‹ Exposé des titres et travaux scientifiques (volume 2)Chapitre 12 sur 35 · XX. POISON PYOCYANIQUE · texte numérisé non relu

XX. POISON PYOCYANIQUE

Charrin et Gley ont, les premiers, montré que des poisons microbiens exercent une action élective sur certains dès nerfs vaso-moteurs. Ils ont constaté chez le lapin, intoxiqué par les produits solubles du bacille pyocyanique, que l’excitation du nerf sensitif de l’oreille n’est plus suivie de la réaction vaso-dilatatrice habituelle. Ces auteurs ont conclu que les vaso-dilatateurs sont paralysés par le poison. Nous sommes arrivés à la même conclusion par une méthode plus directe. On sait qu’il est possible, dans les eonditions ordinaires, de mettre en jeu chez le lapin les dilatateurs auriculaires en portant l’exeitation électrique sur la partie supérieure de la chaîne thoracique, au-dessus du ganglion cervical inférieur. Quand l’animal est sous l’influence du poison pyocyanique, cette vaso-dilatation ne se produit plus. L’excitation du nerf tympanico-lingnal cesse également dans ces conditions de produire la rougeur de la langue.

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