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I.UCIEK PICQCÉ. A propos de l'opothérapie ovarienne

(Progrès médical, mars iOOi.)

Dans cette étude M. Picqué combat la tendance des chirurgiens d’attribuer d’une façon systématique à l’insuffisance ovarienne les troubles survenus après les opérations portant sur les annexes.

La sécrétion ovarienne existe d’une façon indéniable, mais il faut démontrer : 1“ que la suppression est susceptible d’amener des troubles dans l’organisme; 2“ que les troubles observés après l’ablation des ovaires sont bien sous sa dépendance.

Or, ces troubles sont de deux ordres : j’ai étudié les premiers sous la dénomination de psychoses post-opératoires et montré que, contrairement à l’avis de certains auteurs, ils n’étaient pas plus fréquents à la suite de l’ablation des ovaires qu’après d’autres operations portant sur le périnée

Le deuxième groupe est en général mal. défini par les auteurs qui veulent y trouver la preuve de l’insuffisance ovarienne.

Il faudrait en séparer ceux qui tiennent à la suppression de la menstruation.

Pour les troubles mentaux, les aliénistes ont établi leur véritable origine. Notre étude sur la neurasthénie post-opératoire (41 cas personnels, voir ailleurs) diminue notablement le domaine des troubles dus à l’insuffisance ovarienne.

Enfin, des observations publiées des résultats du traitement opothérapique manquent de rigueur scientifique.

En résumé ; 1° on peut observer les troubles attribués à l’insuffisance ovarienne chez des malades auxquels on n’a pas enlevé les ovaires j 2° les troubles observés après la castration peuvent s’expliquer d’une façon différente : à ce point de vue il faut tenir compte de la fonction menstruelle, de l’état mental antérieur des malades et de leurs prédispositions héréditaires.

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