SÉRO-DIAGNOSTIC DE LA TUBERCULOSE CHEZ LE VIEILLARD
■ Nos recherches (231) ont porlé sur cenl cinquante vieillards, elles ont établi la rareté relative des résultats positifs (23 pour 100) en rapport avec le petit hombre des tuberculoses actives à cet ûge.
Les malades dont le sang agglutine, même ceux dont l’agglutination est plus forte, ne sont pas tous des tuberculeux avérés. Ils ne présentent souvent que de petits foyers absolument latents mais restés actifs et pouvant devenir infectants. Ce sont en particulier ces formes de bronchite et emphysème qui, on le sait depuis la thèse de Bériel, sont dues à une sclérose pulmonaire discrète de nature tuberculeuse, ainsi que l’établissent les examens histologiques qui concordent ici avec les résultats bactériologi-
La séro-reaction est généralement négative dans les formes très aiguës de tubercu-
La séro-réaction permet de déceler chez le vieillard les tuberculoses latentes en activité et de les distinguer des tuberculoses guéries et cicatricielles, diagnostic parfois insoluble avec les seules données cliniques.
La proportion des tuberculoses latentes actives, trouvée dans notre statistique personnelle et basée sur la séro-réaction d’AnnoiNG et P. Courmont, correspond exactement au chiffre de la statistique de NœOELi basée sur les données anatomo-pathologiques.
s“ VACCINE ET MONONUCLÉOSE
La vaccine, nous l’avons montré avec le Professeur Nicolas (234), produit chez le lapin normal, qu’il s’agisse d’inoculation cutanée ou d’injection intraveineuse, une affection bénigne avec mononucléose constante et hyper-leucocytose variable. La splénectomie aggrave l’évolution de la vaccine et semble gêner la production de la mononucléose.
SPLÉNECTOMIE ET RÉACTIONS LEUCOCYTAIRES
Des expériences faites en collaboration avec le Professeur Nicolas (230-232) sur le lapin nous ont montré que la splénectomie ne modifiait pas la polynucléose rabique, ni • celle que détermine l’injection de doses massives de toxine diphtérique,
4" BACILLE D'EBERTH AUTHENTIQUE NON AGGLUTINABLE
Nous avons isolé, avec A. Rociiaix (235) du sang d'un malade atteint de fièvre typhoïde un bacille typhique qui présentait la parlinilarilé de n’élre agglutinable que par le sérum du malade dont il provenait.
On sait que le bacille d’Eberth authentique peu ou pas agglutinable aux premières générations, acquiert, petit à petit, cette propriété dans les cultures ultérieures (.1. Coua- MONT, Rodet, Rehus, Sacquépée, Bancel) ; mais, dans notre cas. à la (|ualrième génération, l’agglutination était restée au taux négligeable de 1/5. Nous avons alors essayé d’agglutiner ce microbe avec cinq autres sérums typhiques, dont nous avons contrôlé le pouvoir agglutinant : l’agglutination a été absolument nulle ou ,n’a pas dépassé le taux de 1/5.
Ce microbe était cependant agglutiné par le sérum du malade ô 1/100.
Il peut donc exister des bacilles provenant du sang de typhiques, ayant tous les caractères de l’authenticité éberthicnne, sauf fagghitinabililé. C’est lii un cas tout à fait exceptionnel.
5“ STREPTOCOQUE ET ELEPHANTHIASIS NOSTRAS
Nous avons, avec .lAnmoN (233) cultivé la sérosité prélevée par ponction aseptique dans les tissus malades, nous avons fait dans l’un des cas une culture du sang et un exa- , men bactériologique complet à l’autopsie. Les résultats ont toujours été négatifs. Rien ne permet donc actuellement d’affirmer que l’éléphantiasis nostras soit une affection spécifique, et que le streptocoque en soit la cause.
Dos recherches antérieures aux nôtres avaient décelé des microbes variés ; mais la technique n’était pas irréprochable (simples scarifications ne permettant pas d’éliminer les microbes existant toujours sur la peau). D’autres, plus rigoureuses, ont aussi abouli à des résultats négatifs.
Quant aux deux observations d’AciiALME sur lesquelles on s’est appuyé pour établir la persistance du streptocoque à l’éîat latent dans les tissus, elles ne sont pas probantes.
Toute infection de nature quelconque et d’origine exogène ou endogène doit pouvoir, surtout lorsqu’elle est associée à la stase sanguine ou lymphatique, produire un éléphantiasis. Ces conclusions ont été confirmées par L. Brocq dans son Trailé Élémentaire de Dermatologie pratique.
sepleiiaire ou un commencement du deuxième ; elle est le plus souvent uniqu ;s(]ue toujours sur la partie terminale de l’iléon, beaucoup plus rarement si l’appendice.
on compte à partir du début de la première atteinte, on voit que les perforât bute et les perforations dites de la convalescence surviennent, comme les perf fièvres typhoïdes prolongées, de la cinquième à la neuvième semaine. Il n trois séries de cas que des différences apparentes ; elles ont toutes pour subi omique des ulcérations atones sans tendance à la cicatrisation qui remonten la fièvre typhoïde.
erforations de l’iléon au cours de rechutes ont été opérées avec 6 succès, ourcentage de guérisons 28,5 pour lOO chez l’adulte et 50 pour 100 chez l’eni Tforations de l'iléon au cours de la convalescence ont été opérées avec 6 gi
15 résultats ont donc été favorables dans 68 pour 100 des cas.
résultats sont un peu meilleurs que ceux obtenus dans les autres perforât! !vre typhoïde qui ne donnent que 23 à 27 p. 100 de succès suivant les slalistiqi
î” MELITOCOCCIE
Diagnostic et formes larvées de la lièvre de Malte.
Nous avons, avec Gâté, P. Ravault et Sédallun, relaté l'histoire d'une épidémie inmiliale de fièvre de Malte ayant sévi dans la région de Nyons (Drôme). (244).
Les trois cas ont été atypiques, justifiant la dénomination, par nous adoptée, de formes pseudo-néoplasique, mentale el asthénique. Les sueurs profuses ont manqué dans les trois cas. La splénomégalie et le caractère ondulant de la fièvre n’onl été constatés que dans l'un d'entre eux. Il existait dans les deux formes les plus accentuées une anémie intense avec leucocyt“s mononucléaires en proportion anormale, myélocytes et cellules indifférenciées, ainsi qu’une azotémie de 1 gr. 20 sans signe de néphrite.
L’existence d’une épizootie dans la bergerie familiale avec avortement de toutes les brebis, révélée par l’enquête épidémiologique, suggéra le diagnostic que confirmèrent séro-diagnoslic et hémoculture.
L’agglutination au micrococcus mélitensis au-dessus de 1 p. 150, même avec sérum chauffe (elle se faisait dans les cas considérés à 1 p. 1000 et 1 p. 5000) garde, quoi qu'on en ai dit, une réelle valeur tout au moins pour nos régions. En effet, le séro-diagnoslic était négatif chez 50 sujets atteints de maladies différentes qui avaient été pris comme témoins.
Les examens anatomo-pathologiques, macroscopiques et microscopiques qui turent pratiqués dans l’un de ces trois cas dont l’évolution tut fatale (en dépit du vaccin) ne décelèeiit pas de lésions caractéristiques.
4” SPIROCHÉTOSE ICTÉRIGÈNE
La constatation dans le culot de centrifugation du liquide céphalo-rachidien du spirochète d'Inaia el Ido, ainsi que la netteté de la scène méningée — qui vint signer, quatre jours après le début, un ictère intense et progressif — nous ont incité à relater avec Gâté et P. Ravault celte observation de spirocbélose ictérigène (243).