De la sonde œsophagienne à demeure
(Cliniques et critiques chirurgicales, p. 579, 1884.)
« En résumé, des considérations qui précèdent il résulte que la sonde œsophagienne à demeure doit entrer dans la pratique; elle est utile dans
les rétrécissements cancéreux; on évite ainsi les dangers du cathétérisme dans les tissus ramollis, la déchirure de la paroi et la pénétration dans lemédiastin; l’alimentation n’est plus à la merci d’une oblitération par végétation des masses cancéreuses; la cachexie est moins rapide. La sonde est encore utile pour certaines opérations pratiquées dans la cavité buccale. Si l’on doit rejeter son emploi dans l’uranoplastie, il faut y avoir recours dans les cas d’extirpation totale de la langue ; la sonde introduite par le nez est tolérée parfaitement et le bol alimentaire pénétre dans l’estomac sans provoquer les douleurs qu’entraîne la déglutition. »