‹ Exposé des titres et travaux scientifiquesChapitre 18 sur 54 · Phlegmon ligneux du cou · texte numérisé non relu

Phlegmon ligneux du cou

(Clinique» cUrmgicala de la Pitié, p, 146, 1894.)

« Je voudrais vous parler d'une variété particulière de phlegmon chronique du cou que j'ai observée au moins quatre fois et qui ne me semble pas avoir été encore le sujet d’une description didactique. Mais d'autres aussi l’ont vue sans doute et j'espère qu’ils joindront leur fait au mien pour tracer un tableau précis de cette affection peu connue... Le tableau

clinique a été le même dans tous les cas : c’est toujours au cou, tantôtsur les parties latérales, tantôt en avant, que le phlegmon ligneux s’est développé, et toujours il a occupé une large surface ; toujours son développement a été lent et la masse, d’un rouge vineux ou violacé, s’est accrue sans fièvre et sans phénomènes généraux appréciables; la douleur manque presque totalement, et la plaque, d’une résistance qui rappelle celle du cancer en cuirasse, reste de longues semaines avant de montrer la moindre trace de suppuration.... En résumé, il se développe parfois dans la région cervicale, sous l’influence de causes que nous ne connaissons pas, mais parmi lesquelles la cachexie paraît jouer un rôle, un phlegmon d’une allure particulière et caractérisé par son évolution lente et la dureté ligneuse que prennent les téguments. Aussi pourrait-on le confondre avec une tumeur maligne de la peau. Dans le seul cas où l’examen bactériologique a été fait, on a trouvé un diplocoque paraissant différer par de nombreux caractères des microbes habituels de la suppu-

2. — Angiome caverneux en communication directe avec la veine jugulaire interne.

« 11 existe à la région cervicale des angiomes caverneux absolument réductibles et dont le diagnostic est parfois malaisé; les vastes aréoles de leur tissu communiquent largement et par des canaux sans valvules avec les veines jugulaires, de là leur réductibilité remarquable ; une fois vidées, ces tumeurs se remplissent très rapidement, non, comme le dit Virchow, par les artérioles afférentes, dont l’apport est négligeable, mais par le reflux du sang des gros tissus veineux dans les aréoles dilatées ; ces angiomes, qui semblent être au système veineux ce que les anévrysmes crisoïdes sont au système artériel, devraient être séparées des tumeurs érectiles ordinaires, dont elles diffèrent essentiellement. »

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