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On se préoccupera de l’existence possible d’une

tuberculose contagieuse chez les instituteurs et en général chez tous les éducateurs de la jeunesse. Les membres du personnel enseignant reconnus contagieux seront isolés.

11. — L’exécution des prescriptions hygiéniques doit être étroitement surveillée dans les usines, ateliers, bureaux, administrations publiques. On instituera une inspection médicale des locaux. Tout enfant ou adolescent sera examiné au point de vue médical avant l’embauchage. Il sera pratiqué un examen médical périodique du personnel dans les Usines et ateliers.

12. Les planchers des voitures publiques seront lavés avec des solutions antiseptiques; les voitures seront désinfectées au moins une fois par mois.

Hospitalisation et isoleiiioiit des tiilierciileiix. Revue médicale

de l’Est, avril igoé-

Extraits de la circulaire adressée par le Président du Conseil à MM. les Préfets, concernant l’hospitalisation séparée des tuberculeurx. L’hospitalisation des tuberculeux est-elle possible à Nancy.» L’hôpital de Nancy est trop petit pour le grand nombre de malades qui devraient y être hospitalisés. Les services sont encombrés par les tuberculeux; l’état des locaux hospitaliers ne peut guère se prêter à la réalisation d’une des mesures prescrites par la

circulaire ministérielle, à savoir l’affectation de quartiers distincts pour les tuberculeux.

Trois systèmes sont en présence :

1° Fractionner les salles;

2° Pavillons spéciaux;

3 ° Hôpital spécial. — La création d’un hôpital spécial, suburbain, installé suivant toutes les règles de la prophylaxie et de l’hygiène modernes,-remplirait tous les desiderata.

Cet hôpital spécial peut être facilement'réalisé à Nancy. Moyens propres à la réalisation de ce projet.

Lutte antituberculeuse— De l’isolement des tnbercnleux dans

les hôpitaux. Société de médecine de Nancy, juin 1902.

Revue médicale de l’Est. Lutte antituberculeuse. Gazette medicale de Strasbourg.

La lutte antituberculeuse est engagée de la façon suivante ; il existe ou on cherche à créer :

1“ Des sanatoriums marins;

2° Des sanatoriums populaires;

3 ° Des dispensaires antituberculeux.

Le sanatorium est fait pour les tuberculeux au début. Gn peut alors se demander ce que deviendront les tuberculeux avancés ou en cours d’évolution, indigents ou sans grande ressource.

11 faut hospitaliser les tuberculeux pour éviter la contagion dans les familles, pour pouvoir leur donner des soins spéciaux, parce qu’ils sont contagieux pour les autres malades, pour le personnel infirmier. Il faut donc les hospitaliser dans des locaux séparés.

Les services de médecine de l’hôpital de Nancy sont actuellement encombrés par les tuberculeux; la proportion des tuberculeux y atteint un cinquième. Cette proportion est encore au-dessous de la vérité pour certaines époques de l’année.

Pour tout rhôpital, on trouve i tuberculeux sur ii ,63 malades.

Il est donc nécessaire :

1° De mettre les malades ordinaires à l’abi'i de la contagion tuberculeuse;

2° De soustraire les tuberculeux aux contagions qui peuvent aggraver leur état, tout en les soumettant à un régime approprié dans des locaux également appropriés.

Des mesures concernant l’hospitalisation séparée des tuberculeux ont, du reste, été déjà prises dans certaines' villes de France et à l’étranger.

La conférence internationale pour la lutte contre la tuberculose. Copenhague, 26-29 mai 1904. Société de médecine de

^ancy, 22 juin 1904. Revue médicale de l’Est, 1904, P- 557.

Compte rendu succinct des travaux de la conférence présidée par le professeur Bbouxrdel. But de l’Association internationale pour la lutte contre la tuberculose. La question de la déclaration obligatoire (projet de résolution adopté par les membres de la Conférence internationale). Etat de la lutte contre la tuberculose dans les différents pays, en mai 1904, d’après les rapports des délégués nationaux (Allemagne, Professeur von Leyden; Angleterre, docteur Hillier; Belgique, docteur Dewez; Brésil, professeur de Gouvea; France, professeur Brouardel; Norvège: Boumanie, docteur Cantaeuzène; Suisse, docteur Morin; D'ancmark. professeur Bôrdam). Ces rapports mettent surtout en lumière les beaux résultats obtenus par le Danemark dans la lutte contre la tuberculose et naturellement aussi l’efficacité des moyens employés (déclaration, désinfection, assistance, hôpitaux d’isolement, sanatoriums, etc.). Le rapport norvégien attire l’attention sur la lutte simultanée contre la tuberculose et l’alcoolisme. A l’aide de l’argent obtenu par les nouveaux inrpôts sur l’alcool, le gouvernement norvégien crée un peu partout des établissements antituberculeux.

B. — Clinique.

Un cas de maladie d’Addison à dénouement rapide. Contagion

génitale de la tuberculose (En collaboration avec M. L.

Hoche). Archives générales de médecine, 3 août igoS, avec

4 planches.

L’intérêt capital de cette observation porte sur la lésion surrénale; c’est elle qui a produit les premiers troubles morbides, ceux qui, dans une première phase de la maladie, ont attiré l’attention du médecin, provoquant successivement l’idée d’une chloro-anémie, puis celle d’une maladie d’Addison. Dans une seconde phase, la phase terminale, la scène fut dominée par les douleurs hypogastriques et tout le cortège fébrile; le diagnostic, de maladie d’Addison fut presque mis en doute, en présence de tels symptômes.

Les conclusions de ce travail sont les suivantes :

1° La maladie d’Addison et ses modalités ne sont pas encore suffisamment connues pour qu’on néglige le moindre cas qui se présente;

2° La succession des phénomènes ressortissant soit à l’insuffisance capsulaire, soit à la dégénérescence de certaines portions du plexus solaire, était très nette, et appuyée sur la constatation macroscopique et microscopique de ces lésions;

. 3 “ L’apparition d’une complication péritonéale, quoique masquant l’insuffisance capsulaire par ses symptômes propres, a provoqué un dénouement rapide, explicable seulement par la connaissance de laHuberculose surrénale;

4 ° Enfin, la contagion génitale de la tuberculose paraissait bien nettement démontrée.

Valeur diagnostique du bacille de Koch dans la tuberculose sénile (En collaboration avec M. P. Parisot). Revue medicale de l’Est, décembre 1897.

Le diagnostic clinique de la tuberculose pulmonaire du vieillard est souvent difficile. L’examen bactériologique lui-même, si précieux chez l’adulte, ne fournit ici que des renseignements insuffisants.

Nous avons cherché le bacille de Koch dans les crachat», dans tous les cas de tuberculose sénile observée en 1896- 1897 à l’hospice Saint-Julien; ces investigations ont porté sur des malades (hommes et femmes) âgés de plus de 70 ans. Nous n’avons pu trouver le bacille que dans un tiers des cas, malgré des examens réitérés chez les mêmes malades.

Arihropathié tabétique et tumeur blanche (En collaboration avec M. P. Parisot). Congrès de médecine de Montpellier,

Nous avons attiré l’attention sur les rapports de l’arthropathie tabétique et de la tuberculose, au sujet d’une observation de tabès au cours duquel une arthropathie, purement nerveuse au début (arthropathie indolore, avec subluxation du tibia), devint, dans la suite, tuberculeuse.

Les symptômes cliniques trouvèrent leur sanction dans les résultats fournis par l’anatomie pathologique, et la bactériologie :

Arthropathie. — Les plateaux du tibia et les condyles des fémurs sont augmentés de volume; le cartilage articulaire, décollé, est réduit en bouillie; l’os, dénudé, est injecté et présente de nombreux foyers de ramollissement.

La synoviale est épaissie et couverte de granulations tuberculeuses.

Un pus jaunâtre renfermant du bacille de Koch en grande quantité distend les culs-de-sac articulaires.

Moelle. — Sclérose des cordons postérieurs.

]\jgj.fs. — Névrite parenchymateuse des divers troncs nerveux du membre inférieur gauche.

I/ophtaliiio-réactioii par la tuberculine (En collaboration avec M. Simon). Société de médécine de Nancy, ii décembre 1907.

Ce travail donne les résultats de recherches entreprises chez 39 malades atteints d’affections diverses. La poudre de tuberculine était dissoute dans de l’eau distillée (5 milligrammes de tuberculine pour 10 gouttes d’eau bouillie). Une à deux gouttes de cette solution était déposée dans l’angle interne de l’œil.

Cette réaction n’est pas toujours sans inconvénients, car un malade présenta une conjonctivite intense avec troubles de la vision et chémosis. Au point de vue du rôle que peut jouer cette réaction dans le diagnostic de la tuberculose, cette étude montre que l’absence de réaction ne suffit pas à écarter l’idée d’infection bacillaire; elle montre également que la réaction positive n’est pas un signe pathognomonique de diagnostic de la tuberculose. Un certain nombre des observations publiées sont à cet égard tout particulièrement démonstratives.

Présentation de photographies eoncernant les lésions de la tuberculose infantile (En collaboration avec M. Haushalteb). Exposition du Congrès international pour la lutte contre la tuberculose, Londres, juillet 1901.

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