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C. — Système nerveux

Tubercules de la couche optique et du cervelet (En collaboration avec M. Nilus), avec 3 photopaphies. Gazede hebdomadaire de médecine et de chirurgie, i6 décembre 1900.

Tubercules disséminés dans la substance grise des circonvolutions, à la partie moyenne de la circonvolution de Tbippocampe droite, dans la couche optique et dans le cervelet.

Les seuls symptômes observés furent : une céphalée intense, l’atrophie de la papille, des vomissements et des crises d’épilepsie jacksonienne. Ils n’avaient pas pernus de déterminer le siège de la tumeur pendant la vie.

11 semble qu’on puisse expliquer l’absence des signes caractéristiques d’une lésion du cervelet de la façon suivante ; les tumeurs s’étant développées lentement, progressivement; l’action consciente et régulatrice d’équilibre, exercée par Técorce cérébrale, agissait d’une façon vicariante sur l’action réflexe et inconsciente du cervelet.

Tubercule de la eoiicbe optique (En collaboration avec le docteur J. Démangé), avec une photographie. Presse médicale, 8 février 1899.

Il s’ag-it d’un tubercule de la couche optique droite^ trouvé à l’autopsie d’une jeune fille de 17 ans, qui avait présenté pendant la vie une hémiplégie gauche avec contractures et atrophie musculaire, des phénomènes convulsifs et épileptiformes du côté gauche, de l’hémianesthésie gauche (compression de la branche postérieure de la capsule blanche interne). Absence de céphalée, de vomissements et de constipation. Névro-rétinite avec atrophie de la papille.

L’examen histologique montre l’existence d’une sclérose descendante du faisceau pyramidal.

Deux cas de luyopatlne iirimitive progressive (avec deux pho tographies). Revue de médecine, janvier 1901.

Deux cas de myopathie primitive progressive chez deux enfants âgés de 7 et 9 ans. Dans les deux cas l’atrophie avait débuté par les muscles des mollets, pour envahir successivement les muscles des cuisses, de la région lombaire, du tronc. Dans la première observation le processus atrophique s’était arrêté à ce niveau {type Eichorst : fémorotibial), mais dans la seconde, il s’était étendu aux masses musculaires des membres supérieurs {type Leyden-Mœbiiis: atrophie débutant au niveau des membres inférieurs et envahissant pr'ogressivement les membres supérieurs en allant de la racine des membres aux extrémités).

Nous devons signaler ici rabsence complète du caractère familial ou héréditaire, qui appartient habituellement à ces myopathies, etl’abolition complète de l’excitabilité galvanique du muscle, qui coïncide généralement avec des lésions du système nerveux périphérique.

Ces deux observations montrent nettement combien il est difficile, dans certains cas, de séparer les amyotrophies

purement myopathiques des amyotrophies dues a une lésion médullaire.

Trois cas de maladies de Eecklinghausen (En collaboration

avec M. J. Blum). Société de médecine de Nancy, 17 juillet

Ces trois observations montrent bien qu’il existe des types de transition entre le fibroma molluscum simple et la neuro-fibromatose généralisée pigmentaire.

Premier cas. — Malade porteur d’une tumeur fibromateuse de l’épaule. Anesthésie du bras et de l’avant-bras, et de la main. Diminution de la force musculaire. Abolition des réflexes.

Deuxième cas. — Fibromes disséminés siégeant le long des trajets nerveux; tremblements fibrillaires, exagération des réflexes.

Troisième cas. — Petits et gros fibromes disséminés, taches pigmentaires, troubles sensitifs, troubles psychiques, déformations osseuses.

Athrophie musculaire myopatliique du type juvénile d’Erb cl

nævi vasculaires. Société de médecine de Nancy, avril 1904.

Enfant de 9 ans présentant sur toute la surface du corps, sauf sur la face, des nævi vasculaires plans, symétriques, se rapprochant des nævi télangiectasiques ponctués de Besnier et D'oyon. Atrophie musculaire de la ceinture scapulo-humérale, du tronc, des lombes, de l’abdomen et des cuisses. La face est indemne. Ensellure lombaire très accentuée. Sensibilité normale. Diminution de l’excitabilité électrique des muscles aux courants galvaniques et faradiques. Il semble bien que ce soit une atrophie musculaire progressive de forme juvénile : myopathie primitive scapulo-humérale du type Erb.

Un cas de sarcome de la protubérance (En collaboration avec

M:. J. Parisot). Société de médecine de Nancy, 26 juillet igob.

Il s’agit d’une jeune fille de 16 ans atteinte de paralysie alterne (ptosis gauche, paralysie faciale gauche complète, parésie du bras et de la jambe droite) avec symptômes cérébelleux. L’autopsie montra une tumeur siégeant dans les deux tiers inférieurs de la protubérance. Elle avait déterminé une compression du lobe gauche du cervelet, une destruction complète des faisceaux sensitifs, une destruction des fibres et d’une partie des noyaux d’origine du trijumeau, du noyau d’origine et des fibres du facial, et du moteur oculaire externe à gauche, une destruction partielle du faisceau pyramidal gauche. C’était un sarcome à cellules rondes.

D. — Reins et capsules surrénales.

Reins polykystiques (En collaboration avec M. J. Parisot). Société de médecine de Nancy, 28 novembre 1906.

Cas intéressant de reins polykystiques diagnostiqués pendant la vie chez une femme de 47 ans qui portait dans les flancs deux tumeurs allongées et qui présentait des signes accentués de brightisme. Les reins trouvés à 1 autopsie étaient énormes et remplis de volumineuses alvéoles ayant remplacé le parenchyme rénal qui avait complètement disparu.

Reins polykystique (En collaboration avec M. J. Parisot). Société de '^médecine de Nancy, ii décembre 1907.

Il est souvent très difficile de poser le diagnostic de reins polykystiques. A l’encontre du cas signalé dans le travail précédent, il s’agit de l’observation d’un malade chez lequel apparurent d’une façon foudroyante des symptômes urémiques, sans aucune manifestation pathologique

antérieure. La mort survint le troisième jour au cours d’un accès convulsif. Le parenchyme des deux reins était presque complètement détruit et remplacé par une infinité de petites cavités kystiques. L’examen histologique, pratiqué par M. le professeur agrégé Lucien, montra la présence de nombreux amas de cellules embryonnaires et de véritables nodules lymphatiques très abondants dans la zone corticale et ne semblant laisser aucun doute sur l’origine inflammatoire du processus hyperplasique.

Lésions des capsules surrénales et résultats produits par l'opothérapie dans trois eas de maladie d'Addison (En collaboration avec M. J. Parisot). Société de médecine de iS'ancy, 26 février 1908.

De l’étude détaillée de ces trois observations, nous avons cru pouvoir tirer les conclusions suivantes :

L’opothérapie surrénale est capable de produire de bons effets thérapeutiques lorsque les lésions capsulaires , ne sont pas trop avancées. Il se produit une amélioration générale portant sur la plupart des symptômes, vomissements, pigmentation, asthénie, amaigrissement, tachycardie, hypotension artérielle. Lorsque les lésions sont trop avancées, l’amélioration est passagère; le traitement peut être nuisible. Le traitement doit être suivi car nous avons toujours observé, après son interruption, la réapparition rapide des accidents qui, dans nos deux cas, ont été mortels. Dans ces cas, l’effet de l’opothérapie est nul. Nous avons observé, chez nos ti’ois addisoniens, des lésions nettes, profondes des surrénales puisqu’il existait une disparition presque totale du tissu surrénalien.

rrémie foudroyante à forme de paralysie ascendante aiguë.

Société de médecine de Nanc^', 12 juillet igo5.

Cette communication est relative à un cas d’urémie foudroyante d’un type non décrit jusqu’à ce jour. La

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marche ascendante des accidents avait été calquée sur celle que l’on observe dans les cas de maladie de Landry (poliomyélite antérieure ascendante aiguë) : paralysie débutant par les membres inférieurs, gagnant ensuite les membres supérieurs et amenant la mort avec des phénomènes bulbaires. Dans la maladie de' Landry, la marche est très rapide, mais on n’a jamais observé des accidents foudroyants analogues à ceux dont nous avons été les témoins impuissants. Nous avons eu vraisemblablement affaire a. une intoxication suraiguë des centres médullaires à marche ascendante, d’origine urémique. L’origine urémique des accidents s’explique facilement par les lésions rénales constatées à l’autopsie.

Rein en fer à cheval avec anomalies vasculaires (En collaboration avec M. Senceht). Société de médecine de Nancy, 27' avril 1904.

Sous le nom de rein en fer à cheval, on désigne la figure produite par la soudure des deux reins. Dans cette observation, il s’agit d’un rein à concavité supérieure. 11 semble . que l’union s’est faite entre lès deux reins, grâce surtout au rein droit, plus volumineux, vascularisé par deux artères, drainé par un uretère à deux grosses branches.

Tn cas de fistule urétcro-rectale. Société de médecine de Nancy, 8 juillet igoS.

Femme de 35 ans soignée pour dysenterie. Ulcération rectale avec expulsion d’un fragment de muqueuse intestinale. Perforation rectale. Pelvi-péritonite. Perforation urétéro-rectale. Pyélo-népbrite et mort. Pendant la vie, les symptômes généraux étaient des plus graves, les urines étaient fécaloïdes.

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E. — Publications diverses.

lihiiioplastie par la méthode indienne pour nez en selle accompagné de perforation de la racine dn nez (En collabordtion avec Al. G. Ghoss). Province médicale, ii novembre 1911 (avec 3 planches).

Hi,stoire d’une opération de rhinoplastie pratiguée par M. G. Gross sur une petite malade qui présentait une lésion ulcéreuse de la face ayant rongé toute la racine du nez et ayant déterminé le développement d’une perforation faisant largement communiquer l’arrière-cavité des fosses nasales avec l’extérieur. A la suite du traitement médical persistait un orifice du diamètre d’une grosse plume d’oie; le nez avait d’une façon très acçusée la forme bien connue du « nez en selle ». La rhinoplastie effectuée eut un résultat e.xcellent.

Un cas d’empoisoiiiicmciit par le sublimé (En collaboration avec .\[. Bni.-vi). Société de médecine de Nancy, 9 décembre ■ igo3.

Points intéressants de cette observation ;

1° Une malade de aa ans avale douze pastilles de sublimé de o gr. a5, soit 3 grammes;

2° Une amaurose presque complète s’établit dès le lendemain de la tentative de suicide;

3° L’état général ne se modifie que 48 heures api’ès l’absorption du poison; pendant toute la durée de la maladie, il y a eu absence presque complète de vomissements; l’urine de la malade, examinée tous les jours, n’a jamais révélé de traces d’albumine;

4° La malade a présenté au sixième jour de l’œdème des organes génitaux externes;

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5“ Une accalmie se produit le septième jour, mais eu même temps les urines deviennent très rares, et la malade meurt cinq jours après, au cours de crises convulsives;

6“ L’autopsie montre, outre les lésions habituelles, un ràmollissement récent du lobe occipital droit, et une gangrène de la partie, inférieure du gros intestin et du rec-

bïm; . , T

f L’examen toxicologique du foie, des rems et du cei-

vêau resta négatif.

Présentation de pièces et radiographies nile (En collaboration avec M. Perrin).

de Nancy, ih mars 1906.

d'ostéomalacie se-

Société de médecine

Les pièces présentées montrent le type des déformations osseuses de l’ostéomalacie sénile, les caractères des plicatures du thorax, la mollesse des os du thorax, leur legereté, leur pauvreté en sels calcaires. Il importe de ne pas confondre cette ostéomalacie avec l’ostéoporose senile qui se complique non de plicatures des os mais de vraies cassures ou fractures.

A propos d’un cas d’ostéomalacie sénile (En collaboration avec M. Perrin). Ai-chives générales de médecine (avec 4 ligure..),

Revue générale de l’ostéomalacie sénile. Nouvelle observation d’ostéomalacie sénile prédominante à la cage thoracique avec incurvation de la colonne vertébrale, dévi.ation des côtes avec courbures et inflexions anormales. Examen radiographique du système osseux. Etude histologique de la moelle osseuse.

Proportions adiastématiqiies du squelette avec '^éveloppemca^^^ morphologique normal des organes génitaux externes (En collaboration avec MM. ,1. ,Te.4ndelze et J. P.misor).

Le type décrit dans ce travail est un infantile à longs membres; il rentre dans la catégorie des infantiles d’ori-

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gine testiculaire. Cet infantile ne relève pas d’une insuffisance thyroïdienne; si le corps thyroïde présentait des travées de tissu conjonctif, la glande elle-même paraissait normale, et, de plus, il n’y avait aucun signe d’athyroïdisme. Dans le cas particulier, on est en droit de se demander si le diabète d’origine inconnue n’a pas été la cause de la sclérose de la glande interstitielle, le début de cette maladie se manifestant après l’époque du développement normal du tractus génital. Et ces considérations d’ordre physio-pathologique ne permettent-elles pas de jeter un jour nouveau sur la pathogénie des troubles d’insuffisance génitale des diabétiques par retentissement sur la glande interstitielle du testicule.»

Compte rendu annuel et procès-verbaux des séances de la Société de médecine de Nancy, années 1902-1903 et 1903-1904.

Articles de critique et d’analyse parus dans la Revue médicale de TEst.

Articles de critique et d’analyse parus tous les ans dans les Annales de dermatologie et de syj^hiligraphie.

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