Appendicalgle et hystérie
{Recueil des [travaux, 5‘ volume.) (En collaboration avec le D' Mariau.)
Relation d’un cas intéressant de pseudo-appendicite chez une hystérii|uc. J'ai repris dans un récent travail la question des indications opératoires chez les hystériques.
4 et 5. — De l'appendlcalgle.
(I™ Note. Soc. de chirurgie, 1904. 2’ Note. Soc. de chirurgie, 1904.)
1'* Note. — C’est à propos d’une communication de M. Guinard à la Société de chirurgie que j’ai rédigé cette note. Notre collègue avait laissé justement pressentir que beaucoup de névralgies attribuées jadis à un
état pathologique des organes génitaux chez la femme devaient être attribuées a 1 appendicite fruste. Il a le premier envisagé, au point de vue clinique, la question des erreurs de localisation de la douleur, sujet que j’ai étudié récemment à l’Académie de médecine. Mais notre collègue a eu tort de rapporter toujours à l’appendicite les douleurs accusées par les malades è l’occasion d’un fibrome utérin ou du rein mobile.
J’apporte pour réfuter son opinion des aiguments que j’ai puisés dans une série d’études que je poursuis depuis plusieurs années. 11 faut, en effet, tenir compte des obsédés ou hypocondriaques dont j’ai cité de nombreux exemples en 1898 ii la Société de chirurgie (travail en collaboration avec Febvré, médecin en chef des asiles). Mon interne Mallet en a égalcmentpubliédcscas dans sa thèse. Chez ces malades, l’intervention ne peut leurprocureraucun bénéfice: parfois même elleaggravel’état mental.
Après avoir envisagé les conditions de la douleur dans le fibrome utérin, le rein mobile ou la hernie, je propose à mon collègue les conclusions suivantes ; n’enlevez l’appendice que lorsqu’il est réellement malade et que le sujet a présenté des crises très nettes d’appendicite.
Méfiez-vous de l’appendicite fruste qui est certainement moins fréquente qu’on ne le croit si l’on tient compte des états morbides dont j’ai parlé. Je pense que le plus souvent il ne s’agit que de viscéralgie chez des sujets hypocondriaques. La thèse de M. Guinard présente le grave inconvénient d’exposer à enlever l’appendice chez les obsédés, les hystériques ou les hypocondriaques et è rouvrir le chapitre des psychoses post-opératoires.
2“ Note. — Je fais la relation curieuse d’une épidémie mentale, dans un bataillon de chasseurs à pied. Gette cause peu connue des chirurgiens explique selon moi bien des épidémies dites familiales que l’on attribue
Il est un fait digne de remarque et qui vient conûrmer cette opinion, c est que 1 appendicite dans ses formes chroniques ne s’observe pas chez l’aliéné. Peut-être, en effet, faut-il penser qu’ils sont .è l’abri do l’obsession d’une maladie qu’ils ne connaissent pas et dont ils n’entendent que bien rarement parler.
Relation d’un cas d’appendicite fausse chez un molaneoliiju« p'^'^'^entant des stigmates d’Iiystéi'ie.