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Des douleurs psychopathiques

(Congrès des aliénistes. Session Amiens, 1911.)

Dans une deuxième étude sur la douleur, que j’ai présentée au Congrès d’Amiens à propos du rapport de M. Maillard, j’ai spécialement envisagé la notion de la cénesthésie cérébrale dans ses rapports avec la douleur. Cette notion nous permet de connaître une variété importante de douleurs chet l’hypocondriaque et les cénestopathes.

En ce qui concerne ces derniers, j’ai étudié la question des « réactions' anormales du cerveau » et montre que la conception généralement acceptée se trouve en désaccord avec la pensée philosophique contemporaine et c’est ainsi que selon moi on est amené à contester aux cénestopathes 1 mtégi t braie qu’on leur accorde et à les faire rentrer dans les cadres nosologiques ordinaires.

Quant à l’origine même de la douleur chez les cénestopathes, elle est difficile à établir parce que l’examen somatique est parfois très délicat et les erreurs de localisation fréquentes. J’estime que l’examen psychique ne saurait suffire.

La recherche du substratum organique et l’étude attentive des troubles fonctionnels présentent une importance capitale.

Cette étude m’a conduit à envisager les indications thérapeutiques auxquelles donnent lieu la douleur.

Quand la douleur n’a pas une origine cérébrale, ou qu’elle accompagne une lésion bien déterminée, les aliénistes semblent accepter trop facilement l’indication opératoire. Or, il est des contre-indications opératoires que je me suis appliqué à fixer depuis de longues années.

J’estime en particulier que chez l’hystérique ou l’hypocondriaque, il est parfois indiqué de s’abstenir en présence d’une lésion même importante, à moins naturellement qu’elle ne compromette l’existence.

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