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II. MALADIES DU CŒUR, DES VAISSEAUX ET DU SANG

A) Cœur.

i“ INSUFFISANCE FONCTIONNELLE AORTIQUE ET MITRALE PAR SYMPHYSE PARTIELLE DU PÉRICARDE

Les insuffisances aortiques tonelionnelles par symphyse du péricarde sont exceptionnelles chez l’adulle, c’est ce qui fait l’intérêt de cette observation que nous avons relatée avec le Professeur Paviot {18V,. En voici le mécanisme ; les adhérences péricardiques de la base diminuent l’élasticité de l’aorte et permettent sa dilatation.

3° DÉVELOPPEMENT ANORMAL DE LA VALVULE DE THÉBÉSIUS AVEC COMMUNICATION INTER-AURICULAIRE

Nous nous sommes altachés à montrer dans ce mémoire, écrit en collaboration avec Ch. Lesieuh et R. CmtMiEux (390), que la coexistence de ces deux malformations, déjà observée par Mackey et Foster, trouvait sa raison d’être dans l’embryologie cardiaque.

Sans relater tous les détails du cloisonnement auriculaire, nous rappellerons se\demenl que la cloi.son primitive ou septum primum de Born s’atrophie et disparaît en partie, formant ainsi le foramen ovale II ou trou de Bolal. I-c sephim primum eal alors renforcé par une nouvelle formation, le seplum secimditm el par la valvule sinusale gauche qui contribue aussi plus ou moins directement à l’oblitération du trou de Botal.

fusion progressive du sinus veineux avec l’oreillette droite. L’orifice de séparation de ces deux cavités est limité latéralement par deux lèvres ou valves qui portent le nom de valvules sinusales droite el gauche. Par suite d'un véritable télescopage, le sinus pénétrant de plus en plus complètement dans l’oreillette, amène le soulèvement de la paroi de celle dernière et la formation d’un repli, le septum spurium, qui se fusionne avec la paroi interne de l’oreillette.

Mais, dans celte conception elle-même, un rôle important serait dévolu à la valvule «inusale gauche dans l’oblitération du trou de Botal, car avant cette rencontre elle viendrait renforcer le septum primum, en se jusionnanl avec lui.

Que va devenir, d’aulre part, la valvule sinusale droite ? Dans sa partie supérieure, c'est-à-dire en face de la corne droite dn sinus où vient s’aboucher la veine cave supérieure gauche, désormais unique, elle constituera la valvule d’Eustachi. Dans sa partie intérieure, c'est-^tdire au niveau du segment moyen du sinus veineux qui formera plus tard la partie terminale du sinus coronaire, elle constituera la valvule de Tliébésius.

11 est donc rationnel d’admettre qu’une anomalie du développement de l’appareil valvulaire sinusal puisse conditionner la coexistence, d’ailleurs exceptionnelle, des deux malformations observées.

3" CARDIOPATHIES VALVULAIRES COMPLIQUÉES DE BASEDOWISME

Dans notre these inaugurale (182), nous avons réuni avec soin les observations publiées ; nous en avons fait la critique ; nous avons ajouté plusieurs observations personnelles détaillées.

L’association au goitre exophtalmique de lésions aortiques ou d’aortite est un fait exceptionnel ; elle modifie peu l’évolution de la lésion aortique mais contre-indique le traitement ioduré susceptible d’accentuer le basedowisme.

L’association du basedowisme à une maladie mitrale n’est pas rare ; elle aggrave notablement l’affection cardiaque que, parfois, masque complètement l’accélération qu’elle imprime au rythme cardiaque. L’asyslolie y est plus précoce, plus grave, plus rebelle ; la digitale souvent inefficace.

Ix; basedowisme chez une mitrale peut déclancher les accidents gravido-cardiaques ; il paraît aussi favoriser le développement de nouvcltcs poussées d’endocardite.

La discussion sur tes rapports de la maladie de Basedow avec le rhumatisme articulaire aigu provoquée peu après par 'Vincent (Société Médicale des Hôpitaux de Paris, 15 mars 1907), — la division intéressante des cas d’asystolie dans la maladie de Basedow, proposée par MM. Mouriquand èt Bouchut, en asystolie due au seul goitre exophtalmique toujours passagère et curable et en asystolie mortelle relevant constamment d’une lésion cardiaque associée (Lyon Médical, 2 février 1908), — ont montré l’intérêt de l’a.ssociation morbide que nous avions étudiée.

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