‹ Exposé des titres et travaux scientifiques (volume 2)Chapitre 11 sur 35 · TOXIQUES · texte numérisé non relu

TOXIQUES

La toxine tétanique n’agit pas sur le Les contractures sont probablement d’ori^ tabilité du système sensitif.

mt également excitables des deux côtés.

li. Lésions nerveuses. — Les cellules médullaires du cobaye alleint de tétanos local ou généralisé, mort spontanément ou sacrifié, présentent presque toujours au moyen des récentes méthodes de coloration (Nissl) des aspects anormaux (6 animaux), (les altérations sont variables en intensité et en dissémination, sans que ces différences correspondent aux différentes phases de l’intoxication Elles peuvent être, dans des cas de tétanos généralisé, légères et même identiques à celles qu’on rencontre chez des cobayes non tétaniques (2 cobayes) ; elles sont bilatérales et disséminées dans toute la hauteur de l’arc médullaire chez des cobayes ( 2 ) sacrifiés à la période des contractures locales. Elles peuvent atteindre leur maximum d’intensité chez des cobayes guéris (i); elles n’ont pas de rapport avec la dose de toxine injectée. La moelle du seul lapin examiné présentait des altérations cellulaires Les cellules nerveuses médullaires de chien, mort de tétanos généralisé ou sacrifié en plein tétanos généralisé, ne nous ont présenté aucune lésion appréciable par les méthodes les plus récentes de coloration (5 chiens).

3" Les urines du chien, du lapin et de l’homme tétaniques acquièrent par le fait de l’injection de toxine tétanique des propriétés convulsivanles (sans incubation, strychnisme), qui ne préexistaient pas dans les urines du même animal (déjà vu, notamment par Ch. Bouchard).

de tétanos généraUsé le 12; Purine de ce jour tuejiresqu’immédiatement ou en "1“®'^“® (i cent. cub. sous la peau du dos), etc. .

4" Les urines peuvent devenir slrychnisantes avant l’apparition des contractures, pendant la période d’incubation. Cette propriété n’est donc pas une conséquence de la contracture musculaire :

5» L’élimination de la substance convulsivante paraît se faire par décharges et non régulièrement. Un chien a présenté trois décharges correspondant : a) à la fin de l’incubation; i) au début de la généralisation; cj à la période terminale.

Des chiens sont injectés avec de la toxine tétanique. Les urines conservées en totalité, avantrinjeclion, pendant l'incubation, pendant le tétanos, jusqu’à la mort, ont été journellement injectées à des lapins dans la veine auricnlaire jusqu’à la mort de l’animal (filtrées, neutralisées,

de la méthode graphique les phases de l’intoxication (respiration, circulation).

Conifris de médecine de Montpellier, 1898. En collaboration avec J. Couhmont.

« rTi T^T TT i] cubes) la mort du chien est survenue également en cinq heures rnTlT Tlti avec les mêmes symptômes mais sans hypothermie (38‘’4 cl'

Lapin») cobaye injecté sous la peau (i ou 2 dixièmes de cen-

Toxine diphtérique, timètre Cube) meurt en vingt ou trente heures avec une tera- Marcho d» la icmpé- pérature rectale de 35 degrés environ.

Jamais nous n’avons vu se produire l’hypothermie sans ‘■‘“"‘■d- une notable période d’incubation occupée par de l’hyper-

thermie qui débute très rapidement après l’injection, ta période d'incubation est de quinze heures en moyenne chez le chien et le lapin injectés avec i à 2 ou 3 centimètres cubes de toxine. Nous avons pu la raccourcir (jusqu’à trois heures) en augmentant la dose injectée ; nous n’avons

rinflammatioii franche. On peut donc produire de l’inflammation avec les toxines non seulement au point où on les introduit, mais au point où elles s'éliminent. (Gourmont et Doyon. )

Lee expériences ont été faites sur le chien.

Avec des doses faibles (i cent, cub.) on observe seulement de la congestion généralisée

Avec I le. 5 à a centimètres cubes la mort survient en quinze ou vingt heures et on observe des lésions prédominantes de l’intestin grêle mais encore purement congestives. Tous

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vaux avaient été commencés avant la publication du mémoire de E. Roux et de Metchnikofï, alors que la plus grande incertitude régnait sur l’existence et les propriétés de la toxine cholérique.

Les cultures tuées par un chauffage lent à + 53 degrés nous ont paru plus toxiques que

les cultures liltréos, sans que cela démontre la présence d’une toxine plus active dans le corps

des vibrions, le filtre pouvant retenir une partie de la toxine.

Archives de Phijsiotoffte, octobre 1896. En collaboration avec J. Cociimoxt.

2. Lésions nerveuses. — Observation d’un lapin qui fut atteint, treize jours après une injection intra-veineuse de culture filtrée de vibrion cholérique, de paraplégie anesthésique et mourut trois jours plus tard. Le vibrion expérimenté était celui de Massaouah ; 1 centimètre cube de culture inoculé dans le péritoine du cobaye le tuait en seize heures. La culture avait été filtrée après treize jours de végétation dans le vide à -+- 38 degrés. La toxine conservée sous l’huile a été injectée neuf jours après la filtration.

Névrites periaxiles (sclalique) primitives de date récente n'ayant pas encore entraîné de l’atrophie musculaire et n’ayant produit que cette altération minime des groupes externes des cellules des cornes antérieures (renflement lombaire) : dissolution légère de la substance chromatophile, sans déplacement du noyau, ni cassure des bras cellulaires, la grande majorité des

Société de Biolot/ie, i8y(i, p. Coll. En collaboration avec J. Coüiimont et Paviot.

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