LES PSÏCHOSES DU POST-PJRTUM ET L'INFECTION
L*Li.mR. Z)e U folhpuerp^éraledansse^ rapports avec Véclampsie et les ac Bretonville. Contribution à Vétude des psychoses puerpérales. Thèse de Pi
Souvent on considérait encore (1892) comme des accès de folie survenant après l’accouchement, le délire toxi-infectieux qui accompagne certaines formes graves d’infection. Mon élève Lallier a insisté dans sa thèse (1892), faite d’après mes conseils et les documents que je lui ai donnés, sur la véritable signification de ces délires et sa thèse est encore aujourd’hui souvent citée.
En 1905, à la suite d’une communication de Picqdé sur les délire tardifs et l’utilité du traitement intra-utérin, j’ai signalé certaines formes de folie reconnaissant comme cause première l’infection, mais ne se manifestant qii’après une longue incubation, alors que les accidents infectieux qui les ont provoqués, ont disparu.
RHUMUTISiyiE BLENNORRHUGIQUE ET RHURUTISME PUERPÉRAL
(Presse médicale, iSgS, p. 469.)
Je rapporte deux faits dans lesquels les femmes enceintes ayant une infection gonococcique très légère et paraissant éteinte, eurent de l’arthrite.
RHUMATISME BLENNORRHAGIQUE ET RHUMATISME PUERPÉRAL
Chez une d’elles, l’arthrite devint purulente sans qu’il y eut dans le pus d'autre microorganisme que le gonocoque.
J’ai pris texte de ces faits pour indiquer : i“ que les arthrites purulentes qui surviennent pendant la puerpéralité peuvent être dues à la gonococcie sans intervention d’infection surajoutée (à streptocoques, etc.); a" que la puerpératUé agit sur la gonococcie en favorisant l’infection généralisée et, par suite, l’apparition des arthrites.
J’ai rappelé les descriptions vagues que donnent les auteurs du rhumatisme puerpéral, rhumatisme allant quelquefois a la purulence, offrant souvent une marche torpide, mais laissant néanmoins après lui des ankylosés, des atrophies musculaires considérables et hors de proportion avec la faible intensité de l’arthrite originelle. Sans doute, sous celte étiquette vague et inexacte, on a dû confondre bien des faits différents, de véritables attaques de rhumatisme articulaire aigu ou subaigu, des arthrites purulentes infectieuses dues au streptocoque ou à quelque microorganisme banal, des troubles amyotrophiques symptomatiques de névrites tels qu’on en voit survenir quelquefois apres l’accouchement; mais le plus grand nombre de ces cas de rhumatisme, dit puerpéral, ne sont que des exemples de rhumatisme hlennorrhagique méconnu, se manifestant, ici par un jieu d’arthralgîe, là par de l’hydarthrose, parfois par de l’arthrite suppurée, toujours par des troubles amyotrophiques marqués.
Dans les faits que j’ai rapportés, la ponction suivie de massage a suffi pour obtenir la guérison.
J’ai indiqué dans La Maternité de l hôpital Saint-Antoine, Paris, 1900, les règles que j’ai adoptées dans le traitement du post-partum et les bons résultats qui sont obtenus dans mon service.
Je signalerai enfin l’article Suites de couches pathologiques que j’ai écrit avec M. Jeannin dans La Pratique de l’art des accouchements, t. I, p. 465 à
.\ous nous sommes attaché à faire dans cet article un exposé des recherches récentes qui ont été faites sur la bactériologie de l’infection puerpérale et à préciser la valeur des interventions chirurgicales dans ce traitement des infections du post-partum.
DES OPÉRATIONS OBSTÉTRICALES