Traumatisme de folie
(Congrès de Grenoble.) (En collaboration avec A. Marie de Villejuif.)
Not .. — Ces travaux de chirurgie pure, pour ta plupart, intéressent tout autant l'aliéniste que le chirurgien; ils sont destinés à mettre ce dernier à même de prévenir les accidents éloignés psychiques du traumatisme.
Il est impossible il l’heure actuelle Je nier l’influence du traumatisme dans la production de certains étals cérébraux observés à l’Asile.
Un fait intéressant est le point de départ de ce mémoire (enfoncement ancien de la région frontale : hyperostose consécutive de l’os avec aplatissement de la substance cérébrale à ce niveau).
[/influence d’une semblable lésion sur la production du trouble mental paraît évidente. L’intervention n’a pas guéri le malade, mais on est en droit de penser que le résultat aurait été différent si celle-ci avait été plus hétive.
Les autopsies nous ont montré fréquemment d’ailleurs les traces visibles d’un traumatisme antérieur, mais le problème est délicat ; certains traumatismes peuvent être consécutifs a la lobe et reagir sur la psychose antérieure.
Par contre, il peut ne pas exister de stigmate extérieur du traumatisme et cependant la lésion cérébrale peut dépendre d’un traumatisme ancien.
Le chirurgien ne voit le malade qu’au début et ignore en général les conséquences psychiques possibles du traumatisme. L’aliéniste le voit plus tard et à une période trop tardive pour apprécier l’inlluence qu’a pu exercer le traumatisme sur les accidents cérébraux qu’il observe.
Cette recherche de l’origine traumatique de la folie est par conséquent délicate, mais indispensable, car elle conduit au traitement prophylactique et curatif.
Le traitement prophylactique doit être fait dès l’accident par le chirurgien, désormais mieux informé des suites éloignées, possibles.
Quant au traitement curatif des accidents éloignés il a été déjà préco-
jiisé par Christian dans sun mémoire de 1890, mais à l’heure actuelle il est impossible de se prononcer sur son efllcacité.
Les observations publiées dans ce mémoire sont au nombre de ‘24, dont beaucoup empruntées à la pratique de nos collègues.
Elles conlienneut des accidents récents (confusion mentale) et des accidents tardifs (démence, épilepsie).