ABSORPTION DE L'IODE PAR LE8 LEUCOCYTE
Avec M. Lortat-Jacob j’ai étudié le rôle des leucocytes dans l’absorp- 1 tion et l'assimilation de l’iode introduit dans l’organisme. Par des injections intrapéritonéales ou sous-cutanées de solutions iodo-iodurées et de solutions iodées à divers animaux, nous avons pu constater que les leucocytes se chargeaient de l’absorption de l’iode.
Aussitôt après l’injection dans le péritoine de liqueur de Gram ou d’iode en solution dans l’huile de vaseline, on peut reconnaître que certains leucocytes ont pris l’iode qui forme un croissant jaune à la périphérie de leur protoplasma. Bientôt cette coloration disparaît ; dans le point correspondant au croissant iodé se montre une formation jaune, rocheuse, indiquant la modification de l’iode à l’intérieur du leucocyte.
On peut déceler l’iode dans le leucocyte par des réactions chimiques ; avec une solution saturée de sublimé on obtient un précipité brun dans le leucocyte pi celui-ci ne contient que de l'iode, un mélange de précipités rouge brillant et rouge brun si le leucocyte a absorbé une solution iodo-iodurée.
Ges réactions ne peuvent plus être produites après un certain temps, cequisemble indiquer une transformation plus complète et une assimilation de l’iode par le protoplasma leucocytaire. Avec l’empois d’amidon,
toxication microbienne. A cet égard il y a une différence très grande entre l’action toxique de l’iode et celle des sécrétions microbiennes.
La réaction folliculaire aboutissant à la production d’un grand nombre de cellules lymphoïdes est donc la principale caractéristique de l’action; de l’iodé sur les organes lymphoïdes.
La réaction polynucléaire, qui s’observe toujours au cours des infec-
Déjà l’étude des réactions lymphoïdes nous avait montré que lés solutions iodées n’ont pas une action identique à celle des solutions iodoiodurées. L’iode entraîne une prolifération beaucoup plus marquée des cellules fixes ; les iodures déterminent une éosinophilie ganglionnaire et splénique, tandis que l’iode fait, au contraire, disparaître les éosinophiles du tissu lymphoïde ; les iodures produisent une congestion beaucoup plus intense que ne le fait l’iode.
Ces différences sont surtout marquées quand on étudie l’action de l’iode et des iodures sur les poumons.
Les iodures sé distinguent par la congestion intense et par les hémorragies parfois abondantes qu’ils produisent; ces phénomènes sont toujours beaucoup moins marqués avec l’iode. Ici encore les iodures amènent une éosinophilie, l’iode une réaction de l’endothélium alvéo-
L’action congestive de l’iodure sur les poumons est bien connue des cliniciens qui redoutent l’emploi des iodures chez les tuberculeux ; elle a été utilisée, dans l’intérêt d’un diagnostic précoce, par M. le professeur Lapdouzy pour déceler des lésions minimes du sommet chez des* malades en suspicion de tuberculose.
Nos études expérimentales nous mènent à cette conclusion : que les préparations iodées devront être préférées aux iodures dans la thérapeutique de certaines affections pulmonaires, et chez tous les malades pour lesquels on peut redouter une congestion du poumon.
apparaissait dans les cas d’entérite aiguë ou chronique et que l’augmentation de l’acidité était la caractéristique principale du rachitisme. Ainsi, l’hyperacidité gastrique peut être considérée comme un des stigmates digestifs du rachitisme.
étudiées par Parrot. Il s’agit, au point de vue anatomique, d’une disjonction de l’épiphyse et de la diaphy.se; dans les cas favorables, cette
retardé et incomplet, par l’imperfection et l'insuffisance fonctionnelle de leurs divèrs organes, sont exposés plus que tous les autres à l’action
nocive des agents physiques et des diverses infections.
L’infection est en effet une cause de mort fréquente chez ces enfants. Elle frappe le plus souvent l’appareil respiratoire, reste à peu près latente et se traduit à l’autopsie par des broncho-pneumonies à caractère hémorragique. Le streptocoque est la cause la plus habituelle de l’infection; celle-ci peut relever, en outre, du staphylocoque, du pneumocoque ou du colibacille.
Pour faire vivre ces enfants débiles, il faut les placer dans des conditions se rapprochant autant que possible de celles que leur offrait le
mentation substantielle et facilement assimilable.
Pour être utile, la couveuse ne doit être employée que dans des conditions et suivant des règles bien déterminées, indiquées par le professeur Hutinel. Les enfants déjà infectés ne doivent jamais être placés en