ACCOMMODATION
dont il est question, il est avantageux que ce mouvement n'ait pas déjà subi un commen cernent d’exécution, qu’il soit le plus prés possible de son point de départ. Sur l'anima indemne de tout poison, l’œil peut être accommodé au moment où on l'examine pour des distances très variables, y compris l’infini; suivant les différents poisons, il peut l’être pour des distances plus fixes, mais variables d'un poison à l’autre. C’est par ces‘différences que nous expliquons les difficultés assez grandes signalées par Hensen et Volkers dans leurs mémoires, et les absences de changement de la première image cristallinienne qu'ils ont souvent notés dans le cours de leurs expériences. Il est bien clair que, pour manifester l’action d’e l’oculo-moteur, les mydriatiques rendraient probablement des services équivalents on les graduant avec un soin extrême en raison de leur grande puissance. Les myotiques (comme les mydriatiques, du reste, sont en nombre assez grand; tous, probablement, peuvent rendre les mêmes services; celui que nous avons employé le plus souvent est la nicotine: on instillait dans l’œil I goutte de la solution au centième (nous n'entendons recommander de cette substance ni l’emploi clinique ni les doses) ; d'autres fois nous avions recours à l’ésérine.
L’action myotique de ces substances est manifestée par la contraction de la pupille, qui devient presque punctiforme. Leur action parallèle sur l’appareil ciliaire est démontrée par la
l’iris, par tous les signes connus à l’aide desquels on met en évidence l’épaississement du cristallin et l’exagération de courbure de sa face antérieure. C’est lorsque tous ces signes existent que l’on peut bien rendre apparente l'action du sympathique par son excitation à l’aide des courants d’induction. Comme rythme et comme intensité, ces courants sont choisis tels qu’ils seraient nécessaires pour produire soit les phénomènes dits oculo-pupillaires, soit les phénomènes vaso-moteurs de l’excitation du sympathique.
Cette excitation produit les effets habituels et bien connus : dilatation de la pupille, légère saillie du globe oculaire entre les paupières, pour ne parler que de ce qui concerne l'œil lui-même. Si pendant ce temps on fixe attentivement la deuxième image de PurUinje (première image cristallinienne), on la voit grandir manifestement en même temps que ses bords deviennent un peu moins nets, un peu plus diffus. De ces changements de grandeur de la première image cristallinienne (la seule, du reste, qui soit modifiée par l'excitation du sympathique), nous n'avons pas do mesures précises à donner. Nous avons tenu, en effet, à simplifier autant que possible le dispositif expérimental. D’ailleurs, cette donnée quantitative n'a pas d'intérêt direct dans la question. Le grandissement de l’image est, du reste, variable suivant l’âge, suivant les animaux, suivant l'état de fatigue plus ou moins grand du nerf, etc. Ce qu’il importe de savoir, c’est que la valeur de ce grandissement est telle qu’il ne peut y avoir aucun doute sur son existence réelle et que le sens de sa variation est constant. Il nous a paru souvent que l'image s’agrandissait environ d’un tiers, d'une moitié de son diamètre; une fois, sur un chat, l'image nous a paru presque doubler.
Comme tous les phénomènes qui sont sous la dépendance des nerfs et spécialement des nerfs de la vie végétative, celui-ci n’est pas instantané ni uniforme; il présente des phases, probableinent un temps do latence, celui-ci un peu court déjà pour être apprécié avec les
donner l'excitation, on voit riniagc cristallinienne grandir, non pas tout d'un coup, mais
ait repris ses dimensions premières. La forme générale du phénomène est à peu près celle des mouvements de l’iris quand le sympathique est soumis à une forte excitation, et rien n'est
pupille en même temps que l’image cristallinienne.
Nous avons répété cette expérience un assez grand nombre de fois. Depuis le moment où nous en avons eu fixé la technique assez simple, après avoir passé au début par quelques tâtonnements, nous n'avons jamais vu manquer ce phénomène oculo-ciliaire de l'excitation du sympathique. A la vérité, il peut se montrer parfois assez atténué, mais jamais il ne s’est montré inverse de ce que nous avons décrit : c’est donc bien un phénomène constant. Il nous
CONTBACTILITIÎ PULMONAIfilî
sympathique cervical, soit par l’arrachement des ganglions, ni trouble trophique, ni arrêt de développement ; dans un cas chez un jeune chat on a observé un peu d’alopécie à l’oreille. Ces résultats sont en concordance avec les travaux de MM. Charrin et Moussu publiés à la même époque.
Complet renduyh l'Académie des Sciences, 1897, t. CXXV, p. 124 (A Lyon médical,