II. — ANATOMIE. PHYSIOLOGIE
HISTO-PHYSIOLOGIE.
Dans ce chapitre, je ne crois pas devoir séparer le résultat de mes recherches en ce qui concerne l’anatomie, la physiologie et l’histo-physiologie des Invertébrés et des Vertébrés. C’est, en effet, grâce à la méthode des injections physiologiques que j’ai été conduit à la découverte de nouveaux organes phagocytaires et excréteurs et que l’étude anatomique et histologique de ces organes ou d’autres peu connus s’est trouvée facilitée, en même temps que la nature des produits éliminés me donnait de précieuses indications sur le mode de fonctionnement des divers éléments cellulaires étudiés.
Il y a quelques années encore, la pratique des injections physiologiques n’offrait plus, dans le domaine de la série zoologique, un champ bien vaste de recherches. Trois procédés étaient susceptibles de l’élargir.
C’était, d'abord, d’expérimenter sur des animaux rares ou exotiques, difficiles à se procurer et à garder vivants dans nos pays et qui, de ce fait, n’avaient été que peu ou pas encore soumis à l’expérience par les auteurs. Ainsi, on était certain d’obtenir des
résultats intéressants, car, si, dans quelques cas, ils pouvaient être
prévus, ils n’avaient pas cependant été mis expérimentalement en
Mes prévisions se sont trouvées confirmées ; une partie des faits nouveaux que j’ai rapportés sont dus, en effet, à l’expérimentation sur des animaux vivants rares comme une Limule {des côtes américaines de l’Atlantique), des Squilles (de l’Adriatique), des Scorpions (d’Algérie), des Péripates (du Cap de Bonne Espérance), etc.
Ensuite, il était facile de penser qu’on obtiendrait également de bons résultats avec des animaux indigènes si l’on parvenait à réussir les injections physiologiques chez des types jusqu’alors non soumis à l’exp'érience à cause de leur petite taille, de leur fragilité ou de leur faible résistance aux traumatismes. Par un entraînement
méthodique et progressif, je suis arrivé à injecter des poudres ou des solutions colorées à des animaux de très petite taille, comme des Daphnies, des Caprelles, certains Acariens, des Chélifers, etc., ou très peu résistants, comme des Branchipes, des Polydesmes, etc.
Enfin, après l’emploi de la méthode des injections physiologiques, les animaux pouvaient être débités en coupes sériées en utilisant toutes les ressources de la technique histologique moderne et fournir ainsi un matériel dont l’étude devait être plus fructueuse que celle résultant des travaux des anciens auteurs qui souvent s’étaient contentés d’examiner des animaux transparents ou des dissections. C’est en usant des procédés nouveaux de recherches et de certaines techniques spéciales et appropriées, difficiles cependant à appliquer aux Arthropodes à cause de leur enveloppe tégumentaire chitineuse, que je suis parvenu à trancher définitivement divers points contestés de l’anatomie des Invertébrés.
Je rapporte les résultats de mes recherches sur :
1‘ L’évolution et l’origine des globules sanguins.
2' L’élimination des substances étrangères à l’organisme.
1° Recherches sur l’évolution et l’origine des globules sanguins
Mes études ont porté sur les éléments figurés du sang des Diplopodes, des Crustacés et des Thysanoures.
DIPLOPODES
La Phagocytose chez les Diplopodes (Globules sauguins et organes phagocytaires). (Archives de zoologie expérimentale et générale. 1907.4' série. T. 5, p. 491.)
CRUSTACÉS
Sur l’existeuce de cellules phagocytaires chez les Phyllopodes branchipodes. (Comptes rendus de la Société de biologie, 22 juillet 1905. T. 59, p. 229.)
Sur Texistence d’un organe globuHgène chez les Schizopodes. {Comptes rendus de la Société de biologie, 12 mai 1906. T. 60, p. 832.)
A propos de la structure histologique de l’organe globuligène des Crustacés décapodes. (Archives de xpologie expérimentale et générale. 1906. 4' série. T. 5. Notes et Revue, p. 59.)
Un organe globuligène chez les Stomatopodes. (Bulletin de la Société des Sciences de Nancy. 1906. 3' série. T. 7, p. i.)
Les globules sanguins des Crustacés. Leur origine. (Comptes rendus de la Société de Biologie, 8 mai 1906. T. éo, p. 835.)
La véritable nature des « Frontaldrüsen « des Caprellides. (Comptes rendus de la Société de Biologie, 22 novembre 1906. T. éi, p. 5 39. — Bulletin de la Société des Sciences de Nancy. 3' série. T. 8,
Sur l’existence de formations lymphoïdes giobuligènes chez les Gammarides. (Comptes rendus de l’Académie des Sciences. 31 décembre 1906. T. 143, p. 1256. — Bulletin de la Société des Sciences de Nancy. 3' série. T. 8, p. 4.)
Sur l’existence d’organes giobuligènes chez les Isopodes. (Comptes rendus de la Sociétéde Biologie,I4)invier 1907 .T. 621, p. 168.)
Remarques sur les organes giobuligènes phagocytaires et excréteurs des Crustacés. (Archives de typologie expérimentale et générale. 1907. 4' série. T. 7. Notes et Revue, p. i.)
Etudes sur les organes lymphoïdes, phagocytaires et excréteurs des Crustacés supérieurs. (Archives de tpologie expérimentale et générale. 1907. 4* série. T. 7, p. i.)
THYSANOURES
Nouvelles recherches sur l’excrétion et la phagocytose chez les Thysanoures. {Archives de zoologie expérimentale et générale. 1907. 4' série. T. 8, p. 471.)