VOMISSEMENTS INCOERCIBLES
RÉTENTION CHLORURÉE ET ŒDÈME VISCÉRAL
Chlorures urinaires et œdème pulmonaire chez une femme enceinte. (Bulletin do la Société d’Obstétrique de Paris, igoS, p. 5o8, en colloboration avec M. R. Daunay.)
Nous avons publié cette observation (déjà ancienne, 1900) au moment où WiDAL et Ach.ard venaient de faire connaître leurs recherches sur les bons effets du régime déchlorurant dans des cas d'œdème.
On avait apporté, le a 3 novembre >900, à la Maternité de l’hôpital Saint- Antoine une femme dont l’état était tel que la mort semblait imminente. On fit le diagnostic d'œdème pulmonaire complique peut-être d’œdème cérébral.
Suivant la règle adoptée dans le service, la malade fut d’abord soumise à la diète hydrique absolue; quand on eut constaté une amélioration, on donna alternativement du lait et de l’eau, puis du lait.
Nous avens noté quels étaient, par période de 4 heures, les poids de chlorures absorbés, ceux éliminés par les reins, le volume de l'iirine.
L’élimination d’une grande quantité de chlorures par les reins a été le signal d’une amélioration rapide.
Cette observation montre d’une façon pour ainsi dire expérijnentale : 1* l’élimination abondante des chlorures au moment où l’œdème pulmonaire diminue ; 2® l’heureux résultat du régime déchlorurant.
De tels faits doivent encourager à recourir à la diète lactée dans les cas d’œdème à la fin de la grossesse, qu’il y ait ou non albuminurie, et à la diète hydrique dans tous les cas d’œdème envahissant, surtout dans les cas d’œdème viscéral.