ENSEIGNEMENT
1" Cours d’Anatomie comme proseoteur, professé à l’École pratique pendant les semestres d’hiver 1879, 1880, 1881,
2" Cours de Médecine opératoire, comme prosecteur, professé à l’École pratique, pendant les semestres d’hiver 1879, 1880, 1881, 1882.
3" Cours de Physiologie a l’École de Médecine, pendant deux semestres en remplacement de M. le professeur Béclard.
4” Conférences de Physiologie, pendant quatre ans comme professeur agrégé à l’École de médecine.
5" Cours de Clinique chirurgicale. Hôpital Lariboisière 1897, 1898, 1899, 1900, 1901.
J’ai essayé de donner au cours de Physiologie, que j’ai fait pendant six ans à l’École de Médecine, un caractère tout spécial.
Profitant de mes connaissances de chirurgien et de méde-
cin, j’ai surtout cherché à faire comprendre aux élèves par des exemples nombreux tirés de la clinique, combien les connaissances de physiologie pouvaient leur être profitables dans l’exercice de leur profession. Dans ce but, comme complément à ces leçons de physiologie normale, je leur montrais les troubles pathologiques qui se produisent par le fait de la maladie, et qu’on ne peut comprendre que lorsqu’on connaît la physiologie de l’individu.
C’est ainsi que la physiologie du cœur m’a permis de leur rappeler les symptômes des principales maladies du cœur. La physiologie de la digestion, des reins, m’a fourni des sujets de leçons physiologiques et cliniques, sur les troubles survenant quand ces deux fonctions sont atteintes.
Mais c’est surtout dans la physiologie des organes des sens, des systèmes nerveux, qu’à chaque instant je trouvais des applications à la pathologie, et que je trouvais de quoi prouver surabondamment aux élèves le côté pratique de cet enseignement à la Faculté de médecine. En consacrant spécialement des leçons aux anesthésiques, aux lésions de l’écorce cérébrale, de la moelle, aux plaies des nerfs, je montrais combien les observations ■ sur les malades confirment souvent, et précèdent quelquefois les expériences de laboratoire.
A l’heure actuelle, mon enseignement clinique se ressent toujours des tendances de mon esprit vers la physiologie. .
Dans toutes mes leçons, il y a un retour vers cette science, qui me permet souvent de donner la raison de certains symptômes, dont la signification sans elle serait méconnue.
Aussi, dans un certain nombre de travaux personnels que j’ai pu publier, on retrouvera souvent cette union du
physiologiste et du médecin, qui s’est faite en moi, et l’observation clinique recueillie à l’hôpital a été le point de départ d’expéiiences qui m’ont ramené au laboratoire, et qui m’y retiennent encore.