‹ Exposé des titres et travaux scientifiquesChapitre 3 sur 3 · Eruption stibiêe dans Vœsophage (avec planche · texte numérisé non relu

Eruption stibiêe dans Vœsophage (avec planche

Cette observation a été accueillie par M. le professeur Andral et insérée dans l’édition qu’il a donnée de l’ouvrage de Laennec, ainsi qu’une observation de mélanose générale du poumon^ faite chez un charbonnier (avec planche).

T. Article Maladie du supplément au Dictionnaire des Dictionnaires de médecine.

Dans cet article ont été abordées les questions de pathologie générale qui peuvent se rattacher au mot Maladie, tant celles qui touchent au côté philosophique et plus élevé de la question, que celles qui ont trait aux différentes catégories générales à établir parmi les maladies diverses.

8. Observation de fistule des voies respiratoires supérieures, avec tumeur gazeuse eonsécutive.

Le traitement suivi dans ce cas, rare du reste, offre quelque intérêt par sa simplicité même. Il a consisté en une ponction faite à la tumeur gazeuse, à l’aide d’un trocart capillaire, en l’excitation de la face interne du kvste à l’aide de la canule promenée dans l’intérieur de la cavité, et en l’emploi d’une compression méthodique.

9. Observation de pleurésie et d’hydropéricardè, avec ponction du péri¬

carde.

Ces deux faits ont été communiqués à la Société de médecine des hôpitaux civils et sont consignés dans les Bulletins de cette Société (2® série, n" 9, p. 305 et suiv.).

L’absence d’accidents du côté du péricarde lors de la ponction de cet organe est un exemple de plus à joindre à ceux que la science possède déjà à ce suj^t. -

10. Note sur un souffle amphorique observé dans deux cas dé pleurésie

simple du côté droit. (Archives gén. de méd., août 1854-.)

Cette note a pour but d’établir le rôle que jouent dans la production des bruits perçus lors de l’existence d’un épanchement pleurétique le voisinage des grosses bronches et celui dé la trachée. L’histoire de la pleurésie, et même celle de la pneumonie, étaient encore incomplètes à ce point de vue. 11 m’a semblé important, surtout pour la pleurésie, de bien établir la valeur de ces souffles amphoriques^ à cause des contre-indications que leur présence pourrait faire admettre touchant 1 utilité de la thoraeentèse en faisant croire à l’existence d’une excavation tuberculeuse du poumon. Il résulterait de ces recherches que les bruits amphoriques seraient sans valeurabsolue et ne permettraient pas a eux seuls' d affirmer l’existence d’une collection gazeuse intrapleurale. Plusieurs observations présentées comme des exemples de pneumothorax essentiel deviennent ainsi plus que douteuses.

11. Observation de fistule cesophago-pulmonaire chez un enfant, consécutivement a une gangrène du poumon, (Société médicale des hôpitaux, mars 1855.)

12. Observation de gastralgie, avec phénomènes nerveux insolites, rap¬

pelant Vangine de poitrine.

Il s’agit, dans cette observation très-singulière, d’une dame chez laquelle les douleurs étaient réveillées par l’ingestion même dans la bouche des substances acides ou sucrées, et même plus tard par la simple vue de ces substances. (Société des hôpitaux, mars1855.)

13. Rapport fait à la Société médicale des hôpitaux civils sur un sujet

atteint d'une fissure congénitale du sternum (octobre 1855).

L’étude de cette difformité était surtout intéressante au point de vue des mouvements et des bruits du cœur. Elle laissait cependant beaucoup d’obscurité sur plusieurs des points en litige dans les diverses théories. Le mouvement de contraction énergique de l’oreillelte est le seul fait qui ait pu être nettement dégagé par l’observation attentive de ce sujet.

14. De là valeur de la potasse caustique et du liquide de Barreswili

employés comme réactifs, pour la recherche du sucre contenu

dans les urines.

L’examen de l’urine sur un nombre de malades assez considérable, atteints de maladies très-diverses, m’a démontré avec quelle facilite la coloration jaune de l’urine pouvait être obtenue au contact de la potasse à chaud, et aussi combien la liqueur de Barreswili perd facilement sa coloration bleue chez les mêmes malades. Ces résultats tendent a démontrer que ces deux réactifs sont infidèles quand il s’agit de faibles proportions de glucose. (Bulletin de la Société des hôpitaux, mars 1857.)

Dans une autre communication à la même Société, j’ai cherché a établir que la liqueur de Barreswili était réduite toutes les fois qi|e

i’acide Urique ou les urates étaient en proportion notable dans un liquide. Je me suis servi dans ce but de solutions des divers urates composés artificiellement. Ces expériences confirment les opinions emises déjà à ce sujet par M. Leçon le.

15. Rapport fait à la Société de médecine des hôpitaux sur une note

dé M. Bourgeois [d'Etampes) ^ laquelle avait pour titre :

« De la gangrène des membres dans la fièvre typhoïde. »

(Avril 1857.)

Je me suis efforcé, dans ce rapport, d’interpréter les exemples présentés par M. Bourgeois, avec plus de rigueur que ne l’avait fait cet auteur, et, repoussant l’opinion en vertu de laquelle il voyait dans cette gangrène le résultat d’une métastase typhoïde, j’ai cherché à démontrer que l’oblitération artérielle était le mécanisme à l’aide duquel se produisaient ses formes sèches de gangrène. J’ai, dans la discussion qui a suivi ce rapport, insisté sur l’insuffisance des démonstrations tentées par M. Virchow, touchant le rôle de ce qu’il appelle embolie dans la production des accidents de cet ordre.

M. Bourgeois (d'Etampes) est revenu sur ce sujet dans les derniers mois de 1861 (voir Union médicale). Une polémique que j’ai soutenue avec cet honorable confrère à ce moment, m’a permis, je l’espère, de défendre les véritables principes de l’analyse pathologique.

16. Expériences sur Vemploi de la potasse caustique et du sous-nitrate

de bismuth réunis pour la recherche du glucose dans les urines.

(Société des hôpitaux, déc. 1857.)

C’est en modifiant le procédé de Boëtger et en remplaçant le carbonate de potasse par la potasse à l’alcool que j’ai pu reconnaître, à l’aide de la coloration noire obtenue en pareille circonstance, des quantités très-minimes de glucose. Les expériences faites devant la Sociéi-^ '^nt

démontré la sensibilité de ce réactif et prouvé qu’il n’est modifié en quoi que ce soit par les diverses substances contenues normalement dans l’urine. C’est un procédé clinique d’un emploi très-facile, trèsprompt et très-commode.

17. De la fièvre typhoïde à forme thoracique et de son traitement.

(Archives générales de médecine, nov. 1857.)

Dans cette note j’ai'montré par des faits l’utilité des ventouses sèches appliquées en très-grand nombre sur les membres inférieurs et sur le tronc dans les formes thoraciques de la fièvre typhoïde. L’expérience ultérieure a démontré, dans les mains de plusieurs de mes collègues, Tutilité de ce moyen de traitement. Cent à deux cents ventouses sèches, moitié le matin, moitié le soir, sont appliquées chaque jour. Les résultats ont généralement été très-satisfaisants, et jamais on n’a observé de mauvais résultat de l’emploi de ce moyen, plus facile à manier que les ventouses .lunod et n’entraînant pas les mêmes inconvénients (syncope, etc., etc.).

18. De l’antagonisme réciproque de Vopium et de la belladone. (Union

médicale, 5 juill. 1859.)

Des faits relatés dans cet article démontrent 1 utilité de chacune de ces substances comme antidote l’une de l’autre. Un travail ultérieur, dont il est fait mention plus bas, confirme tous ces faits et corrobore l’interprétation (jui leur a été donnée par Giacomini, M. Cazin et Benjamin Bell.

19. Rapport sur une brochure intitulée i <t Réponse a la note scientifique

sur la doctrine homoeopathique (1858). »

Dans ce travail, entrepris à propos du procès intenté à M. Gallard par

des médecins dits homœopathes, je me suis efforcé de bien mettre en lumière l’inanité de la doctrine d’Hahnemann et le peu de bonne foi scientifique de ses sectateurs. Ce travail a eu l’honneur d’être cité dans le procès et m’a attiré l’honneur non moins grand de violentes attaques de la part des adversaires, avec lesquels je me suis bien gardé d’entreprendre la moindre polémique.

20. Sur l’utilité des doses élevées d’opium pour arrêter les hémor¬

rhagies et notamment Vhémoptysie. (Société des hôpitaux, 1859.)

Des faits que j’ai cités démontrent que l’opium poussé à la dose de 0,50 par augmentations graduelles et rapides est bien toléré par les malades atteints d’hémoptysie, tuberculeux ou autres, et arrête promptement l’écoulement sanguin, même alors qu’il avait résisté à d’autres moyens hémostatiques.

21. Des infections médicamenteuses sous-cutanées. — Mémoire lu à

l’Académie impériale de médecine dans sa séance du \ 2 juillet

Je n’insisterai pas sur les faits qui sont contenus dans ce Mémoire. Depuis le moment où l’Académie a daigné en entendre la lecture, cette méthode de traitement est devenue d’un usage habituel. Son application aux cas les plus dissemblables et les plus multipliés, les succès nombreux qu’elle compte déjà, prouvent l’utilité de celte communication.

J’ai perfectionné et répété ces applications. Je me permettrai d’ajouter que les injections sous-cutanées ne sont pas seulement utiles à la thérapeutique, mais qu’elles sont devenues un moyen très-utile pour l’expérimentation physiologique des médicaments. J’ai eu tout récemment encore occasion de les utiliser dans ce but. Plusieurs ex-

périmentateurs les ont également mises en œuvre dans ces derniers temps.

22. Rapport sur un travail de M. Gallardy intitulé ; «Des hématocèles

péri-utérines. » (Société des hôpitaux, 30 juin 1860.)

J’ai discuté dans ce rapport la valeur de la théorie présentée par M. Gallard, qui cherche à établir que souvent l’hématocèle péri-utérine est le résultat d’une ponte intra-péritonéale, une véritable grossesse extra-utérine. L’étude des grossesses extra-utérines, dont j’ai réuni et groupé plus de deux cents exemples empruntés aux divers auteurs, m’a amené à établir que la grossesse extra-utérine ne donne lieu à l’héraatocèle abdominale que par la rupture du kyste fœtal, et non par le fait d’une hémorrhagie survenue au moment d’une ponte déviée, comme le veut M. Gallard,

23. De la stupeur dans les maladies mentales, à propos d'un Mémoire

de M. Marcé. (Union médicale, mai 1861.)

La discussion des faits rapportés par M. Marcé m’a conduit à ne pas accepter la stupeur comme une forme d’aliénation mentale ayant son existence à part et constituant une entité pathologique distincte. J’ai établi, je crois, au contraire, que ce n’est pas autre chose, pour la forme dite chronique par M. Marcé, que le prélude ou la suite d’une autre forme d’aliénation, et plus souvent delà lypémanie; que la forme présentée par cet auteur sous le nom de stupeur aiguë est constituée par l’addition, à un état d’aliénation mentale quelle qu’elle soit, de 1 élément typhique, adynamique ou ataxo-adynamique, et que les conditions d’inanition ou d’épuisement que créent pour les malades de cette sorte les diverses conceptions délirantes, expliquent souvent le développement de cet état typhique ou adynamique. Il n’y a donc aucun lien pathologique réel entre l’état désigné par M, Marce sous le nom

àe stupeur aiguë et celui qu’il présente comme la stupeur chronique. Ce sont deux états essentiellement différents l’un de l’autre quant à leur origine pathologique et quant à leur valeur pronostique.

24. Note sur une malade présentée comme atteinte de chromidrose. —

Rapport à la Société médicale des hôpitaux (10 juillet 1861 ).

C’est le récit de l’observation et des études faites par la Commission sur une malade qui avait été envoyée de Brest comme un type de chromidrose, par un des honorables confrères qui pratiquent dans cette ville. La supercherie a été démontrée chez cette malade. Je me suis, à propos d’elle, livré à l’étude des diverses substances qui ont cours dans le commerce de la parfumerie et peuvent servir à représenter la coloration noire des paupières qui nous était, dans ce cas, présentée comme une maladie véritable sous le nom de chromidrose.

25. Maladies des Européens dans les pays chauds. (Archives générales

de médecine, nov. 1861.)

Analyse critique et détaillée de l’excellent ouvrage de M. Dutroulau : j’y ai relevé et discuté plusieurs points de doctrines médicales. Donnant à cet excellent ouvrage tous les éloges qu’il mérite à tant de litres, j’ai seulement pris la liberté de discuter les doctrines de l’auteur qui me paraissaient peu établies par les faits de son ouvrage; convaincu que je suis qu’en matière de critique, le plus grand éloge qu’on puisse faire d’un ouvrage, c’est de l’examiner sérieusement, sans complaisance et en pleine conscience.

26. De remploi continu du froid humide dans les affections abdomi¬

nales et notamment dans la péritonite. (Mémoire lu à l’Académie de médecine. Séance du 1" avril 1862.)

Les résultats très-avantageux obtenus en chirurgie dans les plaies et

affections graves des grandes séreuses articulaWes, par les irrigations continues d’eau froide, m’ont conduit îÿ essayei- ce même moyen contre la péritonite. J’ai ensuite substitué aux Jrrïgàtions d’éaù froide les applications de vessies remplies de glace sur des linges imprégnés d’eau, afin de remédier aux difficultés que présentaient les irrigations, qu’il était à peu prés impossible de diriger uniquement sur l’abdomen.

Des succès véritables ont suivi l’emploi de ce moyen, tant dans la péritonite aiguë que dans les accidents consécutifs à la couche et dans les cas de phlegmons péri-utérins.

27. Rapport sur un cas d’aliénation mentale présenté par M. Liste à la

Société médicale des hôpitaux civils. (Union médicale, 1862, t. XV, p. 275.)

Après avoir donné l’analyse de cette observation très-singulière, je me suis efforcé de préciser le rôle de l’expert dans les cas où l’appréciation de l’état mental des individus lui est soumise et de répondre aux paroles peu convenables par lesquelles un magistrat avait voulu, dans une solennité judiciaire, restreindre et critiquer le rôle du médecin dans les questions médico-légales.

28. Empoisonnement par le sulfate d'atropine. Laudanum à hautes

doses. Guérison. (Union médicale, 1863, t. XIV, p. 99.)

Cette observation offre une nouvelle preuve de l’antagonisme de l’opium et de la belladone. Elle est curieuse, à propos de l’âge de la personne (soixante-quinze ans) et à propos de l’effet incessant des préparations opiacées constaté par l’effacement graduel des signes de l’empoisonnement atropique.

Îi9. De la thoracentèse comme moyen de traitement des épanchements pleurétiques récents. (Union médicale, juin 1864.)

Ce travail a été fait à titre de résumé de la discussion soulevée sur

ce sujet au sein de la Société médicale des hôpitaux civils. Il est surtout l’examen et l’appréciation des faits mis en avant pour prouver les inconvénients, le danger même de la thoracentèse. J’ai cherche à montrer une fois de plus combien l’élude rigoureuse des observations était importante et surtout combien il est urgent de n’accepter que des observations complètes et rédigées avec des détails qui établissent bien la couleur et l’aspect du fait qu’elles reti^cent. Je me suis efforcé ensuite, en présence du peu de valeur des objections faites à l’emploi de la thoracentèse dans le traitement des épanchements récents de la plèvre, de préciser les cas dans lesquels cette opération pouvait être pratiquée, les circonstances qui devaient être prises en considération et aussi le manuel opératoire qui devait être préféré.

30. Contribution à Vétude clinique de la narcéine. (Bulletin général de Thérapeutique, 30 août 1864, p. 151.)

Dans cette note, j’ai rendu compte des expériences faites sur remploi de cet alcaloïde appliqué à seize malades et des phénomènes qu’il détermine, notamment sur les voies urinaires. J’ai constaté qu’il offre des propriétés calmantes bon douteuses et que de plus il n’a aucun des inconvénients de la morphine. Il est partant bien plus facile à manier que cette dernière et d’un usage beaucoup plus agréable pour les malades.

Des expériences répétées sur les lapins, au moment même où M.Cl. Bernard expérimentait sur les oiseaux, m’ont amené à des résultats identiques à ceux qu’il avait obtenus et m’ont en outre permis de constater de visu l’action convulsivante de la codéine et de la morphine.

Paris. — Typographie Hehnoter et fies, rue du Boulevard.?.

31. Alcool {thérapeutique), in Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales

DaiivS cet article, j’ai cherché à montrer que, depuis de longues années déjà, l’alcool a été employé à titre de médicament pour des cas contre lesquels il a été préconisé dans ces derniers temps.

11 en est ainsi, en effet, non-seulement pour l’emploi topique de l’alcool, mais encore pour l’usage interne de ce médicament dans les maladies fébriles. J’ai pu donner à ce sujet le rés,|îtat d’expériences que j’ai faites et dans lesquelles la méthode de sir Robert Bentley Todd, c’est-à-dire l’alcool donné à Tintérieur, a 'i^ussi pour la curation de phlegmasies graves et de maladies pyrétiques.

Page 1