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RÉSULTATS NÉGATIFS

Colibacille, streptocoque, staphylocoque, pneumocoque, microbe conforme liquéfiant la gélatine.

Ces ensemencements faits avec la moelle ont donné des résultats positifs ou négatifs, sans que rien ait pu les faire préjuger d’avance. Rien ne prouve que des microbes existent simultanément dans la moelle osseuse des différents os, chez un même individu, et qu’au cours des maladies infectieuses, les microbes ne puissent se rencontrer dans la moelle osseuse d’une façon transitoire et répétée.

Dans les cas que nous avons examinés, les microbes ont été proportionnellement trouvés plus souvent dans la moelle osseuse que dans la rate. Ils ont été rencontrés dans la moelle osseuse dans des infections réputées habituellement locales, en particulier dans la broncho-pneumonie.

Il ne semble pas qu’il y ait de rapport entre la présence des microbes dans la moelle osseuse et la nature ou l’intensité des lésions médullaires. Les lésions de la moelle ne furent pas différentes dans des cas où les microbes étaient absents et dans ceux où les intoxications expérimentales ont été réalisées avec des toxines microbiennes ou des poisons divers. Des intoxications microbiennes ou autres peuvent elles-mêmes devenir le point de départ d’auto-infections au cours desquelles des microbes peuvent secondairement envahir la moelle osseuse, préalablement modifiée du fait de l’intoxication.

Infections et intoxications coli-bacillaires expérimentales chez (le jeunes animaux (En collaboration avec M. P. Haushalteh). Société de médecine de Nancy, i4 juin 1909.

Nous avons cherché à élucider les effets des infections et intoxications coli-bacillaires chez de jeunes animaux, en nous astreignant à ne provoquer que des infections ou intoxications chroniques.

Les expériences pratiquées sur 25 animaux d’espèces

différentes, âgés de 7 jours à 3 semaines, nous amenèrent aux conclusions suivantes ;

1° L’infection ou l’intoxication coli-bacillaire chronique provoquent chez le jeune animal un amaigrissement considérable, aboutissant à une véritable cachexie, avec arrêt de développement manifeste.

2“ En plus de cet arrêt de la croissance, nous avons noté les résultats habituels de l’infection ou de l’intoxication coli-bacillaire : diarrhée, dégénérescence du foie, hypertrophie de la rate.

L’ensemble des différents symptômes observés chez ces animaux est à rapprocher du tableau de la Cachexie infantile d’origine gastro-intestinale.

3° Alors que des inoculations de toxine de coli et de toxine de staphylo, faites chez des animaux différents, à doses assez élevées, n’entraînaient la mort qu’au bout d’un laps de temps plus pu moins long, variant de 20 à 25 jours, l’inoculation simultanée des deux toxines chez un même animal, à la dose très faible de i centimètre cube, faisait succomber cet animal au bout de 2 à 3 jours. L’association des deux poisons avait donc un pouvoir toxique bien plus considérable que chaque poison pris séparément. L’exaltation de la toxicité de la toxine colibacillaire, dans ce cas, montre bien l’influence fâcheuse que peut avoir chez l’enfant la production d’infections surajoutées, broncho-pulmonaires ou autres, au cours des infections ou intoxications digestives.

4° Nous avons ainsi observé des différences de réceptivité à l’égard d’une mênie toxine, chez des animaux de la même nichée. C’est ainsi qu’un lapin de 5 jours put recevoir en plusieurs fois 48 centimètres cubes de toxine coli et ne mourir que le 25° jour, alors qu’un lapin de la même portée, nourri par la même mère, mourut après n’avoir reçu que 25 centimètres cubes de la même toxine.

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Sur les effets expérimeutaiix des inoculations d’extraits de matières fécales de nourrissons à l’état normal et pathologique (En collaboration avec M. P. Haushalteb). Congrès de médecine, Paris, 1900. Archives de médecine des Enfants, décembre 1900.

Nous avons divisé nos expériences en deux séries : inoculations d’extraits de matières fécales de poupons bien portants et d’enfants atteints de gastro-entérite. Nous avons cherché à déterminer, par l’injection de doses fractionnées et répétées à plus ou moins longs intervalles, l’action à longue échéance de ces matières et les altérations plus ou moins profondes qu’elles peuvent amener.

Les matières étaient recueillies dans les langes à l’aide de spatules et diluées dans l’alcool : le tout était filtré : la solution alcoolique étant évaporée à siccité au hainmarie, et le résidu étant repris par une certaine quantité de sérum artificiel, on avait ainsi l’extrait alcoolique (poisons solubles dans l’alcool). Les matières restées sur le filtre étaient séchées, le résidu sec repris par du sérum et filtré; on avait ainsi l’extrait aqueux (poisons solubles dans l’eau).

i3 inoculations ont été faites avec des extraits de matières normales et 28 avec des extraits de matières diarrhéiques, chez des lapins dont le poids variait de 4oo à 1.800 grammes, le plus grand nombre étant d’un poids de 5oo grammes.

L — Poupons bien portants. (Enfants de 5 jours, 8 jours, 8 mois, 2 ans, etc.)

En ce qui concerne les infections sous-cutanées, des quantités faibles amenèrent la mort en peu de jours, et des quantités fortes laissèrent les animaux intacts ou les tuèrent rapidement. ,

Des différences aussi grandes furent observées avec les injections intra-veineuses.

Il semble, d’après les résultats obtenus, que la richesse toxique des matières fécales d’un nourrisson normal

puisse varier, suivant les émissions, dans des proportions très considérables : il existe peut-être dans ces matières fécales un élément variable qui contribue pour une forte part à modifier la toxicité des matières fécales et dont l’élimination, sinon la fabrication, est irrégulière.

H. — Enjants atteints de gastro-entérite.

A la suite d'injections sous-cutanées, les animaux meurent rapidement, ou maigrissent et se cacbectisent ou demeurent normaux. 11 ne semble pas exister de rapport entre les effets de l’inoculation et la forme aiguë ou chronique de la gastro-entérite et l’aspect des selles ; les effets de l’inoculation d’extraits de matières données, émises à un moment donné, dépendent seulement de leur richesse toxique à ce moment, cette richesse toxique variant d’ailleurs suivant les individus et suivant les moments.

A la suite d’injections intra-veineuses, les effets ne sont plus en rapport avec la quantité d’extraits de matières inoculées, pas plus qu’avec la forme clinique de la diarrhée.

En somme, qu’il s’agisse d’inoculations sous^cutanées ou d’inoculations intra-veineusqs, pratiquées avec des ■extraits de matières normales ou avec des extraits de matières diarrhéiques, on observe, suivant les moments, suivant les cas, sans que rien les fasse prévoir, les effets les plus variables.

Ces résultats auxquels nous sommes arrivés prouvent surtout que l’intensité et la forme de l’intoxication dans la gastro-entérite de l’enfance ne dépendent pas seulement de la riohesse toxique et de la nature des poisons intestinaux, mais beaucoup plus peut-être de l’état fonctionnel et surtout de l’état anatomique des tissus et des organes auxquels est dévolu le pouvoir de modifier, de centraliser ou d’emmagasiner les poisons, l’altération de ces organes, dont les plus importants sont la muqueuse intestinale et le foie, pouvant dépendre aussi bien des formes

suraiguës que des formes chroniques de la gastro-entérite. On sait l’importance du rôle de protection dévolu à l’épithélium intestinal; or il a été démontré (Baginsky, Marfan) que cet épithélium est altéré même dans les cas de diarrhées rattachées autrefois aux formes simplement catarrhales. Ne faut-il pas attribuer aussi un rôle très important à la présence des microhes démontrés par Marfan dans les coupes de la muqueuse intestinale, au cours d’un grand nombre d’entérites de l’enfance? On peut admettre que ces microbes fabriquent, in situ, des poisons dont la majeure partie est reprise par la circulation sans passer par la cavité intestinale. Enfin, au point de vue de l’intoxication intestinale, il faut tenir compte encore de la susceptibilité individuelle et en particulier de la susceptibilité du système nerveux vis-à-vis certains poisons qui laissent d’autres enfants indifférents.

Quelques cas d’infections banales de rcnfaiice (En collaboration avec M. L. Richon). Revue mensuelle des maladies de l’enfance, novembre 1899.

Nous avons rapporté l’histoire de quelques observations ayant trait à des infections banales de l’enfance, observations intéressantes par leur localisation ou leur histoire clinique.

Elles correspondent à des types cliniques habituels ; pleurésies, péricardites, néphrites, méningites. Sous ces entités cliniques nous avons vu souvent se cacher une infection généralisée lésant tous les organes et toutes les séreuses. A côté de ces cas mortels existent une foule d’infections moins intenses, larvées, pouvant léser aussi les séreuses et les parenchymes, et décrites souvent sous le nom de fièvres éphémères.

Observation 1. — Pleuhésie purulente a pneumocoques. — Pleurésie gauche, enkystée, en ayant imposé pendant la vie pour une péricardite.

Observations 2, 3 et à. — 2 péricardites suppurées

A PNEUMOCOQUES ET I PÉRICARDITE A PNEUMO-BACILLE. -

Péricardites latentes au cours de broncho-pneumonies compliquées de pleurésiê.

Observation 5. — Pleurésie purulente. Péricardite SUPPURÉE A pneumocoques.

Observation 6. — Pleuro-péritomte et péricardite SUPPURÉE A PNEUMOCOQUES. — Dans les deux cas, les péricardites étaient passées inaperçues.

Observation 7. —■ Tuberculose généralisée subaiguë. Péritonite a pneumocoques. — Péritonite à évolution torpide, malgré la grande quantité de pus trouvé, à l’autopsie, dans le péritoine.

Observation 8. — Pneumo.nie. Péritonite secondaire A pneumocoques. — Péritonite à début brusque et à évolution extrêmement rapide, ayant entraîné la mort en 48 heures.

Observations 9 et iO.. — Pneumogoccie généralisée. Néphrite aiguë a pneumocoques. — Symptômes cliniques de néphrites. — Lésions septicémiques trouvées à l’autopsie. — Présence du pneumocoque dans tous les organes.

Observation 11. — Impétigo. Streptococcie. Néphrite

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