MALADIES OU SYNDROMES NON COMPRIS DANS LES CATÉGORIES PRÉCÉDENTES
La mort subite dans l’enfance [n»» 17 et 68].
J’ai publié en 1903 l’observation du décès rapide de 9 garçons nés d’un père alcoolique, dont il faut rapprocher une observation de M. Morquio (de Montévideo), une observation de M. Haushalter, les observations de Hedinger, etc.
Un nouveau cas publié en-1906 est relatif à une enfant de 7 semaines, morte en quelques heures avec des phénomènes de suffocation attribuables à la compression exercée par le thymus hypertrophié.
Dans l’observation de 1903, la mort des enfants ne pouvait s’expliquer que par une affection familiale ne se rattachant à aucun type classique et vraisemblablement sous la dépendance de l’alcoolisme du père qui, par une exception aux règles ordinaires de l’hérédité, influait sur les garçons seulement.
Les causes que je passe en revue en sont très variées et un certain éclectisme est de mise dans l’interprétation des faits,
Effets favorables de l’extrait de capsules surrénales chez un addi-
SOnien (avec m. le Professeur P. Spillmann) [n» 72].
Observation d’un homme de 42 ans, chez qui le traitement a enrayé l’évolution d’une maladie d’Addison, qui évoluait depuis quatre mois. Le traitement a été pratiqué en plusieurs périodes, parce que sa continuité avait présenté des inconvénients, en donnant naissance à des accidents analogues à ceux décrits en 1899 par M. Boinet,
Maladie de Basedow consécutive à l’ablation des ovaires [n° 52].
Observation (publiée avec M. P. Blum) d’une femme chez ■ laquelle le syndrome de Basedow s’est manifesté un an après la perte des ovaires (hystérectomie abdominale pour fibrome volumineux à l’âge de 40 ans) : le tableau clinique de la maladie s est complété en l’espace de 2 ans. Ce cas soulève, sans les élucider, certaines questions relatives au problème du rapport des sécrétions internes de l’ovaire et du corps thyroïde.
Maladie de Basedow et hallucinations [n” 53].
Nous rapportons l’observation d’une autre malade de la clinique de M. le Professeur P. Spillmann, chez laquelle le goitre exophtalmique s’est accompagné d’hallucinations visuelleset auditives avec excitation maniaque, troubles psychiques s’écartant des types ordinairement observés chez les Basedowiens qui présentent surtout des formes dépressives. Ce cas est analogue à diverses observations connues (Ballet, Raymond et Sérieux, Dieulafoy, Joffroy).
Ostéomalacie sénile (avec m. Louis Spillmann) [n»® 70 et 79].
Après une revue historique et critique des cas antérieurs, M. le Professeur agrégé L; Spillmann et moi exposons l’observation d’une femme chez qui une ostéomalacie sénile typique débuta à 73 ans; elle mourut à 77 ans par bronchopneumonie. A l’autopsie : lésions classiques, légèreté des os, mollesse, flexibilité, etc. ; l’absence de résonnance à la percussion par un corps métallique a une certaine importance. Les modifications de la structure osseuse sont également perceptibles sur un cliché radiographique par comparaison avec la radiographie des os d’un vieillard normal, effectuée dans les mêmes conditions (4 fig.).'
L’examen histologique a montré que la moelle osseuse était en état de réaction, mais nous n’avons pas cru devoir tirer de celte constatation aucune conclusion pathogénique, la malade étant morte d’une bronchopneumonie et cette infection étant susceptible de provoquer la réaction dn tissu myéloïde. La même objection pourrait être faite à la plupart des examens histologiques de la moelle osseuse publiés par divers auteurs et sur lesquels on a édifié des théories pathogéniqiies.
î)iabète conjugal (avec M. P. Jeandelize) [a» 175].
Contrairement à ce qu’ont signalé divers auteurs, le diabète conjugal nous semble une éventualité peu fréquente, ce cas étant le seul que nous ayons rencontré, soit en ville, soit dans les cliniques de nos maîtres. Dans notre observation, nous ne saurions établir de relation étiologique précise entre la maladie des deux époux, quoique croyant à l’influence possible d’un régime commun.
Essais d’opothérapie chez les diabétiques [n-102].
Dans ce mémoire, publié avec M. J. Parisot, nous réunissons six observations, recueillies à la clinique de M. Spillniann, de diabètes améliorés par l’opothérapie hépatique ou pancréatique, ordinairement d’une façon nette et rapide, ce que mettent bien en évidence des graphiques. Nous croyons devoir être prudents dans l’interprétation de ces résultats, en raison de la possibilité d’oscillations spontanées du taux de la glycosurie (observations et graphiques).
Calcul de l’urètre chez un enfant de 2 ans [n» 18 ].
Ce calcul uro-phosphatique n’ayant donné lieu à aucun signe vésical ni à aucun symptôme douloureux de migration, deux hypothèses sont possibles : ou bien, formé autour d’un noyau venant du rein ou de la vessie, le calcul a atteint sa dimension actuelle dans la fosse naviculaire elle-même ; ou bien son accroissement s’est effectué silencieusement dans la vessie, ensuite la dilatabilité de l’urètre permit son cheminement indolore jusqu’au niveau où nous l’avons observé, et il s’est arrêté là parce que le méat naturellement peu extensible n’a pu se laisser franchir. 11 y a des arguments pour et contre chacune de ces hypothèses ; les calculs urétraux sont d'ailleurs le plus souvent des concrétions d’origine rénale ou vésicale arrêtées dans l’urètre.
Intoxication mercurielle mortelle et rétention placentaire apyrétique
Une femme de 30 ans succomba brusquement à des accidents urémiques dus à une intoxication mercurielle dont l’origine ne put être élucidée ; elle était en cours d’avortement, avec rétention
placentaire, sans complications septiques, malgrérabsencedesoîns locaux et la probabilité d’une intervention criminelle. 11 est permis de se demander si le mercure répandu dans l’organisme y a exercé une action antiseptique.
A propos des malformations congénitales [n” 146].
Critique de conclusions trop hâtives et dépourvues d’esprit scientifique qui ont fait attribuer des malformations à des émotions banales : nécessité de préciser davantage et de tenir compte des faits négatifs et des données embryologiques.
Annales de clinique médicale (Service de M. le Professeur Bernheim, 1899- 1900) [n» 2].
Statistique raisonnée portant sur environ 600 observations recueillies pendant une année scolaire, avec analyse des cas présentant quelques particularités intéressantes. Ces observations se rapportent aux diverses branches de la pathologie médicale.