‹ Exposé des titres et travaux scientifiquesChapitre 12 sur 38 · I.'ÉCLAMPSIE : NATURE · texte numérisé non relu

I.'ÉCLAMPSIE : NATURE

II. Toxicité du sang dans l’éciampsie {1894-1898). — TARNiEn et Cham- BRELENT avaient, après Rummo, étudié ia toxicité du sérum sanguin dans l’éciampsie. Iis avaient vu la mort survenir après des injections de 3'“,5 à 6 centimètres cubes. J’ai, avec Renon, constaté le même fait. J’ai indiqué qu’il suffisait, comme l’avait fait Hayem pour d’autres sérums, de placer pendant 2 heures le sérum dans une étuve à 38 " pour voir la toxicité, qui était de 5“,5 par kilogramme, tomber à 12 centimètres cubes par kilogramme.

Les animaux, ainsi qu’HAVEM l’avait observé après des injections d’autres sérums, dans les veines desquels on injecte du sérum d’éclamptique, meurent par suite des thromboses qui se forment dans l’oreillette et dans le cœur droit.

J’ai pu injecter sous la peau de lapines i 5 et 20 centimètres cubes de sérum par kilogramme sans causer d’accidents immédiats, alors que le même sérum injecté dans la veine tuait un kilogramme de lapin à la dose de 3 centimètres cubes.

J’ai finalement conclu (ce qui était contraire aux idées régnantes à cette époque, 1894-1898) que les expériences faites avec le sérum des éclamptiques ne démontraient pas que ce sérum fût hypertoxique ; mais elles prouvent que le sérum est modifié, que son pouvoir coagulant est accru et qu’il est plus nocif. On voit, en effet, les animaux qui ont résisté, maigrir, perdre de leur poids et succomber avec des lésions du foie et des reins analogues à celles qu’on observe chez les animaux auxquels on a injecté des toxines pures. Cette cachexie peut se produire même après des injections de quantités faibles de sérum.

III . Nature microbienne de l’éciampsie (1894-1898). — De 1890 à 1898, de nombreux travaux avaient été publiés pour démontrer la nature microbienne de l’éciampsie. J’ai fait la critique de ces travaux.

On avait trouvé des microorganismes pathogènes dans l’urine, le sang, différents viscères de femmes éclamptiques, dans le placenta et les viscères des fœtus.

Recherches sur l’urine. — L’urine des éclamptiques peut contenir des microbes banals, mais c’est là un fait qui s’observe chez les femmes enceintes saines. J’ai vu, avec Létienne, l’urine de celles-ci recueillie à la sonde dans les conditions d’asepsie lès plus sévères contenir des microorganismes (staphylocoques et colibacilles) dans i4 cas sur 20.

Recherches sur le sang. — Combemaee et BuÉ avaient trouvé des staphylocoques dans le sang des éclamptiqués et ils avaient pensé que « les staphylocoques étaient les agents de l’éclampsie puerpérale ». J’ai indiqué

! fai proposé de donner le nom d’éclampsisme ; t ■oduire, au même tUre que l'hémorrhagie cérébrale

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