CHAPITRE Vlll
Diverses recherches de laboratoire Réactions du sang, etc.
Les éléments figurés du sang dans la tubereulose
(En collaboration avec M. Simon) Congres ’-'^ternalional d la tuberculose, Paris igob, tome 1 des comptes rendus, p. 432.
Ce travail nous a conduit aux conclusions suivantes : en général, on constate une hyperleucocytose modérée dans la tuberculose pulmonaire. Si la tuberculose est à une période assez avancée, on trouve de la polynucléose, tandis que les mononucléaires sont en nombre normal et les lymphocytes très diminués. Dans certains cas, les éosinophiles sont très augmentés. Il n’y à pas là, comme on 1 a déjà constaté bien souvent, de formule nettement établie, mais cet examen du sang dans la tuberculose permet cependant d’arriver à certains résultats intéressant surtout le pronostic. Plus on trouve de polynucléaires et plus il y a de chances pour que les lésions soient en pleine évolution, surtout si les mononucléaires et les lymphocytes sont diminués. Si le chiffre des polynucléaires est normal et si les mononucléaires sont abondants, le pronostic semble plus favorable.
Analyse quantitative et qualitative du sang au point de vue leucocytaire dans douze cas de tuberculose pulmonaire (En
collaboration avec M. Simon). Réunion biologique de Nancy, i5 juillet igob.
En général on constate une hyperleucocytose modérée dans la tuberculose pulmonaire. Si la tuberculose est à
une période assez avancée, on trouve de la polynucléose, tandis que les mononucléaires sont en nombre normal et les lymphocytes très diminués. Dans certains cas les éosinophiles sont notablement augmentés. Il n’y a pas là de formule nettement établie, mais cet examen du sang permet cependant d’arriver à certains résultats intéressant surtout le pronostic. Plus on trouve de polynucléaires et plus il y a de chances pour que les lésions soient en pleine évolution.
Modiflcations (iiiaiditatives et (pialitatives des éléments figurés du sang dans les tninours malignes (En collaboration avec M. Simon). Réunion biologique de Nancy, lo décembre
Cette étude p'orte sur I12 cas de tumeurs malignes dont 37 de cancers de l’utérus, du sein, de, la langue, de l’estomac, du rectum, du péritoine, du poumon, du globe oculaire, de la face et du cou et 5 cas de sarcomes et d’ostéosarcomes.
II existait presque toujours des altérations profondes des globules rouges et blancs (diminution des globules rouges, augmentation assez considérable du nombre des globules blancs, polynucléose neutrophile, poïkilocytose, hémoglobinémie, désagrégation des leucocytes).
Eosinophilie précoce eonsécntive à la suppression expérimentale (les fonctions de la rate (En collaboration avec M. Simon). Réunion biologique de Nancy, i3 mars 1906.
Compte rendu d’expériences ayant pour but de rechercher 1 état du sang à la suite de la suppression des fonctions spléniques. Il semble bien que cette suppression entraîne une suractivité des autres organes formateurs de globules blancs, passagèrement de la moelle osseuse et d une façon, plus durable, des ganglions lymphatiques,.
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Nous avons constaté également une éosinophilie manifeste précoce.
20 juin igoB.
Résultats des recherches pratiquées sur un malade opeie pour une rupture traumatique de la rate. Ces recherch<;s confirment les résultats expérimentaux signalés précédemment et montrent la régularité de l’éosinophilie à la suite de la splénectomie.
Altération du sang dans rintoxication
chlorate de potasse (En collaboration avec M. Simon), «e nion biologique de Nancy, n jnillet igob.
11 ressort des expériences faites sur le cobaye et sur iH grenouille que le chlorate de potasse est un poison énergique du sang, diminuant rapidement le nombre des globules rouges et faisant extravaser l’hémoglobine hors des hématies : à la suite de l’intoxication expérimentale, la formule leucocytaire est radicalement modifiée, les lymphocytes et les éosinophiles augmentent de quantité et les mononucléaires s’abaissent dans une très forte proportion.
Recherches expérimentales sur l’action des injections d extrait de rate. Réaction du sang (En collaboration avec M. Simon). Réunion biologique de Nancy, 8 mai igo6.
Les injections d’extrait de rate ont pour principal résultat, chez le lapin, la modification complète de la formule leucocytaire (diminution considérable du nombre des polynucléaires, augmentation du nombre des mononucléaires). Ces injections ont eu pour résultat l’exaltation des ■ fonctions leucopoïétiques spléniques (formation des lymphocytes et destruction des polynucléaires).
Altération du sang dans l’intoxication saturnine expérimentale (En collaboration avec M. Simon). Réunion biologique de Nancy, 12 niai's 1906.
L’empoisonnement par le plomb donne lieu à une réaction sanguine précoce susceptible d’être utilisée en clinique et que nous avons essayé de fixer expérimentalement chez le cobaye. La formule leucocytaire d’abord inversée (lymphocytose) redevint rapidement normale, sauf un léger degré d’éosinophilie. Nous avons constaté l’apparition de globules rouges à granulations basophiles et de leucocytes atypiques (myélocytes à granulations basophiles).
Technique de la récolte du sang chez les petits animaux de laboratoire (En collaboration avec M. Simon). Réunion biologique de Nancy, i3 février 1906.
Le procédé opératoire consiste, après anesthésie à l’éth ir ou au chloroforme, à enfoncer dans la région précordiale un trocart de petit calibre. L’opération n’entraîne pas nécessairement la mort de l’animal.
Bactéries saprophytes dans le sang des tuberculeux (En collaboration ■ avec MM. Simon et Richard). Réunion biologique de Nancy, 22 avril 1907.
Nous avons observé dans deux cas de tuberculose ulcérocaséeuse à marche aiguë des espèces microbiennes non encore signalées et qui nous ont paru de simples saprophytes (éléments semblant pouvoir être identifiés au B. mesentericiis vulgatus et au B. I. de Bienstock).
Sur la localisation des alcaloïdes dans le sang (En collaboration avec M. Simon). Réunion biologique de Nancy, 8 mars
Dans aucune de nos expériences faites au cours de l’intoxication par la strychnine, ni l’injection de sang complet, ni l’injection des éléments séparés n’a déterminé d’accident convulsif.
Les résultats ont été identiques avec le sang des animaux intoxiqués par le sulfate d’atropine, même à la dose d’un centigramme, injecté au cobaye. Nous pensons donc que les alcaloïdes forment avec les leucocytes, de véritables combinaisons qui les empêchent de produire leurs effets physiologiques après l’injection à d’autres animaux.
Action des rayons X dans un cas de leucémie splénique (En collaboration avec M. Tu. Guiuloz). Réunion biologique de Nancy, 21 niai igo/i-
Jeune fille de 27 ans présentant depuis deux ans des symptômes de leucémie splénique. Traitement radiographique (tubes à anticathodes de chrome platiné).
Après chaque série d’application des rayons, il y a des modifications du sang caractérisées par la diminution des éléments globulaires mais surtout des leucocytes. Constamment en rapport avec la diminution des leucocytes, on observa une diminution de la rate et une amélioration de l’état général. Il est donc possible d’agir sur les tissus profonds sans qu’il se manifeste de lésions superficielles.
On peut ainsi obtenir une action sur les organes hématopoïétiques et sur le sang. Il est possible d’utiliser cette action dans un but thérapeutique. En comparaison de l’état cachectique dans lequel était la malade il y a 18 mois, il s’est produit chez elle une vraie transformation.
Présentation de souris à tumeurs (En collaboration avec M. Simon). Société de médecine de Nancy, 28 juillet 1909.
Les premières souris provenaient de l’Institut Pasteur. En inoculant fine parcelle de tumeur au niveau d’une boutonnière pratiquée sur la paroi abdominale, nous avons pu réussir l’inoculation de ces fumeurs à des souris saines. Les tumeurs se développent rapidement. L’animal se cachectise et succombe au bout de 4 à 6 semaines. Il n’y a jamais eu de réaction ganglionnaire. Les inocu-
lations du premier passage ont été presque toutes positives, celles du second passage n’ont donné que deux résultats positifs et celles du troisième n’ont réussi que sur un seul animal..
Dispositif permettant la recherche du spirochète au moyen
du condensateur à fond obscur. Réunion biologique de
Mancy, ii janvier 1910, p. i4i.
Lorsqu’on recherche le spirochète au moyen du cou densateur à fond obscur, on constate qu’il se produit dans la préparation des courants causés par la chaleur des rayons émanés par la source éclairante et surtout par l’inclinaison, si minime soit-elle, du microscope. Il en Vésulte que les spirochètes présentent, outre leurs mouve- , nienls propres, des mouvements rapides de translation,, î .([ui ne sont autres que ceux du liquide ambiant. On cons- .tîjtc alors, en examinant la préparation, qu’il est très dif- 'fiéile, de suivre et de repérer les spirochètes, et il devient presquë impossible de montrer aux élèves qui suivent une démonstration les éléments qu’on est parvenu à découvrir. Ces inconvénients disparaissent presque complètement en utilisant un dispositif très simple utilisé à la Maison Je secours et se composant d’une plate-forme circulaire munie de trois vis calantes et d’un niveau d’eau.
Diagnostic de la tuberculose et de la syphilis par la méthode de Bordet-Gengou (En collaboration avec MM. Simon cl, Hanns). Société de médecine de Nancy, ik février 1909.
Le principe de la méthode employée consiste à rechercher dans le sérunî des malades les anticoLps spécifiques en mettant en évidence la déviation du complément par la combinaison antigène-anticorps, au moyen d’un sérum hémolytique et des hématies qui ont servi à le produire. Cette méthode de diagnostic ne saurait évidemment être utilisée couramment en clinique, mais elle peut servir à
éclairer le diagnostic dans des cas douteux et peut-être à dépister, non seulement comme cela a déjà été fait, certaines affections para-syphilitiques, mais aussi les maladies para-tuberculeuses s’il en existe réellement.