CHAPITRE
testicule, de l’ovaire, du rein, du pancréas, de l'œsophage, et nous n'avons découvert que trois cancers du canal thoracique. Nous avons publié des études cliniques cl anatomo-pathologiques, consacrées à
Mais, si la valeur anatomopathologique des cancers du canal thoracique est grande, s'ils présentent même un réel intérêt physiologique, il faut reconnaître que leur histoire clinique est encore mal connue. Survenant à une période où la cachexie du cancéreux est déjà très accentuée, l’envahissement du canal accélère peut-être la marche de la maladie, mais le plus souvent cette complication du néoplasme passe inaperçue. Aucun signe clinique ne permet de la diagnostiquer à coup sùr. Le ganglion de Troisier n’est signalé que dans cinq observations sur treize, et il peut exister malgré l’absence de tout cancer du canal thoracique. La masse des ganglions prélombairès s’observe dans tous les cas, mais elle peut se constater sans qu’on trouve de cancer do canal. Vascite lactescente a été notée trois fois, mais dans les deux seuls cas où elle était abondante, elle résultait plutôt d’un cancer péritonéal que de l’oblitération du canal. La compression des veines spermatiques et le varicocèle double n’ont été notés qu’une fois. La phlébite du membre , supérieur droit n’a été signalée que dans trois observations.
Pour rechercher le canal thoracique sur le cadavre, on procédera de
l’ablation de son fragment interne. Puis, on ouvre la cage thoracique; on enlève le cœur et l’on coupe la crosse de l’aorte à sa sortie du
médiaslin postérieur et du paquet vasculo-nerveux du cou. On sectionne l’aorte et l’œsophage au dessous du diaphragme. On détache de la colonne vertébrale les organes du médiastin, en attirant l’aorte et l’œsophage en avant, tandis que l’on rase du tranchant d’un couteau la face
toute spéciale : gros comme un fil de fouet, bosselés, flexueux, jaunâtres, ils rappelaient l’aspect des lymphatiques tuberculisés. Ces vaisseaux apparaissaient au bord même du mésentère et rampaient à la surface de l’intestin, sur lequel ils décrivaientde nombreuses sinuosités. Ils ne correspondaient à aucune lésion cancéreuse ou tuberculeuse de la muqueuse. Ces lésions étaient particulièrement abondantes au niveau du
le duodénum ni sur le côlon. En quelques points de la surface séreuse
risés ; gros comme des cordes^de violon, ils se dessinaient en blanc sur la surface du péritoine et présentaient des étranglements symétriques
Lorsque le canal thoracique est complètement envahi par le cancer, il ne peut plus laisser passer le courant lymphatique; et pourtant, on ne
s’observe donc guère dans les cancers du canal thoracique : trois obsercanal thoracique se joignait celle des chylifères intestinaux. La circu-
fibrineux, I.es coupes histologiques montrèrent que le coagnlum, à quoique distance de l'orifice du canal, était formé d'une masse fibrineuse riche en ieucocyles et en celiules néoplasiques; au voisinage, on
Cette étude générale du mérycisme comporte une série de chapitres consacrées à l'historique, à l’étiologie et aux formes de l’affection. Nous insistons d’une façon toute spéciale sur le mérycisme des dyspeptiques et des névropathes. Nous consacrons un imporlant chapitre à l’étude symptomatologique de l’affection. Une longue discussion est réservée à la physiologie pathologique. Nous avons cru pouvoir établir à la suite de cette étude des conclusions précises. Le mérycisine, par sa séméiologie et son mécanisme physiologique, est assimilable et comparable à la
ivent en violentes douleurs cèdent quelquefois Texpuleut se joindre, d’ailleurs,
sr brusquement au milieu ilue, avec tout son tableau en trente jours (Courmont i (Vlaiev).Mais, parfois, le
faiblesse générale, 'oreille, avant que
les avons pas rencontrés dans le sang de notre malade, mais la plupart -desauteurs ont signalé leur présence; quelquefois, des myélocytes se joignent à eux, et démontrent nettement la participation de la moelle osseuse dans les réactions hématologiques du malade.
Notons, enfin, que jamais à la période d’étal de la maladie, on n’a signalé l’augmentation du nombre des éosinophiles.
On volt que bien des nuances distinguent cette formule hémalolo- •gique de celle de l’anémie pernicieuse. Si l’on examine avec soin le saiig des malades atteints d’anémie bothriocéphalique, si l’on tient compte de l’évolution de la maladie, si l'on remarque leur cachexie
spéciale, si on étudie avec soin leurs symptômes gastro-intestinaux, ■on évitera de confondre la cachexie bothriocéphalique avec l’anémie pernicieuse essentielle. On peut même dire qu’il suffira de penser seulement à la possibilté d’une intoxication boihriocéphalique pour qu’il devienne impossible de méconnaître l’origine de la maladie^ Les ceufs du tænia se retrouvent toujours, en effet, dans les selles tant que le parasite n’a pas été expulsé ; leur nombre est tel que leur recherche est très aisée; leur aspect est si caractéristique qu’on ne peut se
méprendre sur leur nature. Si le malade, d’autre pari, vient à rendre
des fragments du vér, l'examen de ceux-ci fixera définitivement le
' Mais, s’il est facile de penser à l’anémie bothriocéphalique dans certaines contrées, telles que la Russie et la Finlande, il est plus diffi¬
cile de l’invoquer en France. Pourtant, le malade, dont Courmonla publié l’observation, n’avait jamais quitté les départements du Rhône
plus sombre chaque fois que la moelle osseuse entre en il est encore un autre élément de pronostic plus certa l’influence de l'expulsion du parasite sur la restauralioi hématologique. Dans les cas mortels, tels que ceux pu par Vlaiev et par Kettscher, les lésions hématologiques encore, après le rejet des bolhrîocéphales, et le mî malgré le traitement anthelminlhicjue.
Dans une note présentée à la British medical Association (Sheffield, 1908), nous avons étudié en détail les résultats des différents traitements de l’ankylostomiase. Après avoir souvent fait usage du thymol, nous donnons actuellement la préférence à l’extrait éthéré de
Iules géauteset l’infiltration d’éosinophiles qui les entourent. La couche musculaire, légèrement hypertrophiée, renferme quelques tubercules et de gros lymphatiques gorgés d’éosinophiles. La couche sous-séreuse, très modérément hypertrophiée, contient quelques rares tubercules.
Dans un troisième type, on peut observer une tuberculose primitive du cæcum, mais non à proprement parler un tuberculome hypertrophique, car la tumeur, cliniquement constatée, est formée par les ganglions: il ne s’agit pas d’une tuberculose sous-muqueuse, mais d’une
véritable
Au antre du chancre pianiçue et dans sa profondeur, on constale ;
possède pas une distribution périvasculaire, est en grande partie formée de mononucléaires et de ptasmazellen,,mais elle n'est pas, comme celle
épithélianx ;
2“ Une intégrité relative des vaisseaux : ceux-ci ne paraissenl pas. profondément altérés, comme ils le sont dans la syphilis; ils ne subissent, en général, qu’une dilatation assez notable, manifeste surtout au niveau
se rencontre jamais à un degré aussi marqué dans les lésions syphilitiques. Insistons, enfin, sur l’absence ou l’atténuation des altérations vasculaires et sur l'afflux considérable des polynucléaires à la superficie.
extrême abondance dans l’exsudât qui la sépare de l’épithélium ulcéré.
vaisseaux, comme la syphilis, mais on les décèle facilement dans les nodules formés de polynucléaires, même à une très grande distance de
dans la lumière des vaisseaux, b) Sur les-coupes, les spirochætes du Pian ne présentent aucun caractère qui permette de le différencier du Trepo-
dans la deuxième observation de Neisser, Baermann et Halberstüdter le virus pianique a été inoculé quinze jours après celui de la syphilis, en pleine incubation syphilitique. Or, on sait que l’immunité syphilitique ne débute qu’un certain temps après l’apparition du chancre : dans ce cas, le Pian avait donc été inoculé avant que l’immunité contre la syphilis ne fût acquise. Les mômes objections peuvent être adressées aux deux observations publiées par Halberstüdter ; dans l’une, le Pian fut inoculé six jours après l’apparition du chancre syphilitique, c’està-dire avant que l’immunité syphilitique ne fût complète; dans l’autre, un macaque fut inoculé avec le Pian, huit mois et demi après l’apparition du syphilome primaire, et peut-être, à cette date si reculée, l’immunité syphilitique était-elle déjà sensiblement atténuée. Nous pensons donc que, faites sur des singes qui ont reçu le virus pianique à un moment où leur immunité syphilitique était certainement active, nos expériences restent démonstratives et prouvent qu’au moins dans un certain nombre de cas, la syphilis donne l’immunité contre le Pian. Inversement, le Pian confère-t-il l’immunité contre la syphilis? Nous admettons que la question a été nettement résolue par Nisser, Baermann et Halberstüdter, par Halberstüdter et parCaslellani: les animaux guéris du Pian sont encore susceptibles de contracter la syphilis.
L’étude microbiologique des frotlis et des coupes montre toute l’importance du rôle étiologique que joue le Spirochæta pertenuis de
ces éléments est vésiculeux et parfois finement réticulé. Leur noyau est toujours très hypertrophié : tantôt il est ovoïde et mesure 8 [jl sur 4 jx, tantôt, il est vésiculeux, arrondi, et mesure 14 jt., Lorsque les noyaux
quMls^sontVolum^LuTiirso réticulés et possèdent
donnait la première description complète du parasite qu’avaient entrevu les auteurs précédents, en montrait des photographies et le désignait sous le nom d’« Helcosoma tropicum ». Après avoir employé la fixation par l’alcool méthylique et la coloration par la méthode de Romanowsky, Wright mit facilement en lumière l’helcosoma, aussi bien dans les coupes que dans les frottis. « Ces organismes sont généralement ronds, dit-il, nettement délimités et mesurent de 2 à. 4 t». dé diamètre. Leur périphérie se colore en bleu pdle, tandis que leur portion
Répartition des Leishmania dans le bouton d'Orient
L’étude des Leishmania dans les lésions du boulon d’Orient a fait l’objet de peu de recherches; pourtant, c’est sur les coupes histologiques que Cunningham et Firth avaient,: pour la première fois, observé les parasites et la belle description de Wright s’appuyait à la fois sur l’examen des frottis et celui des coupes. Wright avait fixé des fragments de bouton d’Alep par le liquide deZencker, et avait coloré ses préparations par le bleu de méthylène et le violet de gentiane. Il avait pu, ainsi, remarquer que seuls le chromatosome et le noyau principal se coloraient facilement, tandis que la périphérie du parasite s’imprégnait mal et que son proloplasma restait incolore. Wright notait que les protozoaires possédaient, sur les coupes, une forme sphérique, et qu’ils se montraient presque exclusivement dans de larges cellules, où ils s’entassaient en nombre considérable. Trois photographies démonstratives accompagnaient le travail de Wright; celte étude resta cependant isolée et aucun ouvrage classique ne reprit l’examen microbiologique des coupes du bouton d’Orient.
heures de séjour dans le réactif, à Taide de l’eau légèrement acétique.
La plus grande partie des Leishmania sont contenues dans de gros macrophages. Elles s’y entassent en nombre considérable et y présentent tous les aspects que l’on observe d’ordinaire sur les frottis du boulon d’Orient. Ces macrophages sont très analogues à ceux que l’on observe dans la rate des sujets atteints de Kala-Âzar, même volume de l’élément, même aspect vacuolaire du protoplasma. Ces cellules possèdent une topographie spéciale : moins fréquentes au centre de la lésion, rares à sa superficie, elles sont très abondantes ù sa périphérie et dans sa profondeur; dans la profondeur, elles pénèlrent jusqu’au tissu sous-dermique, et noos les avons ruir-iuvées à plus de 6 millimètres de la surface d’un petit bouton d’O. ient, dont l’ulcération ne mesurait que 8 millimètres. A la périphérie de la lésion, les macrophages, chargés de Leishmania, se groupent en amas presque con¬
fluents et forment ainsi une sorte de zone d'accroissement du bouton d’Orient. Quelle que soit la situation de ces macrophages, leur aspect
locale et qu’elle assure la guérison rapide et radicale du boulon d’Orient. Il y a donc lieu de la pratiquer toutes les fois que la région où siège la lésion se prête h l’intervention et que le malade l’accepte.
Dans ce tissu dermique si modifié, se répartit une abondante infiltralion leucocytaire-, irrégulièrement distribués, les leucocytes ne se présentent ni sous l’aspect d’une nappe homogène, ni sous l’apparenco de nodules; ils sont disposés au hasard, et. en tous sens, arrivant ici
le cuir chevelu. Les deux bras étaient le siège d’une véritable éruption-; sur le dos, on pouvait en percevoir quelques-unes ; les membres inférieurs, par contre, en étaient complètement dépourvus.
L’e.xamen du pus sur lames, fit voir de nombreux éléments leucocyt^res pour la plupart glycogénés, mais un grand nombre altérés, ti noyaux déchiquetés ou en karyolyse. A côté de ces cellules on pouvait apercevoir, après coloration par le bleu de méthylène ou le violet de gentiane, de petits éléments, de 2 ou 3 de long, allongés, ovalaires ou arrondis, et qui prenaient assez facilement les matières colorantes. A
)remière vue, la dilTérence entre ces éléments fortement ïébris nucléaires n’était pas grande ; la réaction de Gram : disant varier les colorations respectives : les fragmer •estaient d'un bleu.noir franc ; les éléments ovalaires ou a laient rouge violet.
L’extirpation d’une des tumeurs fut faite deux jours plus pratiquer un examen histologique de l’abcès et . de procédt uenceraenl. La paroi de.la poche se composait de deux co
de ces faits : les gonocoques étaient groupés en amas, autour des éléments purulents que contenait le bouillon. Ce* faits peuvent, pensonsnous, avoir un interet pratique', ils montrent que la culture du gonocoque, dans les cas où Von ne peut faire usage des milieux les plus favorables, pourra être tentée sur les milieux ordinaires largement ensemencés et imprégnés de liquide articulaire.
Les arthrites à pneumocoques (n- 37 et 77).
Arthrites à pneumocoques du nouveau-né. — C’est surtout chez l’adulte que s’observe l’arthrite purulente à pneumocoque ; malgré la grande fréquence des infections pneumococeiques chez les enfants, les loca*
encore été signalée chez le nouveau-né.
L’histoire clinique de ce cas peut être ainsi résumée : l’enfant est né
de la lèvre, seule lésion dont il fût atteint. Contre la première hypothèse plaidaient l’intégrité parfaite de la santé de la mire et la longueur de la période de vingt et un jours qui s’écoula entre la naissance de l’enfant et l’apparition de l’arthrite purulente. En faveur de la deuxième hypothèse, on pouvait supposer que le pneumocoque, hôte si fréquent de la bouche, avait pénétré dans l’organisme de l’enfant par la plaie labiale. Cette hypothèse fut confirmée au moment de l’autopsie, car
l’examen du pus, qui siégeait encore au niveau de la plaie labiale, permit d’y découvrir le pneumocoque.
Arlkriles à pneumocoques du vieillard. — Un deuxième cas nous a montré le rôle des accidents inflammatoires chroniques dans la localisation des infections articulaires à pneumocoque. Une femme atteinte, depuis de longues années, d'arthrite sèche du genou contracte une infection pulmonaire à pneumocoque. Au décours de sa maladie éclate brusquement une arthrite purulente de l’articulation malade.
L'autopsie permit de retrouver, à la fois, les lésions récentes de l’arthrite à pneumocoque et les altérations anciennes qui avaient facilité la localisation du processus.
Ces deux faits cliniques possèdent toute la valeur démonstrative d'une expérience de laboratoire : ils donnent une illustration clinique aux recherches expérimentales de Hermann, Kasparek, Gabi, Ausset, Zuber ; ils montrent comment le pneumocoque, introduit dans l’organisme par une eflVaction des téguments, peut venir se localiser sur une articula-
lors le siège de lésions très étendues ; trois semaines après, elle s’ulcère et la tuberculose se généralise.
Technique de l'inoculation. — L’inoculation doit être faite dans la glande d’une femelle en pleine lactation, moins de vingt-cinq jours après qu’elle a mis bas. A Cette période la mamelle est très volumineuse ; longue de 3 à 4 centimètres, large de 2 centimètres, épaisse de 2 millimètres et demi, elle forme une saillie, qui se trouve située à la partie
provoquées au niveau de l’apophyse mastoïde. La jugulaire au niveau du cou est toujours restée souple.
A’ l’autopsie, dès l’ouverture du crâne, on constate que la dure-mère est légèrement saillante; à l’incision s’écoule une notable quantité d’un liquide louche, légèrement ambré. Les méninges sont extrêmement congestionnées; au niveai^de la scissure de Rolande, à gauche, deux placards à bords irréguliers, légèrement saillants, d’üne teinte jaune verdâtre, suivent les vaisseaux sylviens, tandis qu’â droite l’exsudât remonte peu sur la convexité. Ala base,les lésions sont symétriquement disposées : il existe une nappe purulente très nette dans la région de
Enfin, chez un de nos sujets apparut, à plusieurs reprises, une éruption
espace intermétacarpien, se groupèrent des éléments papuleux, à bords irréguliers, colorés en un rouge violacé, ne s’effaçant pas à la pression et possédant un diamètre de 4 à 6 millimètres.
du désarroi labyrinthique, périphérique ou bulbaire, sous-jacent. De même il n’a jamais eu le signe de Romberg, ce qui montre que le centre cortical des attitudes, qui régit l’équilibration volontaire, ne prend aucune part au trouble vertigineux. Ceci permet de reconnaître que la lésion labyrinthique n’est pas périphérique, — car le cerveau serait alors aussi mal informé que le bulbe, — ni cérébrale, et que le trouble n’atteint même qu’une partie des centres labyrinthiques bulbaires, les voies labyrintho-bulbo-corticales restant libres, tandis que les bulbo-
gique, il subsiste un aûaiblissement douloureux de tout le membre inférieur des deux côtés. Il y a là une sorte de parallélisme entre les phénomènes sensitifs et moteurs, qui relève avant tout de la topographie bulbo-médullaire : névralgies du trijumeau accompagnant les troubles labyrinthiques et oculo-moteurs, névralgie bracchiale de Tangine de poitrine, et ici douleur du membre paraplégié par défaillance systématique.
Troubles oculo-moteurs réflexes. — On sait que Bonnier a, à de nombreuses reprises, insisté sur l’origine si fréquemment labyrinthique des troubles oculo-moteurs. Chez notre malade, le vacillement des objets s’explique par le tremblement de l’œil; la fuite des objets à gauche s’explique par le nystagmus. L’irritation du noyau de Deiters gauche se propage directement à l’appareil de la sixième paire et de la troisième, qui fait dévier spasmodiquement le regard à gauche; puis la décharge cesse et le regard revient, plus lentement, de gauche à droite, et c’est pendant ce retour de gauche à droite que le malade a le temps de voir les objets passer de droite à gauche, en sens inverse. Puis une nouvelle déviation brusque du regard à gauche rejette les objets brusquement à
que la vue se fait mal, l’autre plus lente pendant laquelle l'œil voit couler les objets vers l’oreille malade, donne la sensation d’un écoulement continu des mêmes objets dans le même sens.
Phénomènes auditifs. — Le bruit entendu à gauche pendant la crise, si fréquent dans la forme type de maladie de Ménière, s’explique dans cette dernière par l'apoplexie des cavités labyrinthiques; quand il s’agit du trouble bulbaire, il nous force à invoquer les rapports topographiques bien connus qui relient le noyau de Deiters et ses environs au parcours des fibres auditives provenant de la racine cochléaire.
Etat nauséeux. — Cet état paraît avoir manqué au début de la maladie, mais il s’est installé peu après et même sous forme de crise
Soif. — Ce phénomène de soif ardente, si net chez notre malade, a ici indiscutablement la valeur d’une réaction nucléaire par sa soudaineté et son intensité. Le malade a été littéralement frappé de soif, en dehors de toute déshydratation générale, comme il eût été frappé de suffoca-
noyaux secondaires. Ces cellules peuvent rester isolées, mais souvent deux ou trois d’entre elles se groupenten amas ouse disposent en séries linéaires. Les cellules plasmodiales intravillositaires peuvent demeurer enclavées dans le tissu conjonctif et y subir la dégénérescence flbrinoïde ; quelquefois aussi elles poursuivent leur chemin dans Taxe villositaire et viennent tomber dans les lacs inlravésiculaires: elles y prennent l’aspect de grosses cellules arrondies, plus rarement elles s’y trans¬
forment en bourgeons plasmodiaux. Les cellules intravillositaires ne paraissent pas aptes à se multiplier; quelquefois, pourtant, on voit se constituer à la périphérie des villosités de véritables alvéoles arrondies où s’entassent des cellules langhansiennes et plasmodiales.
Il est facile d'étudier la façon dont les cellules môlaires pénètrent dans la caduque. Tantôt elles naissent de la surface d’une vésicule qui s’est rapprochée de la membrane déciduale, tantôt elles partent des cellules plasmodiales individualisées qui sont venues, çà et là, se disposer à la surface de la couche de Nitabuch. Tandis que dans un
quelle qu’en soit la nature. Elle revêt un txjpe histologique spécial qui diffère essentiellement de celui de l'élément orthoplastique, mais elle ne se multiplie pas et elle ne présente aucune aptitude organogénétique.
Carcinomes placentaires. — Le carcinome placentaire, désigné à tort sous le nom de déciduome malin, coïncide le plus souvent avec la môle
tumeur est tout à la fois envahissante, monstrueuse et proliférative.
Les cellules du carcinome placentaire se rattachent par leur morphologie, les unes aux cellules de Langhans, les autres aux cellules individualisées du plasmode; mais elles diffèrent des cellules normales de l'ectoderme placentaire par des caractères morphologiques bien tranchés. Les cellules du carcinome placentaire conservent les aptitudes physiologiques générales des éléments normaux dont elles sont dérivées ; mais tous ces caractères prennent une allure monstrueuse.
Nous dirons pour mieux spécifier nos idées que la grossesse môlaire, véritable grossesse cancéreuse, provoque dans l’utérus une série de greffes fœtales cancéreuses, comme la grossesse normale provoque dans l’utérus une série de greffes cellulaires normales. Le même plan évolutif
greffes cellulaires physiologiques, si elles ont une tendance migratrice,
disséminent a distance sans se multiplier et n’ont pas d’aptitude à l’édification de nouveaux tissus : l’organisme maternel parvient donc à les détruire peu à peu. Dans le carcinome placentaire, les greffes cellulaires
tuent enfin des fragments d’ectoderme placentaire à type anormal’: leur vitalité l’emporte sur celle des tissus maternels qui dégénèrent et se
Ces notions ont été établies dans un travail qui comprend l’examen de toute une série de problèmes histogénétiques : nous y avons étudié tour à tour l’histogenèse du carcinome placentaire, lorsqu’il succède h une môle hydatiforme ou lorsqu’il en est indépendant, la morphologie des éléments cellulaires du carcinome placentaire (cellules carcinomateuses plasmodiales et cellules carcinomateuses à type langhansien), l’activité physiologique des cellules carcinomateuses, leur mode de dégénérescence, leur processus de multiplication, le mode d’envahissement des
époque (1906), les cas se sont multipliés et nous avons pu nous-même en observer et en suivre quatorze. Nous analyserons cette étude qui
La trypanosomiase se présente, chez le blanc, sous deux aspects différents qui correspondent à deux stades de la maladie : la fièvre tnjpanosoraiasique, fièvre irrégulière qui n’est pas modifiée par l’ingestion de la quinine, et la maladie du sommeil. •
Le syndrome trypanosomiasique est constitué par une fièvre d’un type et d’une évolution spéciale, par une accélération permanente du pouls, par des érythèmes, des œdèmes et des adénopathies ; à ces signes car-
as à la quinine, quel
circiné typique, on peut scarifier les éléments cutanés et y chercher le trypanosome : cette méthode nous a donné des résultats très nets. Liquide céphalo-rachidien. — Le liquide céphalo-rachidien a été
indications très importantes. La ponction se fait suivant la technique habituelle : elle peut donner un liquide très riche en albumine où la centrifugation révèle, tantôt un petit nombre de lymphocytes, tantôt un grand nombre de ces éléments. C’est lorsque apparaissent les symp-
de sommeil, que l’examen du liquide céphalo-rachidien prend tout son intérêt. Mais la recherche du trypanosome, même alors, pourra rester
liquide céphalo-rachidien de leurs malades, Broden et Sicard ne purent découvrir le trypanosome dans leurs préparations. Inoculation. — Lorsque les symptômes cliniques sont très nets, si les •
mentaires dont le diamètre varie de 2 à 12 centimètres. Au centre de l’élément, la peau est d’apparence normale ou légèrement rosée, mais parfois son aspect est ecchymotique. Dans quelques cas, les cercles érythémateux sont confluents et constituent de très larges placards polycycliques. Parfois le placard érythémateux peut figurer deux anneaux concentriques. Au moment de leur apparition les éléments érythémateux se présentent sous Taspect de taches saillantes et rosées, qui ne sont le siège d’aucun prurit. Bientôt on voit leur centre se décolorer et revenir au niveau normal des téguments : l’anneau est alors constitué. Les deux placards apparaissent par poussées simultanées comportant de deux à quatorze éléments : la topographie, les dimensions, la durée de chacun de ces éléments sont variables. L’évolution de chacun
d’eux se fait en huit ou quinze jours. Quelques éléments laissent à leur suite un anneau pigmenté qui, d’ailleurs,ne larde pas à s'effacer à son tour.
L’aspect si caractéristique de cette éruption, son abondance, sa persistance nous semblent autoriser à décrire une forme exanthématique de la trypanosomiase du blanc. La trypanosomiase à forme exanthématique du blanc permet de rapprocher cette infection parasitaire d’une trypano-
Pour rare que soit l’exanthème circiné, nous croyons qu’il doit toujours être recherché lorsqu’on essaye d’établir le diagnostic de la trypanosomiase. Si l’éruption est terminée, un examen attentif pourra révéler ses traces : on apercevra parfois des segments de cercle pigmentés, ou næviforme; sous l’action du froid on verra reparaître quelques-uns des éléments qni, au moment où le malade venait de se dévêtir, n’étaient plus visibles. Ajoutons enfin qu’en présence d’une pareille éruption, si l'examen du sang n’a pas permis de déceler le trypanosome, on devra procéder à la scarification des éléments cutanés ; on obtiendra souvent ainsi des préparations caractéristiques, qui établiront définitivement le
Maladie du sommeil à forme médullaire.
Travaux mentaux et paraplégie guéris par l’atoxyl
Cette observation a été l’objet d’une longue et minutieuse étude faite en collaboration avec M. Sezary. Aux signes habituels de la trypanoso-
1“ Une paraplégie avec atrophie musculaire, troubles sphinctériens, escarre, signe de Babinski, ainsi qu’une parésie des muscles des régions thénar et hypolhénar ;
2“ Des troubles mentaux ; impulsions motrices, amnésie, etc.
Ce sont la plupart des traits du syndrome que présentait le malade de MM. Martin et Guillain.
De part et d’autre, le trypanosomiase, après les premiers accès de fièvre révélateurs, se signale par un signe de Kerandel très accentué. De part et d’autre, moins d’un an après le début de la maladie, on voit la parésie des membres inférieurs s’ébaucher d’abord, puis se compléter brusquement pour se transformer en une paraplégie complète. Mais, dans le cas de MM. Martin et Guillain, la paraplégie fut moins accentuée que chez notre malade tandis que,.par contre, la parésie des membres
daL n?tre cas^ ronsi^L"enrseulement pouHe mdade de MM. Martin et Guillain en une certaine hyperexcitabilité psychique. ^
Ajoutons, enfin, que le traitement employé chez notre malade prête à quelques réflexions intéressantes. L’atoxyl fut donné à Brazzaville, puis à bord du bateau qui ramenait le sujet en France, à la dose de 1 gramme par semaine, en injections sous-cutanées; c’est cette même dose que nous employâmes pendant le premier mois du traitement; le résultat en parut excellent. Lorsque la paraplégie se fut produite, en pleine cure d’atoxyl, nous crûmes bon d’associer le mercure à l’atoxyl, et de réduire de moitié les doses de ce médicament. Il nous fut facile de constater, à ce moment, le retour de la somnolence et de la fièvre qui avaient disparu depuis plus de quatre mois. C'est alors que, sur les conseils de M. Mesnil, nous employâmes un traitement qui s’inspirait des recherches de Van Campenhout. L’atoxyl fut donné à des doses redoublées, 0 gr. 50
qaatrième semaine, même Iraitement que pendant la deuxième. Après un mois de cette médication, l’accélération du pouls a disparu (72 pulsations par minute) et on ne perçoit plus aucune irrégularité à la palpa-
normal. On ne peut découvrir aucun trypanosome sur les préparations
leurs réactions normales; à l’éclairage latéral, on notait, sur les deux yeux, la présence d’une petite zone de pigmentation, disposée en couronne, autour des régions centrales des deux cristalloïdes antérieures : il s’agissait manifestement des reliquats de synéchies postérieures.
L'examen ophtalmoscopique ne révélait aucune altération de la choroïde ni du nerf optique; la vision à distance était de deux tiers et était sensiblement égale des deux côtés. Il n’existait ni rétrécissement du champ visuel, ni dyschromatopsie. On devait donc attribuer la gêne de la vision, d’une part, aux exsudais pigmentaires qui siégeaient à la. face antérieure du cristallin et, d’autre part, à des troubles asthénopiques, qui étaient en rapport avec l’état général du sujet.
dit-il, nettement délimités et mesurant de 2à4(A de diamètre. Leur périphérie se colore en bleu pâle, tandis que leur porlion centrale reste incolore. Dans rintérieur des parasites, deux portions, l’une grande ét
variable, mais elle se confond toujours, suivant sa partie convexe, avec la limite extérieure de l’organisme. La petite portion est quelquefois
située au voisinage de la portion principale ou à la périphérie du parasite. »
Bientôt, MM. Laveran et Mesnil rapprochaient l’Helcosoma tropicùm du piroplasme qui cause la fièvre rémittente désignée sous le nom de Kala-Azar et complétaient la description de Wright. Dès lors, le nombre
MM. Leveranet ^^colîe ont étudié quatorze pus 6u raclages de lésions et ce n’est que dans une seule de leurs préparations que le piroplasme à
La constance de ces résultats semble bien établir le rôle pathogénique du piroplasme. Sa constatation (Billet), dans des lésions que la clinique permet d’identifier avec le bouton d’Alep ou de Biskra (bouton du Nil), prouve encore la valeur de la découverte de Wright. Il est donc possible aujourd’hui, dans les cas où le diagnostic clinique d’un bouton d’Orient reste liésitant, de conseiller la recherche méthodique du piroplasme.
cutanée dont le diagnostic serait resté incertain si nous n’avions pu y trouver l’organisme de Wright.
Le malade, originaire de Constantinople, se présentait à nous, portant à la face dorsale du métatarsien du pied droit une lésion, contractée à Alep, constituée par une large papule arrondie, de 2 centimètres de diamètre. Celte lésion, colorée en un rouge violacé, se continuait à sa péri-
lade n’avait permis de penser à un tout autre diagnostic.
Cette histoire permettait bien de penser au bouton d’Alep, mais la bénignité et l’aspect de la lésion devaient nous pousser à chercher la confirmation de notre diagnostic dans un examen bactériologique.
Une incision fut pratiquée à la lancette au point culminant du bouton; on racla la surface de la section, et l'on obtint, avant que le sang ne
lame ; on fixa le frottis en l’émergeant pendant une demi-heure dans l’alcool-éther ; on le colora à l’aide d’une solution légère de liquide de Giemsa (liquide de Giemsa, une partie — eau distillée, trois parties). Au bout d’une demi-heure la coloration était achevée ; on lava la lame à l’eau courante, puis à l’eau distillée.
Examen du frottis. — La préparation contenait un nombre considérable de piroplasmes. Les uns étaient réunis dans de grandes cellules (macrophages), au nombre de 15, 20, ,10, 40, 80 ; les autres étaient isolés. Ces piroplasmes étaient de formes très variées : les plus petits étaient piriformes, les plus gros étaient ovoïdes ou arrondis. La périphérie des éléments était colorée en bleu pâle. A l’une de leurs extrémités, on voyait un karyosome qui se montrait sous l’aspect d’une plaquette, de forme similunaire, colorée en un bleu vif. En face du karyosome, on distinguait une formation, qui se montrait parfois sous l’aspect d’un point, mais plus souvent, sous celui d’un bâtonnet très coloré,, très trapu et pourvu de bouts nettement coupés. On ne distinguait souvent rien entre ces deux masses chromatiques, mais quelquefois on reconnaissait un protoplasme teinté de lilas pâle et creusé de larges vacuoles. On retrouvait la plupart des formes de multiplication que MM. Laveran et Mesnil ont figurées.
nombreux piroplasmes : quelques-uns d’entre enx sont accolés â des globules rouges, mais on ne peut affirmer qu’ils se trouvent contenus dans la masse de l’hématie.
Spirilles peuvent pénétrer dans Torganisme, alors que la peau ou les muqueuses, qui entrent en contact avec le liquide infectant, conservent toute leur intégrité. Les recherches que nous publions aujourd’hui viennent d’une façon certaine démontrer l’exactitude de cette hypo-
Nos expériences ont été pratiquées à l'aide du Spirille de la fièvre récurrente russe, et l’animal, dont nous avons fait choix, a été le rat