ACCOMMODATION
relâchement de la zomile.et le bombement de la face antérieure du cristallin. Kt cependant si nous excitons le sympathique cervical on obtient l’effet inverse. Nous soutenons, M. Morat et moi. qu’il s’agit d’un phénomène d’arrêt ou d’inhibition. C’est du moins la seule explication rationnelle que la physiologie nous offre dans son état actuel pour nous faire comprendre comment l’état d’excitation, p^T- ^^onséqiient d'activité d’un nerf, peut déterminer le relâchement d’^m
Nos expériences ont été faites sur des chiens et des chats. Pour juger des changements survenus dans l’accommodation nous avons très généralement cherché à apprécier la déformation du cristallin par les variations des images de Purkinje. Néanmoins nous avons employé des procédés de contrôle.
ExPKniENciî. — Sur un chien engourdi par la morphine ou immobilisé par le curare à la dose limite, on prépare le vaguo-sympathique dans la région du cou. Si Ton tient à se débarrasser des réflexes respiratoires qui peuvent résulter de l’excitation du vague, on aura coupé préalablement ce nerf un peu au-dessous de la base du crâne, dans le point où il est distinct du sympathique; cette précaution est inutile quand on agit sur l’animal curarisé. Elle n’est pas non plus indispensable quand l’animal est simplement morphiné. Du reste, on peut encore éviter le vague en appliquant un excitateur à demeure sur l’anse do Vieussens, à la partie inférieure du sympathique cervical, et en fermant le courant juste au moment voulu. Enfin, au lieu du chien, on peut employer le chat, sur lequel le sympathique cervical est facilement
tous les autres phénomènes oculo-pupillaires résultant de l’excitation du sympathique. On a fait l'obscurité dans la pièce où l’on opère. La tête de l'animal étant maintenue bien immobile, on place dans le voisinage do l'un des deux yeux (de celui correspondant au sympathique probablement mis à nu) une lampe donnant une image lumineuse de forme simple (un carré par exemple), qui est projetée sur l’œil comme dans l’éclairage dit latéral. Cette forme lumineuse y donne naissance à trois images caloplriques; ce sont les images de Parkinje, encore appelées images de Sanson. La première, droite, très brillante, se forme sur la cornée; la seconde, droite également, mais moins brillante, moins nette, se forme sur la face antérieure du
cristallin. I.a seconde et la troisième sont encore appelées joremiêre image crislallinienne et seconde image crislal linienne. Pour^peu que la pupille soit un peu contractée ou que l’éclairage
seconde image de Purkinje ou première crislallinienne qu’il faut observer. On appréciera surtout sa grandeur. 11 est parfaitement possible de l’estimer à l’œil nu ; on peut l’examiner ù l’aide d'une loupe d’un faible pouvoir grossissant. Si, dans ces conditions, on fait la section du sympathique, on pourra voir d’une façon non constante une très faible diminution de l’image; c'est déjà une indication sur la nature de .sa fonction accommodatricej mais nous en trouverons une autre bien plus évidente en examinant l'effet inverse produit par l'excitation.
Sur les animaux soumis à l’action de la morphine, la pupille est généralement très rétrécie. Le pouvoir myotique de cette substance est très évident sur le chien. Nous pensons, sans toutefois en pouvoir donner des preuves péremptoires, qu’elle produit en même temps à la dose où nous l’employons (5 centigrammes) un certain degré de spasme de l’accommodation. Cette condition est excellente pour mettre en relief l’action antagoniste qui résulte de l'excitation du sympathique. Chez l’animal curarisé, la pupille est beaucoup plus dilatée et le spasme du muscle ciliaire fait certainement défaut; il sera bon de le provoquer. On comprend bien, en effet, que, pour bien apprécier une grandeur, un mouvement aussi limité que celui