que le résumé des résultats obtenus par nous dans de nombreuses expériences, et une prise de possession contre des prétentions
de plus grands détails dans le mémoire suivant.
12. — Recherches expérimentales sur les effets des armes nou¬
velles et des balles de petit calibre, à enveloppe résistante, faites avec le concours de nos collègues Nimier, Rretoiï et’ Pesme. (Arch. génér. de méd., 1888, t. II, p. 385.) ’
suivant les régions, enfin suivant les tissus. Nous insistons sur la rareté de l'arrêt dé ces petites balles dans nos tissus, sur le peu de fréquence de leurs déformations, conséquence de leur résistance, de leur solidité, de leur forme allongée, enfin de la force d’impulsion dont elles sont animées. Comparant entre eux les effets des balles de plomb de 11 millimètres, essentiellement déformables, et des balles de 8 millimètres à manteau solide, nous arrivons aux conclusions 1 suivantes : a. Les ouvertures, les sétons, les trajets sont, à distance égale, plus étroits, plus nets avec la balle du fusil Lebel. b. Les lésions des diaphyses sont plus étendues aux longues portées, mais les esquilles sont maintenues en place, pendant que de près il y a perte de substance véritable.
c. La projection des esquilles est moins prononcée pour le Lebel que pour le Gras. d. Les lésions aux distances éloignées sont moindres pour les parties molles et les os spongieux, plus grandes pour les os compacts.
e. Les effets AUs es/cplosifs se produisent dans, une zone moins étendue. f. Les désordres sont mieux limités, le séjour des balles est exceptionnel. En somme, les conditions de la chirurgie d’armée seront peu modifiées, l’important est d’assurer une antisepsie convenable par une bonne organisation sani-
13. — Ostéo-périostite, contractures consécutives à l’enclavement d’un très petit projectile; extraction, guérison. Rapport sur un fait du D' Richon. (Bull, et mém. de la Soc. de chir., 1882, t. VIII, p. 438.)
De tels accidents prouvent, suivant nous, que la non-extraction des petits projectiles ne, doit pas être érigée en règle constante, et qu’il est des cas où l’extraction immédiate rend d’utiles services,
14-, — Coup de feu pénétrant du crâne ; fracture par contrecoup. Rapport sur une observation de M. Moty. (Bull, et mém. de la Soc. de chir., 1884, t. X, p. 543.)
Cet exemple; d’une lésion rare, mais aujourd’hui démontrée, nous permet de résumer les faits analogues au nombre de 18 au plus. L’action de l’aug-
trations seulement, la production de ces fissures et le détachement de frag-
- lü
15. — Déformation des projectiles sur les pièces du squelette. Rapport sur un mémoire du D r Bousquet. (Bull, et mém. de la Soc. de chir., 1885, t. XI, p. 624.). f?
Les déformations des balles de plomb sur les os offrent des formes typiques qui rendent compte de la façon dont elles ont frappé le squelette, en même temps que de la structure compacte ou spongieuse de ce dernier. Il est même possible, étant donné la balle, de soupçonner la distance du tir, mais, contrairement à notre confrère, nous ne croyons pas qu’on en puisse tirer des indi-
16. — Deux observations de plaies par coup de feu de l’abdomen. Rapport sur une note du D r Sévastopoulo. (Bidl. et mém. de la Soc. de chir., 1887, t. XIII, p. 273.)
Ces deux faits, auxquels nous ajoutons 9 observations américaines, nous permettent de prendre parti dans la discussion sur le traitement des coups de feu pénétrants de l’intestin par petits projectiles. Nous concluons, s’il y a probabilité de pénétration, à l’élargissement de la plaie, à l’exploration des
17. — Des plaies de l’abdomen au Tonkin. Rapport sur un travail de M. Nimier. (Bull, et mém. de la Soc. de chir., 1887, t. XIII, p. 281.)
Malgré la statistique de notre collègue où la mortalité s’abaisse à 78 pour 100,
supérieure de ce mode thérapeutique. Décomposant les faits, nous montrons que, hors les lésions du gros intestin, les guérisons sont exceptionnelles, que le choc est peu fréquent, que l’opération est. praticable si les blessés sont examinés dès l’abord, qu’elle n’empêche pas le traitement médical.
18. — Blessure pénétrante du crâne par arme à feu. Rapport sur un fait du D r Berra. (Bull, et mém. de la Soc. de chir., 1887, t. XIII, p. 414.)
Cas où la guérison se fit avec séjour du projectile, malgré des explorations
19. — Plaie pénétrante du crâne avec séjour de la balle. Rapport sur une observation de M. Prengrueber. (Bull, et mém. de la Soc. de chir., 1887, t. XIII, p. 589.)
Ici, la mort par méningite suppurée fut la conséquence du séjour de la balle.et de l’attrition du cerveau ..Or le sujet avait été présenté comme guéri, et l’exploration prudente eût fait sans doute reconnaître et extraire le corps étranger.
20. — Effets de la mélinite. Rapport sur un mémoire du ü' Tachard. (Bull, et mém. de la Soc. de chir., 1887, t. XIII, p. 594.)
La terrible explosion d’un obus à l’arsenal de Belfort fournit à notre collègue explosif, Nous résumons d’après lui leurs particularités.
21. — Plaie pénétrante de l’abdomen par balle de revolver. Rapport sur un fait du D r Tartière. (Bull, et mém. de la Soc. de chir., 1888, t. XIV, p. 321.)
La mort du blessé, au bout de dix-huit heures, par hémorrhagie interne venant d’une lésion limitée de la rate, prouve, ici encore, les avantages de la laparotomie.
22. — Effets des nouveaux projectiles de petit calibre. Rapport sur une note du D r Meynier. (Bull, et mém. de la Soc. de chir., 1888, t. XIV, p. 357.)
Suivant notre collègue, les balles à enveloppes métalliques éclatent aux vitesses de 150 à 200 mètres sur les os du cheval. Nous n’avons jamais vu semblable résultat chez l’homme.
23. — Quelques fractures expérimentales du crâne par balles du fusil bebel. Rapport sur une note du Ü' Nimier. (Bull, et mém. de la Soc. de chir., 1888, t. XIV, 554.)
rayonnées, concentriques et circulaires. Les balles à enveloppe de laiton se déforment rarement sur les animaux ; au contact d’obstacles résistants extérieurs, elles subissent des déformations et des dislocations variées.
24. — Contre-indications à la recherche immédiate des projectiles enclavés dans l’oreille. Rapport sur un travail de M. Tachard. (Bull, et mém. de la Soc. de ehir., 1889, t. XV, p. 59.)
Contrairement à M. Berger, notre confrère repousse l’intervention immédiate en raison de l’encéphalo-méningite presque constante. Nous ne partageons pas son avis, et si nous n’admettonspas l’extraction immédiate quand même, nous pensons qu’elle peut être rendue nécessaire par les accidents
25. — Balle aplatie et conservant l’empreinte d’un tissu. Rapport sur un fait du D r Gripat, (Bull, et mém,. de la Soc. de ehir., 1889, t. XV, p. .)
La balle, extraite de la cuisse, touchait le fémur dont la séparait un morceau du caleçon resté intact. Notre confrère prouve par l’expérience que la fusion du plomb n’est pour rien dans ces déformations et empreintes.
26. — Observations de plaies pénétrantes de l’abdomen. Rapport sur un travail du D r Guert. (Bull, et mém. de la Soc. de ehir., 1889, t. XV, p. .)
Cas de lésion du foie par balle de revolver; de lésion de l’intestin et du mésentère ayant amené la mort par hémorrhagie interne ; ils montrent, contrairement à l’opinion de l’auteur, que la laparotomie eût été utile chez le second blessé.