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REIN DIABÉTIQUE

L’hyperglycémie et la glycosurie se traduisent par une élévation anormale du A sanguin et du A urinaire ; mais l’étude des rapports de ces deux valeurs comme l’application des autres méthodes d’exploration dévoilent la conservation de la perméabilité rénale, dans les cas de diabète, simple, comme dans ceux de diabète avec albuminurie, et de coma diabétique, du moins d’après les faits que nous avons étudiés ; les lésions rénales du diabète, que nous y avons reconnues histologiquement, n’entraînent donc pas la diminution de la perméabilité rénale;

L’hypertension artérielle, ainsi provoquée, est l’origine de l’hypertrophie cardiaque, et par conséquent du bruit de galop. Elle engendre également d’autres petits phénomènes, confondus eux aussi dans le groupe classique des petits signes du brightisme; ce sont la polyurie, la pollakiurie, le doigt mort, la cryesthésie, les épistaxis. Toutes ces manifestations cliniques constituent le syndrome mécanique de l’imperméabilité rénale.

Enfin, le signe qui caractérise le trouble apporté à la régulation, de

moléculaire de cette humeur, la pléiocrasie. Elle engendre sans doute

lésions présentés par le foie au cours des néphropathies. Voyons d’abord les premiers.

Pour déterminer le rôle de l’insuffisance hépatique, dont l’appréciation repose encore sur des méthodes incertaines, je me suis

spécifiques dans la pathogcnie de certaines lésions des reins, et ont prétendu en démontrer expérimentalement l’existence.

Avec le professeur Albarran, j’ai, par les trois procédés suivants, recherché l’existence de cytotoxines : a) en injectant à un animal de

d’une autre espèce; b) en injectant à un animal d’espèce A du sérum sanguin d’un animal d’espèce B, inoculé lui-même avec la substance

recherché les elTeU sur l’autre rein et sur des animaux inoculés avec le sang de l’animal ligaturé.

a) Injection de substance rénale. Toxicité du parenchyme rénal. —

que j’ai publiés, la clinique apportait le diagnostic de cardiopathie; les méthodes d’exploration, dénonçant des reins moins perméables, permirent de reconnaître une néphrite interstitielle, vérifiée à Tau-

Dans les alîections unilatérales des reins, nous nous sommes attaché, avec M. Albarran, à montrer que la séparation des urines de chaque rein est indispensable pour le diagnostic; quelle que soit la méthode d’exploration de la perméabilité qui lui est associée, seule la séparation renseigne sur la réalité de Tunilaléralité de la lésion, sur la valeur fonctionnelle du rein lésé, sur celle du rein opposé, tous renseignements qui contribuent à poser l’indication chirurgicale.

quatre espèces, ce sont : 1® les de Tépithélium de revêtement de sang ou du pus ; 4® des cellules

géncralisaiion bacillaire. Au contraire, dans les formes descendantes, les deux reins ont toujours été frappés d’une manière sensiblement égale; nous n'avons jamais relevé de lésions unilatérales.

d) Nous avons fait également l’étude expérimentale des rétentions vénales tuberculeuses. En effet, la pathogénie de l’uronéphrose et de la pyonéphrose tuberculeuses, chez l’homme, n’est pas encore élucidée.

Le procédé que nous avons mis en oeuvre consiste à associer la ligature urétérale à l’inoculation du bacille de Koch, soit dans les vaisseaux sanguins, soit dans le bassinet.

La fixation du bacille sur un rein ligaturé fait tantôt une pyonéphrose, tantôt une uronéphrose. Nous avons étudié les lésions caractéristiques de chacune de ces altérations, et nous avons vu que les

Chez l’homme aussi, à l’encontre de l’opinion classique, on trouve associées les lésions néphritiques et les tubercules; et cette coexistence ne peut surprendre, puisque toutes procèdent du même déterminisme bacillaire. Les classifications admises en « rein tuberculeux

C’est qu’ici les bacilles ont envahi le rein en grand nombre et provoqué un appareil lésionnel très fourni. Au contraire, dans l'inoculation veineuse, le plus grand nombre des bacilles a été arrêté par la filtration pulmonaire; une petite quantité seulement a outrepassé la petite circulation; très peu parviennent au rein, elle frappenl.

On peut ainsi comprendre que, chez l'homme, au cours des poussées septicémiques successives, qui marquent révolution d'une tuberculose viscérale, ou bien au cours d'une granulie, les bacilles, charriés d’une manière continue ou répétée dans le sang, déterminent dans le rein des lésions secondaires, comparables à celles que produisent nos injections artérielles. Au contraire, les lésions discrètes, minimes, de la tuberculose primitive, unilatérale; du rein, sont comparables à celles que réalisent nos expériences d’injections intraveineuses, qui ne mettent en œuvre sur l’organe qu’un petit nombre de bacilles; elles doivent donc répondre à une inoculation accidentelle du rein par un bacille rare, amené par le sang chez un individu sain ou porteur d'un foyer tuberculeux peu actif.

C’est cette forme, qu’en raison de l’unilatéralité des lésions et de son apparition chez des individus en bonne santé les chirurgiens revendiquent à bon droit.

Ce caractère si particulier, l’unilatéralité, qui a suscité tant de controverses, reçoit aussi son explication de notre intcrprélalion. Orlains auteurs (Brongersma) l’ont attribué à l’origine lymphatique de celte forme de tuberculose. Mais cette pathogénie repose sur des arguments dont, après Albarran, j’ai démontré l'inexactitude. Les auteurs qui soutiennent l’origine hématogèneattribuent Tunilaléralité soit à la prédisposition héréditaire, soit au traumatisme, soit à la mobilité du rein, soit à un état morbide antérieur, soit à la rétention rénale. Ces opinions ne sont guère soutenables; elles sont démenties par les faits où aucune de ces conditions n’est réalisée, et elles sont contredites par nos expériences, rapportées plus haut, qui montrent que ni la diminution fonctionnelle, déterminée sur le rein ligaturé, ni la suractivité fonctionnelle, provoquée sur le rein opposé, compensateur, ne favorisent la fixaliondu bacille de Koch contrairement à ce qu’on observe pour les infections communes. Ce qui explique Ciintla' téralüé des lésions, à notre sens, c'est le petit nombre des bacilles en circulation dans le sang ; c'est que cette (orme répond à une inoculation accidentelle et pauvre. Cette opinion a également été soutenue, après nous, paj:Orlli. Aucune objection sérieuse ne lui a été opposée.

1ère commun de ne pas présenter de f J’ai fait une place à la néphrite inlei sanl qu’elle répond n des inoculation lents, puisque j’ai montré que l’éthéi

5“ [•'àncliom urinaires .— Dans la thèse de Mlle Iscovcsco, j’ai passé en revue les éléments de diagnostic fournis par l'examen de l’urine et des fonctions rénales au point de vue de la tuberculose rénale.

Nous avons appliqué les divers modes d’exploration de la perméabilité rénale (bleu de méthylène: analyse chimique, toxicité, et cryoscopie des urines) aux différentes formes cliniques de la tuberculose rénale; ils nous ont montré que cette fonction est diminuée dans la tuberculose infiltrée du rein, exagérée dans la néphrite épithéliale, diminuée dans la néphrite interstitielle, sensiblement normale dans les albuminuries solitaires.

Hydronéphrose

Origine calculeuse des hydronéphroses. — Hydronéphrose

a) f^ubmme corticale. — Ils ont aussi établi que la texture de la substance corticale la partage en trois zones, qui sont, de la périphérie au centre : la zone glomérulaire, la zone fasciculée et la zone réticulée, caractérisées chacune par l’ordination spéciale des éléments cellulaires. Chez le cobaye, la zone fasciculée se divise en deux parties (Guieysse) : une couche spongieuse, externe, ainsi nommée en raison de l’aspect de ses cellules (spongiocytes), et une couche interne, ou fasciculée proprement dite. '

Nos recherches ont fait connaître l’existence et la répartition de deux variétés de graisses dans ces cellules. Une variété présente les caractères histo-chimiqucs habituels des graisses de l’organisme ; elle est fixée par l’acide osmiquc; nous l’avons appelée gmisne indélébile. L’autre, qui se présente en grosses gouttes, fixe l’acide osmique; mais cette fixation est éphémère; et sur les coupes celte graisse disparaît rapidement, de sorte que les grosses gouttes sont remplacées par des espaces vides, qui donnent aux cellules l’aspect spongieux; nous avons nommé celte graisse, graisse labile, en raison de son caractère spécial.

Chez le cobaye l'existence de la graisse labile se trouve dans les spongiocytes; quant à la graisse indélébile, nous avons montré qu’à l’état normal elle existe en fines gouttelettes dans la zone glomérulaire ; elle constitue une zone spéciale à l’union de la zone spongieuse et de la zone fasciculée, où elle

farcit littéralement les cellules ; elle se montre enfin en fines goullelelles dans la zone fasciculée, en gouttes plus grosses dans la zone réticulée.

Chez l’homme, où la question des graisses était très controversée, nous avons indiqué que la graisse labile et la graisse •indélébile se ré

tous les éléments des différentes couches de la substance corticale; les cellules sont en partie spongiocytaires, en partie chargées de graisse indélébile, ou bien contiennent uniquement soit de la graisse labile, soit l’autre.

Nous avons décrit encore une autre variété de cellules ; il s’agit de cellules, dont quelques-unes présentent un protoplasma homogène na homogènectclair, do sorte

ence dans les surrénales avait déjà port de la graisse phosphorée à la

tétanique, le bacille du charbon, la toxine diphtérique; ces résultats concordent avec ceux de Gharrin et Langlois, de Lucebelli.

Comment, dans ces conditions, accepter l’opinion qu’ont pourtant formulée ces divers auteurs eux-mêmes, que les surrénales jouent un rôle dans la résistance de l’organisme aux infections?

Quant à soutenir que, grâce à l’hypertrophie compensatrice, la surrénale unique fonctionne plus activement que deux surrénales, cette hypothèse, déjà bien invraisemblable a priori, est encore inconciliable avec ce fait anatomique aujourd’hui saisissable que l’hypertrophie constatée pour la surrénale unique résulte de lésions hypoépinéphriques et non hyperépinôphriques, ainsi qu’avec le fait physiologique, constaté par Langlois et par Lucksch, que ces surrénales hypertrophiées sont douées de propriétés hypertensives moindres qu’à l’étal normal.

Nous conclurons donc qu’aucun fait positif ne peut actuellement étayer l’hypothèse que les surrénales jouent un rôle dans la défense de l’organisme contre les infections.

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