L’insuffisance des hémastoblastes ou anhématoblastie
5" L’insuffisance plasmatique (eau, sels, albuminoïde, fibrine, fer-
Cette conception générale des anémies nous mène directement à un traitement rationnel, basé sur la physiologie pathologique des états anémiques ; dans chaque cas particulier, il faut dissocier le syndrome anémique en ses constituants et rechercher les insuffisances hématiques élémentaires pour leur appliquer un traitement adéquat.
prouvant qu’on peut confondre avec l’anémie l’ochrodermie émotive, celle des sujets qui vivent trop renfermés, celle des myxœdémateux, des lymphatiques, des scrofuleux, des aortiques, des brightiqùes, des infantiles oligémiques.
Même quand l’ensemble des symptômes incline au diagnostic d’anémie, il ne faut pas faire ce diagnostic avant d’avoir constaté positivement
sive produite par la néphrite. L’absence de réaction normoblastique ou mégaloblastique, l’absence d’altération de lamœlle des os dans ce cas,
par destruction hématique exagérée, ou par insuffisance de rénovation sanguine.
types distincts : la polynucléose et la mononucléose.
L’hyperleucocytose polynucléaire s’observe dans les inflammations localisées, telles que les phlegmons, les suppurations chaudes des parenchymes et des séreuses, et dans les états inflammatoires comme l'érysipèle, la pneumonie, le rhumatisme articulaire aigu, les angines diphtériques et non diphtériques, la blennorragie. La même formule se voit
crobe n’ait paralysé complètement les défenses organiques.
La scarlatine, enfin, se comporte comme les états inflammatoires, et tous les hématologistes admettent qu’à sa période d’état elle est caractérisée par une hyperleucocytose avec polynucléose souvent considérable.
La mononucléose avec hyperleucocytose s’observe dans quelques maladies aiguës, telles que les oreillons, la coqueluche, la variole, la varicelle, la vaccine. Dans ces trois dernières maladies, la formule leucocytaire est, en outre, caractérisée par le passage dans le sang de leucocytes mononucléaires granuleux ou myélocytes, qui à l’état normal sont
La mononucléose, sans hyperleucocytose ou même avec leucopénie, s’observe dans la fièvre typhoïde, le typhus, la rougeole.
Certaines maladies aiguës à rechute, comme la fièvre paludéenne et la fièvre récurrente, ont une formule sanguine qui participe à la fois de la polynucléose et de la mononucléose; la polynucléose passagère est la
réaction du début de l’accès.et fait place, dès la fin de celui-ci et dans
l’intervalle des rechutes, à la mononucléose.
Pour les maladies infectieuses chroniques, comme la tuberculose et la syphilis, la longue durée et l’irrégularité de l’évolution empêchent d’établir la formule hémoleucocytaire de l’ensemble de la maladie. L’exa-
la mononucléose ; la polynucléose correspond peut-être, comme l’ont fait remarquer Achard et Loeper, au début des poussées évolutives,
maladie. L’hématologie ne saurait à elle seule suffire à établir le diagnostic précis d’une maladie infectieuse.
L’étude de la formule hémoleucocytaire, comme celle du pouls et la température, fournit seulement aux cliniciens un symptôme de plus qui demande à être bien interprété. Ainsi, pour ne donner que quelques exemples, chez un fébricitant avec état typhoïde, la constatation d’une hyperleucocytose avec polynucléose fera écarter le diagnostic de fièvre typhoïde et songer, au contraire, à une forme typhoïde delà pneumonie ou d’une septicémie. Dans les mêmes conditions cliniques, la leucopénie
Chez les individus présentant des accès de fièvre à type intermittent, l’étude de la formule sanguine permettra de distinguer la fièvre paludéenne de la fièvre symptomatique d’une infection biliaire, urinaire, ou d’une suppuration profonde : la fièvre paludéenne s’accompagnaht en général d’hypoleucocytose avec mononucléose, les fièvres symptomatiques d’infection se traduisant, au contraire, par une hyperleucocytose avec polynucléose.
Dans tous les états infectieux mal caractérisés, la recherche de la formule hémoleucocytaire s’impose. La constatation d’une hyperleucocytose avec polynucléose intense peut servir à dépister une suppuration cachée. En chirurgie, elle trouve souvent son application pratique pour le diagnostic de l’appendicite et de l’hématocèle rétro-utérine, l’hyperleucocytose polynucléaire étant un signe d’appendicite. ^
rentes les unes des autres pour que leur étude puisse être utilisée dans le diagnostic de ces maladies. Tandis que la scarlatine entraîne une réaction d’hyperleucocytose et de polynucléose intense, la variole produit une mononucléose à type bien spécial, avec apparition de myélocytes dans le sang, et la rougeole modifie relativement peu la formule leucocytaire : il s’ensuit que l’examen du sang pourra servir à distinguer un rash scarlatiniforme ou morbilliforme d’une éruption de scarlatine
Valeur pronostique des leucocytoses. — La conception moderne sur le rôle des phagocytes dans la défense de l'organisme avait conduit à admettre un rapport direct entre l’intensité de la leucocytose et de la polynucléose et l’évolution favorable de la maladie.
L’expérimentation, comme l’observation clinique, montrent en effet que l’absence de leucocytose ou la leucopénie est un indice défavorable dans les infections qui, comme la pneumonie, la diphtérie, etc., s’accompagnent ordinairement d’hyperleucocytose et de polynucléose. 11 faut cependant se garder de conclure que le pronostic de la maladie est d’autant plus favorable que le degré delà leucocytose et de la polynu-
que l’intensité de l’hyperleucocytose et de la polynucléose est en rapport direct avec la gravité de l’infection.
Dans les maladies telles que la variole, qui ont pour formule régulière l’hyperleucocytose avec mononucléose, la loi pronostique est la même : l’absence de réaction aussi bien que l’excès de réaction leucocytaire sont des indices de gravité.
Pour les maladies comme la fièvre typhoïde et la malaria, dont la formule habituelle est la leucopénie avec mononucléose relative, nous
, Signification pathogénique des leucocytoses. — La formule hémoleucocytaire est l’image des réactions locales que suscitent les microbes
et la conséquence des réactions secondaires qui se produisent à di&tance dans les organes hématopoïétiques.
La réaction leucocytaire relève de facteurs multiples. Elle est en
lité et avecde degré dé résistance de l’organisme envahi.
Mononucléose et immunité. — L’étude comparée des formules leucocytaires dans les diverses maladies infectieuses nous a permis d’établir
Le phlegmon, l’érysipèle, 1
notons qu’il prend place à côté des maladies du groupe précédent, et par sa formule de polynucléose, et par la facilité avec laquelle il récidîVè'.
L’hyperleucocytose polynucléaire s’observe aussi dans l’angine diphtérique, la blennorragie, maladies pour lesquelles une première atteinte
La scarlatine seule, parmi les maladies qui S’accompagnent de polynucléose, seriible faire exception à la règle. Il est intéressant de remarquer que c’est précisément cette fièvre éruptive, dont la spécificité est ; si discutée, que sa formule hémolèucbcytaire à ; polynucléose rapproche des infections banales. .
Les maladies à mononucléose sont, au contraire, celles quiblaissent après elles une immunité assez solide pour que la récidive ne se produise
La mononucléose est, en effet, la formule de màladiés spécifiques, '
des variantes dans la formule générale de la mononucléose, il n’en reste pas moins vrai que, au point de vue hématologique, le trait essentiel à toutes ces maladies c’est la présence en excès dans le sang des lymphocytes et des grands mononucléaires.
Cette mononucléose elle-même va en s’exagérant à mesure que la maladie approche de la guérison.
L’apparition précoce de la mononucléose au cours de la période d état de la maladie, la persistance de cette réaction pendant toute cette période et pendant la convalescence, telle semble être la condition du développement d’une immunité solide dans l’organisme infecté.
L’étude de la formule leucocytaire de la convalescence des maladies à polynucléose vient encore confirmer le rapport entre la mononucléose et rétablissement de l’immunité. Au moment de la convalescence de ces maladies, la- polynucléose disparaît, et une réaction mononucléaire
qui correspond à la fin de l’accès et à la période de temps qui le sépare de l’accès subséquent. Cette mononucléose correspond précisément à la phase de la maladie pendant laquelle le parasite ne peut plus se déve. lopper dans le sang, et où l’on peut admettre qu’une immunité relative s’est développée.
source principale c rapport que nous a'
CYTODIAGNOSTIC
i cyloscopie
■ des exemples personnels que la méthc
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nuées, curables, que l’on observe au cours des maladies générales. Gette observation démontre d’une façon précise que le méningisme est parfois fonction d’une méningite vraie, et que les méningites au cours ' des maladies infëctiéuses peuvent se terminer par la guérison.
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