Varicocèle et obsession
(Soeiélé de médecine, 1904.)
Dans ce travail, j’étudie les indications opératoires dans la varicocèle. Je propose pour conduire utilement cette étude d’envisager parallèlement l’état anatomique du cordon et l’état mental.
Dans la première variété, la distension veineuse est énorme, les malades ne souffrent pas ; en général, ils ne demandent aucune opération.
C’est pour contracter un engagement militaire ou pour se marier, qu’ils sollicitent l’intei vention. Leur demande est parfaitement légitime.
Dans la deuxieme variété, les lésions sont peu marquées, mais les troubles fonctionnels très prononcés. L’exagération de ces troubles peut encore déterminer le chirurgien à intervenir avec chances de succès.
Mais l’impuissance parfois accusée par les malades doit constituer une contre-indication absolue.
Dans la troisième, les lésions anatomiques manquent absolument. D s’agit de névralgie testiculaire (varicocèle psychique). Le chirurgien est très souvent amené à intervenir. J’en ai donné longuement les raisons. d’ordre mental. 11 y a la une psychologie du médecin curieuse à connaître. Quoi qu’il en soit, les résultats sont déplorables pour le malade et, aussi, pour le chirurgien.
Quatre observations sont jointes à ce travail.
7. — Ectopie rénale et psychopathie. Indications opératoires.
(Soeiélé de médecine, -1904.)
J’étudic dans cette note les indications opératoires dans l’ectopic rénale sur lesquelles je reviens dans une étude ultérieure. Dans ce premier
travail, j’estime que dans l'ectopie rénale non compliquée, les indications sont délicates à saisir.
A côté des .reins mobiles silencieux qui ne donnent lieu à aucun accident, il en est d’autres qui en dehors des complications précitées se t''adui«ent par divers symptômes pouvant se résumer à trois : les douleurs, les troubles nerveux et les troubles digestifs; ceux-ci sont parfois associés.
Je n’envisage actuellement que la forme neurasthénique et douloureuse .à laquelle je joindrai le rein mobile chez l’hystérique ou chez l’aliéné. Or, ma pratique des aliénés me permet d’affirmer, contrairement à l’avis des auteurs, que les neurasthéniques purs (type liéard) ne peuvent bénéficier de l’intervention et que celle-ci aggrave
Je cite un cas personnel. Il en est de même chez l’hystérique.
Notv. — Dans mon dernier travail, de nouveaux faits m’ont amené toutefois à modifier mon opinion à cet égard dans des conditions que je me suis appliqué à préciser. En cas de psychose, l’intervention peut, dans certaines formes bien déterminées, amener la disparition de celle-ci. Cas pei-sonnel.
8. — A propos de la castration et de la prothèse testiculaire.
{Société de médecine, 1904.)
Les affections du testicule qui aboutissent à la castration provoquent chez certains malades des idées mélancoliques ou hypocondri.-iques. depuis longtemps signalées par les chirurgiens (Dupuytren, Malgaigne).
La chirurgie conservatrice (testicule moral) que j’ai toujours pratiquée par une technique spéciale, sur les conseils de mon maître le professeur Recho, et la prothèse testiculaire préconisée par Tuffier ont été imaginées pour supprimer les conséquences psychiques de la castration.
Quand la castration a été jugée nécessaire, est-il toujours indispensable
de pratiquer la prothèse? C'est le point quo j’ai étudie dans cetle courte
Quand le malade ne demande pas la prothèse, j'estime qu’il y a inconvénient à la lui proposer. J’en donne les raisons d’ordre psychique.
Quand, an contraire, celui-ci la réclame, il est nécessaire, au préalable, d’examiner .avec soin l’état mental du malade.
Deux cas personnels iméressants au point de vue documentaire, mais insuffsantspour fixer les indications et contre-indications.