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NATURE INFLAMMATOIRE DES ACCIDENTS GRAVIDO-CARDIAQUES

La palhogénie des accidents gravido-cardiaques est un problème dont nous avons cherché avec Gonnet à mieux préciser les données (387).

Il n’y a pas à proprement parler d’hypertension, ni d’hypertrophie du cœur de la grossesse. L’hypertension en relation avec le travail est très fugitive (Poulhiot-’Vaquez). L’effort imposé au cœur est minime, il est bien supporté par la grande majorité des car-

diaques, ainsi que l'a montré Vinay, Les modifications de l'hydraulique circulatoire ne suffisent pas à expliquer ces accidents.

Les altérations concomitantes du rein peuvent parfois, mais exceptionnellement, expliquer l'œdème aigu.

Les affections pulmonaires, les malformations thoraciques, le goitre avec ou sans symptômes de compression sont aussi des causes adjuvantes exceptionnelles.

La toxémie gravidique ne peut pas être plus fréquemment invoquée.

L’état chronique et statique du cœur, le degré variable de la sténose mitrale, la complexité des lésions valvulaires, l'état du muscle cardiaque (dégénérescence graisseuse et myocardite trop souvent absentes, — cœur cardiaque de Vaquez et Milliet, conséquence plutôt que cause de l'asystolie) ne suffisent pas à rendre raison de l’apparition ou de l’absence d’accidents gravido-cardiaques.

Ceux-ci s’expliquent mieux lorsqu’on les étudie à la lumière de la conception de l’asystolie inflammatoire du Professeur L. B.vno, lorsque l’on tient compte du caractère évolutif ou cicatriciel de la lésion cardiaque, de la présence ou de l’absence de poussées d’endocardite développée à l’occasion de la grossesse. Là ré.side sans doute, en partie, la cause mystérieuse do l’asthénie cardiaque ou de son mtégntc fonctionnelle. Ce n’est pas là une simple vue de l’esprit. Les observations qui en font loi ne sont pas d’une excessive rareté, nous en avons relaté plusieurs. Cette cause des accidents gravido-cardiaques avait été trop peu incriminée. Nous nous sommes efforcé de lui donner, à côté des autres pathogénies plus classiques, le rang qui lui convient et c’est, croyons-nous, un des premiers.

RUPTURE DES ANÉVRYSMES DE L’AORTE THORACIQUE DANS LE TISSU CELLULAIRE DU MÉDIASTIN

La rupture avec inondation d un anévrysme dans le tissu cellulaire du médiastin, fait exceptionnel et peu étudié, a été, à l’occasion d’un cas observé, le sujet d’un mémoire écrit en collaboration avec Rome (186) et de la thèse de PEiinET faite sous notre inspiration.

La médiastinite intense développée autour des anévrysmes de l’aorte thoracique explique la rareté des ruptures dans le tissu cellulaire du médiastin, dont elle efface et comble les espaces virtuels. Si elle n’a fait qu’enkyster l’anévrysme, elle lui abandonne, lorsqu’il se rompt, une poche irrégulière plus ou moins préformée; l’anévrysme, arrêté momentanément dans son évolution progressive, se continue dans cette poche d’emprunt qui réalise l’anévrysme diffus. Mais parfois ces barrières sont insuffisantes et le sang, faisant violera-

hématome. Cette aggravation de la leucémie est souvent constatable et décelé® ^mentation, dans là formule hémo-leucocytaire, du nombre des myélocytes et du

chiffre global des leucocytes, augmenlalion qui coïncide avec une notable réduction du volume de la rate.

Il ne paraît s’agir ni d'un myélome, ni d'une myosite, mais bien d'une hémorragie banale, conditionnée par un traumatisme plus ou moins discret. Le simple jeu des muscles de la vie de relation, un simple effort, ainsi que déjà l’a fait observé WtoAL, peuvent être alors la condition nécessaire et suffisante d’une hémorragie intramusculaire. Quant aux particuiarilès histologiques de cette hémorragie, elles tiennent à la qualité du sang épanché.

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