‹ Exposé des titres et travaux scientifiquesChapitre 6 sur 6 · SU · texte numérisé non relu

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A propos de l’étiologie, je me suis efforcé de prouver que toutes les causes banales, invoquées par les anciens pour expliquer le développement de cette affection, n’avaient aucune influence véritablement efficiente; et sans juger la question de sa genèse primitive, j’ai montré que la contagion, au point de vue pratique, méritait seule d’attirer l’attention. L’erreur des anciens avait consisté à comprendre sous la dénomination vague de gourmes, avec la maladie spécifique et contagieuse, un grand nombre de maladies inflammatoires, localisées dans l’appareil respiratoire, et s’accompagnant parfois d’abcès sous-glossiens.

Au cours de la >description des phénomènes, j’ai montré en outre, que le farcin volant, si bénin, d’une guérison rapide et presque certaine, représentait simplement les lymphangites et adénites suppurées qui compliquent souvent l’éruption variolique.

Toutes ces idées nouvelles sont dégagées d’observations et d’expériences rigoureuses.

Plus loin, après avoir fait remarquer que la variole, se manifestant par contagion, au moment où les animaux sont exposés à des écarts d’hygiène, peut se oompliquerd’angines, bronchites ou pneumonies lobulaires, et, dans ce dernier cas surtout, acquérir une gravité extrême. Partant de là, j’ai préconisé son inoculation à une époque et dans des conditions hygiéniques propres à favoriser l’éruption régulière de la maladie, afin de prévenir tous ces accidents.

Sur ce dernier point, le seul je crois qui ait été discuté jusqu’à présent, l’avenir apprendra si j’ai vu juste ou me suis trompé.

Enfin, dans un dernier chapitre, j’ai indiqué les principaux moyens à mettre en usage pour atténuer, autant que possible, les complications dont il s’agit, et en obtenir la guérison.

Quelques données nouvelles sur la variole du cheval (t. ’V, p. 225).

Documents, confirmatifs de l’idée principale développée dans le

mémoire précédent, qui m’ont été fournis par M. Barrier, vétérinaire en premier au dépôt de remonte de Guingamp, recueillis par lui-même et quelques autres confrères.

Endocardite aiguë ulcéreuse chee un cheval; communication établie entre les deux ventricules du cœur; foie ayant acquis le poids de 18 kilog. 500; mort arrivée en une domaine de jours (t. V, p. 425). Sous ce litre, j’ai fait la relation d’un très remarquable exemple d’endocardite ulcéreuse, compliquée d’une large perforation de la cloison interventriculaire, laquelle avait été suivie d’une énorme dilatation du coeur droit, des veines caves, dans lesquelles on pouvait facilement glisser le poing, des jugulaires devenues grosses comme un bras d’enfant, et enfin des veines sus-hépatiques et intra-lobulaires du foie.

C’est le premier exemple de semblables lésions étudiées chez le cheval.

Dans le mémoire assez étendu que j’ai publié en 1878 sur l’endocardite, et dans lequel j’avais réuni la plupart des spécimens de cette maladie rencontrée chez l’homme, je faisais remarquer qu’aucun cas de la forme ulcéreuse n’avait encore été signalé chez les animaux, et j’ajoutais, toutefois, que l’attention étant maintenant attirée d’une façon plus précise sur le sujet, on finirait sans doute par en découvrir. L’observation dont il s’agit ici a donc comblé une lacune de la nosographie vétérinaire.

Depuis lors j’ai pu en recueillir une autre un peu différente et: dont il sera question plus loin.

Endocardite chronique avec végétations sur les valvules symoïdes de l’aorte, rétrécissement mitral et large dilatation du cœur droit (t. V, p. 721).

Cette seconde observation, premier exemple du rétrécissement

mitral constaté chez le cheval, est venue remplir un autre vide existant dans les données cliniques relatives à l’endocardite.

Note sur les boiteries, conséquence de l’endocardite chronique chez le chenal (t. VI, p. 523, 656).

Dans ce mémoire, après avoir rappelé le seul cas probable de beiterie résultant de l’endocardite chronique chez le cheval, publié, mais avec réserve et .sous la forme interrog'ative, par M. Harry Olver, dans le Veterinari/ Journal, j’ai rapporté deux exemples de cette complication.

L’un m’a élé comm uniqué par un confrère, M. Laurent, vétérinaire à Bar-le-Duo. Le sujet de cette première observation ayant succombé, j’ai pu examiner son cœur, qui m’avait été expédié aussitôt, et y constater de larges altérations de l’endocardite chronique.

Quant au second fait, je l’ai observé directement, et j’ai pu constater sur l’animal vivant les symptômes caractéristiques de l’endocardite chronique, en même temps que la claudication. Cette fois la boiterie a cédé, même après une récidive, à la seule influence du traitement interne, consistant en salicylate et bicarbonate de soude et iodure de potassium, et simultanément les troubles cardiaques se sont effacés, momentanément peut-être, mais en toutcas au point de laisser à l’animal toutes les apparences de la santé et d’en permettre la vente. La relation de cause à effet entre l’altération préexistante du cœur et la boiterie a donc élé ici parfaitement évidente. A elle seule, cotle observation suffirait à prouver la , possibilité de boiteries par cause interne dans le ras d’endocardite du cheval, chose qui n’avait jamais été établie.

Nouveaux documents sur l’endocardite du cheval (t. VII, p, 681, 721 et 761).

Ce dernier mémoire vient compléter, à différents points de vue, les précédents.

Une première observation d’endocardite aiguë ulcéreuse, à marche extrêmement rapide, développée sous l’influence d’un refroidissement intense, apporte des données du plus haut intérêt, au point de vue de l’étiologie et du diagnostic différentiel de la maladie.

Un cheval de cinq ans, vigoureux, sanguin et en excellente santé, attelé en cheville à une charrette pesamment chargée, arriva à Paris, par une journée d’automne, littéralement, couvert de sueur. Pendant qu’on déchargeait les marchandises de la voiture, l’attelage resta environ deux heures dans un passage étroit, où soufflait un fort courant d’air, et alors qu’une pluie froide et abondante commençait de tomber.

Le soir, l'animal en question refusa de mang’er, et le lendemain il était extrêmement abattu. Je le vis un peu après et reconnus chez lui l’existence d’une endocardite aiguë au début. Au bout de trois jours il succomba, et son autopsie fit voir de larges ulcérations de l’endocarde sur la mitrale et les piliers charnus du cœur gauche. La pièce a été présentée à la Société vétérinaire.

Cette observation prouve donc, eu premier lieu, que la maladie peut naître sous l’influence d’une puissante répercussion.

D’autre part^ l’analyse minutieuse des symptômes observés sur le malade m’a permis de faire le diagnostic différentiel de la maladie avec la fièvre charbonneuse, à laquelle un jeune vétérinaire consulté avant moi avait pensé.

Une deuxième observation est encore un cas d’endocardite a friÿcrc confondue avec la fièvre charbonneuse. Il concerne un cheval

de course, âgé de 5 ans, dont l’histoire était connue depuis sa naissance. Il n’avait jamais été malade. A la suite d’une course sur l'hippodrome de Vincennes, il fut laissé asse z longtemps sous les tribunes, exposé à un fort courant d’air, et dès le soir même il refusa de manger.

Deux vétérinaires; qui l’examinèrent le lendemain, crurent avoir affaire à la fièvre charbonneuse.

Appelé en consultation le troisième jour, je reconnus sans peine, tant les symptômes étaient pathognomiques, l’endocardite aiguë; et à cette occasion, je suis revenu sur les signes caractéristiques différentiels de l’une et l’autre maladie.

Sous l’influence d’un traitement approprié, saignée, sinapismes, administration interne de digitale, salicylate et bicarbonate de soude et iodure de potassium, le malade guérit, non d’une façon parfaite, car il ne put jamais ensuite prendre part aux luttes de l’hippodrome. Après 1,000 ou 1,200 mètres de'paroours, il s’arrêtait suff'oqué.

Plusieurs mois plus tard, il fut acheté par l’administration des haras comme étalon.

Une troisième observation se rapporte à une jument de 5 ans affectée d’endocardite chronique, que j’ai pu suivre pendant plus d’une année, et chez laquelle se sont manifestées, à trois reprises, sous l’influence du travail, des poussées aiguës. La bête vendue plusieurs fois a disparu sans que j’ai pu connaître la fin de son histoire.

11 résulte de ces deux derniers faits, et du dernier surtout, la preuve que la maladie guérit rarement d’une façon radicale chez le cheval.

C’est là encore un enseignement important au point de vue pratique, et qu’il était bon de dégager des faits observés.

Tous ces documents réunis fournissent la matière d’une description didactique complète de l’endocardite chez le cheval, maladie dont Urbain Leblanc s’était, presque seul, occupé avant nous.

Note sur l’emploi de l'iodure de potassium dans le traitement de la pneumonie aiguë et autres inflammations de la muqueuse respiratoire (t. VI, p. 881 ; t. VII, p. 3, 49 et 85).

Après une revue historique des différentes opiniehs anciennes et récentes émises sur l’action de l’iodure de potassium, ce mémoire corn] ind la relation d’expériences faites sut des chevaux sains, en vue de bien étudier l’action physiologique de ce médicament, et le résumé de plusieurs observations cliniques montrant son efficacité contre les inflammations aiguës de la muqueuse respiratoire.

Ayant constaté expérimentalement que l’iodure de potassium, administré pendant une dizaine de jours à dose modérée, ralentit la respiration et la circulation, abaisse la température de un degré environ au-dessous du chiffre normal, et détermine-l’amaigrissement avec diminution du poids, chez des sujets en santé tenus à la même ration qu’avant l’expérience, j’en ai conclu que cet agent est un dénutritif puissant.

Partant de cette idée, je l’ai administré contre les inflammations aiguës de l'appareil respiratoire, et me suis assuré qu’il se montre alors antithermique et antiphlogiste énergique, et hâte la résolu tion des maladies en question d’une façon remarquable, en même temps que, par son action sur les ganglions lymphatiques, il prévient le cornage chronique, conséquence fréquente chez le cheval, ainsi que je l’ai prouvé d’autre part, des bronchites et des pneumonies aiguës.

C’est là une utilisation nouvelle de ce médicament, appelé, je pense, à rendre désormais de réels services dans la thérapeutique vétérinaire.

Paralysie de la région crurale antérieure produite par une abduction forcée du membre correspondant (t. VII, p. 601).

Cette observation fournit la preuve; simple et nette comme une

démonstration expérimentale, de l’opinion développée dans un mémoire précédemment cité, savoir, que la paralysie persistante de la région crurale antérieure du cheval, est la conséquence de la déchirure du psoas correspondant, laquelle entraîne à sa suite une névrite fémorale. Il y est en effet question d’un cheval ayant présenté tous les phénomènes de la paralysie crurale antérieure,

, inertie et atrophie progressive du triceps crural et droit antérieur de la cuisse, à la suite d’une abduction exagérée du membre. Dans une ruade, le pied s’était pris sur le limon du tombereau auquel l’animal était attelé. Après la boiterie résultant de la déchirure du psoas, on a vu apparaître ensuite la paralysie la plus facile à reconnaître qu’on puisse observer.

Celle-ci a guéri d’ailleurs sous l’influence du traitement, recommandé en pareil cas, et dans le délai ordinaire.

BémipUgie camée par une compression du plexus brachial chef un cheval (t. VIII, p. 201).

11 s’agit iei d’un cheval chez lequel, à la suite de la fixation du membre antérieur gauche en position croisée sur le jarret droit pour l’exécution d’une opération du pied, se manifesta une paralysie par compression du plexus brachial, comme on en observe communément. Mais cette paralysie, au lieu de rester localisée, ainsi que c’est la règle, s’est propagée au tronc et au membre postérieur du même côté, de sorte que, au bout de quelques jours et pendant plus de trois semaines, le malade ne pouvait se tenir debout et dut être suspendu. Il paraît évident, bien que nous n’ayons pu recueillir la preuve anatomique du fait, car l’animal a guéri, que l’inflammation, développée d’abord dans le plexus brachial par contusion de cet organe, s’est ensuite propagée au côté correspondant de la moelle, par une marche ascendante.

Quoi qu’il en soit, c’est là le premier exemple signalé en pathologie vétérinaire d’une semblable forme de paralysie.

ün cas de charbon bactéridim chei une lionne, contaminée selon toute probabilité par de la viande de mouton (t. VIII, p. 641).

Jusqu’alors on avait nié la possibilité de l’inoculation du charbon bactéridien aux grands carnassiers. Un seul fait antérieur, consigné par Delafond dans sa police sanitaire sur des renseignements à lui transmis, était considéré comme légendaire. Celui dont il est question ici lève tous les doutes à cet égard. Car l’examen microscopique et une expérience positive d’inoculation du sang au lapin ont fourni ia preuve irréfragable de sa nature.

Communications et présentations faites à la Société centrale de médecine vétérinaire.

LXXXVIIt

Année 1878. — Séance du 14 février, p. 209. — Présentation de corps étrangers, un gros sou, un marron d’Inde, un caillou de la grosseur d’une pomme de terre moyenne, une bille en verre de 3 centimètres de diamètre, trouvés à différentes époques â l’autopsie de quatre chiens, ayant tous présentés, pendant deux à cinq jours avant leur mort, des symptômes rabifopmes.

A cette occasion, j’ai montré la possibilité d’erreur de diagnostic, et insisté sur la nécessité de bien examiner tous les organes avant de conclure à l’existence de la rage chez des chiens soupçonnés atteints de cette maladie.

Séance du 14 novembre, p. 1114. — Présentation d’une dent molaire de cheval dont la racine avait le volume d’une grosse pomme, extirpée par refoulement après trépanation du sinus maxillaire supérieur. L’examen anatomique de cette pièce a fait constater que la tumeur était constituée par une masse osseuse développée autour de la pulpe, ayant écarté et atrophié en partie les racines de l’organe.

P. 1119. — Présentation d’un ténotome permettant d'éviter la blessure de l’artère plantaire, quand on pratique la ténotomie sur le cheval.

Séance du 28 novembre. — Plusieurs stéthoscopes, inspirés par ceux de M. Constantin Paul, et un plessimètre mieux adapté aux besoins de la clinique vétérinaire.

Séance du 12 décembre, p. 1207. — Communication d’une observation de pneumonie de cheval, avec commencement probable de gangrène du poumon, traitée à titre d’essai, par le salicylate de soude, 20 grammes par jour, et guéri rapidement.

Année 1879. — Séance du 13 mars, p. 324. — Présentation de tumeurs fibreuses développées sur les deux nerfs plantaires d’un même membre, probablement à la .suite de tiraillements exercés sur l’organe en pratiquant, ou en tentant sans succès, l’opération de la névrotonie. C’était le deuxième exemple qu’il m’était donné de rencontrer, et je ne sache pas qu’on en avait signalé encore. Dans les deux cas, l’ablation de la tumeur par amputation des nerfs, au-dessus et au-dessous, a fait cesser la boiterie existante.

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Séance du 24 avril, p. 870. — J’ai monW un poumon de porc présentant, sur sa plèvre et dans son tissu propre, des lésions identiques, par leur forme, à celles la péripneumonie bovine. L’animal qui a fourni ce poumon provenait d’une porcherie infectée, et dans laquelle on avait compté de nombreuses victimes de la même maladie ; on doit donc se demander si la péripneumonie bovine peut être transmise au porc. N’étant pas en situation de résoudre cette question, je n’ai pu que la poser.

Année 4880, — Séance du 22 avril, p. 493. — Communication sur diflérents symptômes contingents de l’endocardite, notamment la coloration ictérique des muqueuses et de l’urine dans certains cas, et la disproportion habituelle existant entre l’étendue de la lésion essentielle et l’importance des symptômes.

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Année 1881. — Séance du 23 juin, p. 787. — Communication sur la fièvre typhoïde du cheval. La contagiosité de cette maladie, son anatomie pathologique générale et son traitement rationnel, constituent les points plus spécialement étudiés ici.

Année 1882. — Séance du 13 avril. — Présentation d’une cinquantaine de calculs de la grosseur d’une noisette environ, de forme à peu près sphérique, trouvés dans une dilatation du canal pancréatique d’un bœuf très gras abattu pour la boucherie, L’analyse chimique a montré que ces calculs étaient presque exclusivement formés de carbonate de chaux.

Séance du 23 novembre. —Présentation du cœur provenant du

cheval, objet de la première observation contenue dans le mémoire indiqué au paragraphe LXXXIII de cet exposé.

Communication sur un cas de ladrerie, terminée par la mort, chez un chien. Présentation et description anatomique des muscles infectés de cysticerques identiques à ceux du porc. C’est le premier fait de cet ordre qui ait été recueilli. Il montre que le chien, et probablement les autres espèces carnassières, si elles sont l’habitacle ordinaire du tænia, peuvent néanmoins servir encore de lien de développement à ses cysticerques, quand ces animaux déglutissent des proscelex ou des œufs.

Année 1883. — Séance du H janvier, — Communication sur le traitement de la paralysie des jeunes chiens par le phosphate de chaux neutre gélatineux.

Séance du 25 janvier. — A propos d’une discussion sur le danger que présente la vente des viandes tuberculeuses, communication sur les graves inconvénients des nombreux abattoirs particuliers établis dans le département de la Seine, au double point de vue de l’inspection des viandes et de la police sanitaire.

Séance du 8 février. — Communication sur la réserve à garder dans la rédaction des procès-verbaux de saisies de viandes déclarées fiévreuses ou altérées. A propos d’une pièce qui m’a été remise par M. Villain, laquelle provenait d’un bœuf tué d’un coup de fusil dans l’abattoir de la Villette, où il était échappé, j’ai tâché de montrer, en rappelant en outre le fait d’un veau forcé, communiqué à l’Académie de médecine par M. Bouley, comment les experts

peuvent être amenés à accuser des expéditeurs absolument innocents, chose toujours extrêment regrettable.

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Séance du 22 mars, p. 134. — A propos d’une discussion antérieure sur le temps necessaire à la formation du pus dans l’encéphale, communication sur le résultat d’une expérience directe d’irritation de la substance cérébrale par l’introduction d’un petit fragment de bois. Au bout de 48 heures, il y avait un gros abcès avec fusée purulente au-dessous.

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Séances des 24 mai et 14 juin. — Communication de la morve chez les carnassiers, chiens, lions et chats. Compterendu de plusieurs expériences, démontrant d’une façon irréfragable, ce dont on avait douté jusqu’alors malgré quelques affirmations antérieure^ que les carnassiers peuvent être inoculés de cette maladie. Détermination du mécanisme de contamination accidentelle dans les cas observés, lequel est probablement toujours une inoculation, et non une infection par ingestion des viandes morveuses.

Tous les faits signalés ici, et les idées qui en sont dégagées, sont confirmés par deux communications sur le même sujet, faites plus tard, aux séances des 10 janvier et 24 juillet 1884. A l’aide de nouvelles observations et d’expériences en plus grand nombre, accomplies sur dos chiens, des chats et des cobayes, j’ai pu établir que la morve ne guérit pas réellement, chez les carnassiers, et ne se développe que par inoculatioh et non par ingestion.

Séance du 13 décembre. — Présentation d’un tibia de cheval, fracturé à l’écurie plusieurs jours après qu’un choc, resté inconnUj en avait déterminé la fêlure.

Communication d’un accident de gangrène totale du doigt survenue sur un cheval à la suite de la névrotomie double pratiquée au-dessus du boulet. Réserver cette opération comme ressource dernière quand les autres moyens do traitement ont été appliqués sans résultat, telle est la conclusion à tirer de cette observation.

Année 1884. — Séance du 10 janvier. — Communication sur la morve, signalée ci-dessus.

Séance du 27 mars, — Présentation et description anatomique de pièces pathologiques, cinq articulations, provenant d’un cheval qui a succombé aux suites du rhumatisme articulaire, sans invasion de l’endocarde.

Ce fait, absolument nouveau, constitue un document d’un grand intérêt pour servir à l’histoire du rhumatisme articulaire chez le cheval,

Séance du 10 avril. — Communication sur un cas d’obstruction du canal lacrymal chez le cheval, guéri par insufflation d’air dans ce conduit.

Séance du 24 juillet. — Communication sur la morve, signalée plus haut.

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. Séance du 14 août. — Présentation d’un instrument destiné à remplacer la seringue Pravaz pour les inoculations de la péripnen-

Séance du H décembre. — Communication sur un cas de tuberculose chez le cheval. L’histoire complète de l’animal, chose assez rare dans notre médecine, a pu être faite ici depuis le début de la maladie.

La présentation des pièces pathologiques et des préparations de bacilles de la tuberculose que nous avons faites avec M. Nocard, suivant le procédé d’Herlich, ne laissent aucun doute sur la nature de la maladie.

Ce tait confirme et rend incontestable une première observation, la première recueille en vétérinaire, que j’ai communiquée à la séance du 25 avril 1878 (indiquée au paragraphe LIX de cet exposé), laquelle n’avait pas paru absolument convaincante à quelquesuns. Aujourd’hui la démonstration de l’existence possible de la tuberculose chez le cheval est complète.

Année 1885. — Séance du 12 février. — Communication sur le traitement de la gangrène traumatique par tes injections sous-oulanées et les applications extérieures de teinture d’iode. A cette occasion, j’ai rappelé les résultats heureux que m’avait donnés ce mode de traitement contre la gangrène survenant à la suite de l’inocUlation du virus péripneumonique.

C’est un nouveau moyen capable de rendre parfois de réels services en thérapeutique vétérinaire.

Séance du 23 avril. —Communication avec pièces pathologiques et préparations microscopiques d’un cas de caroirnome encéphaloïde du testicule chez le cheval.

L’histoire de cet animal a été complétée par une seconde communication faite à la séance du 25 juin suivant, sur l’autopsie.

Séance du 13 août. — Communication sur l’étiologie de la maladie des chiens.

Travaux de vulgarisation

Dans le Dictionnaire de médecine, chirurgie, et hygiène vétérinaires, j’aipublié ;

Tome XI, pages 1 à 42, l’article Jaunisse chez les chiens et les autres animaux domestiques.

Ce travail, où j’ai reproduit ce qui était connu antérieurement sur le sujet, contient d’importantes données nouvelles sur l’étioogie, et notamment sur l’anatomie et la phys iologie pathologiques de la maladie. Il renferme la démonstration que Tictère du chien, si grave et le plus souvent mortel, n’est pas, contrairement à ce qu'on avait cru jusqu’alors, l’analogue de Tictère grave de l’homme, mais bien une gastro-duodénite, comme Tictère bénin des autres animaux.

Partant de cette conclusion désormais inattaquable, j’ai indiqué les moyens de traitement auxquels il convient de recourir pour le combattre et obtenir d’assez nombreuses guérisons, ce à quoi on ne parvenait presque jamais autrefois.

Pages 327 à 370, l’article Ladrerie chez le pore, le bœuf et le

C’est un traité complet de la matière, comprenant successivement : Thistprique.de la question. Pétiologie, la, symptomatologie

et l’anatomie pathologique de la maladie, et enfin, son appréciation au point de vue de l’hygiène publique et du commerce de la boucherie.

Dans ce dernier paragraphe, je me suis attaché à développer les raisons pour lesquelles la ladrerie du porc devrait donner lieu à la rédhibition. Aujourd’hui elle est inscrite dans la nouvelle loi sur les vices rédhibitoires.

Pages 509 à 528, l’article Lavements, traité au double point de vue de l’hygiène et de la thérapeutique vétérinaires.

Tome XII, pages 46 à 66, l’article Lipome. Dans ce travail, l’historique de la question, la détermination des tumeurs graisseuses et leur différenciation avec celles qui s’en rapprochent, l’anatomie, l’histologie,et la physiologie pathologique des différentes espèces et variétés du genre, sont successivement étudiées. Sur ces trois derniers points notamment, j’ai ajouté d’importants documents, à ce qui était connu en médecine vétérinaire. Enfin, un dernier paragraphe est consacré au diagnostic, au pronostic et à l’ablation, quand celle-ci est rendue possible par la situation des tumeurs.

Pages 209 à-215, l’article Maigreur, au-double point de vue de la physiologie et de la pathologie générale. L’influence que cet état, quand il arrive au marasme, peut exercer sur le développement et la marche de certaines maladies, est plus spécialement examiné ici.

Pages 293 à 310, l’article Maladie, au point de vue de la pathologie générale. La détermination de ce qu’on doit entendre par ce mot, et ta discussion des principales définitions qui ont été données de la chose depuis les temps les plus reculés jusqu’à nos jours, for-

ment une première partie terminée par la définition suivante, que j’ai cru devoir donner à mou tour : La maladie est une déviation de la nutrition en dehors du type normal propre à chaque tissu ou chaque liquide.

Par des considérations relatives aux différentes formes d’états pathologiques, je crois être arrivé à montrer que cette définition générale, courte et précise, les englobe tous également bien, quelle que soit leur nature.

Un dernier paragraphe est consacré à l’examen des différentes divisions admises, suivant les points de vue variés auxquels les auteurs se sont placés.

Pages 383 à 4S5, la pathologie des mamelles chez différentes femelles animales domestiques. Cet assez long travail comprend l’étude de toutes les formes d’altérations, perversions de sécrétion, congestion, inflammations aiguës et chroniques, et enfin, indication des néoplasies dont les glandes mammaires peuvent devenir le siège.

Pour sa rédaction, j’ai utilisé tous les documents contenus dans les publications vétérinaires, périodiques et autres, auxquels j’ai ajouté un certain nombre de données nouvelles sur plusieurs ,

Pages 543 à 559, l’article Mélanose, au double point de vue de la physiologie et de la pathologie générale, reproduit en résumé le mémoire en collaboration avec M. Cornil, et dont il a été fait mention antérieurement.

Une partie nouvelle est consacrée à la pathologie spéciale du cheval, et comprend la symptomatologie, le diagnostic, le pronostic et le traitement des diverses tumeurs, dans cette espèce animale.

Pages 575 à 582, la métastase, en général, ce qu’on doit oom-

prendre sous cette dénomination, la discussion des diverses hypothèses imaginées pour l’expliquer, et ce qu’on est conduit à admettre aujourd’hui à cet égard.

Tome XIII, pages 1 à il. Miasmes, historique, définition, détermination, origines diverses, nature prohahie, comparaison avec les poisons et les virus ou contages, influence pathogénique, tels sont les points traités dans cet article de pathologie générale.

Pathologie de la moelle épinière chez les différents animaux domestiques ; pages S7 à 183.

Ce long article comprend la description didactique de toutes les altérations connues de la moelle et de ses enveloppes chez nos différents animaux domestiques.

Sur la plupart des questions qui y sont traitées, j’ai apporté des documents nouveaux, notamment en ce qui concerne l’anatomie, la physiologie pathologique et le traitement de chacune.

Le paragraphe relatif à la congestion de la moelle chez la vache est à peu près complètement original.

Il en est presque de même .de celui qui concerne les myélites et méningites aiguës et chroniques.

A propos de chaque question, je me suis efforcé, par l’analyse et la discussion des travaux antérieurs, à mettre les choses eu leur place et à en montrer la signification véritable.

Ce travail contribuera, je crois, à éclairer cette partie de la pathologie vétérinaire, jusque-là fort obscure sur de nombreux points.

Il y reste cependant encore des lacunes, que, loin de chercher à dissimuler par des a priori ou des considérations hypothétiques, j’ai signalées au contraire d’une manière explicite, afin de provoquer des recherches nouvelles capables de les combler.

Pages 835 à 559, la Mydriase, étudiée d’abord aux points de vue de la physiologie, de l’expérimentation et de sa signification d'ia-

Myômes,pages859àb66.Après des considérations sur la détermination et la classification de ces tumeurs, j’en ai donné une description générale, basée exclusivement sur des observations personnelles,dont aucun exemple n’avait encore été publié en vétérinaire.

Myxômes, pages 566 à 573. Détermination desmyxômes, ce qu’il convient de grouper sous ce nom parmi les tumeurs rencontrées chez les animaux, description générale du genre, des espèces et variétés, telle est la substance de cet article.

A la Société centrale de médecine vétérinmre :

Séance du 26 février 1880. — Rapport sur un mémoire de M. Barbey, relatif au renversement de la matrice chez les femelles animales domestiques.

Séance du 27 mars. — Rapport analytique et critique sur un long mémoire relatif à une maladie épizootique supposée être la rougeole du cheval. Réserves formulées à cet égard.

Séance du 14 août. — Rapport sur un long mémoire concernant la fièvre typhoïde du cheval.

A cette occasion, j'ai insisté sur la remarquable contagiosité de la maladie et les précautions à prendre pour arrêter son extension.

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