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Exposé des titres et travaux scientifiques

ÉTUDES CLINIQUES ET EXPÉRIMENTALES SUR LA PHYSIOLOGIE ET LA PATHOLOGIE DU TUBE DIGESTIF

Recherches sur la flore bactériologique de la bouche chez les enfants pendant le premier mois et an moment de l’éruption dentaire. (En collaboration avec M. de Ticakiis.) Archives générales de médecine, 19 décembre 19Ü5.

La boucbe est stérile chez le fœtus et dans les premières heures qui suivent l’accouchement. Bientôt apparaissent des microbes apportés par l’air inspiré, par le sein de la nourrice et par le lait, comme l’ont montré les recberches de Gampo, de Bonnaire et Keim, de Lewkowicz.

Nous avons étudié comparativement, chez des sujets normaux, la llore bactenenne de la boucbe des nourrissons dans les premiers jours de la vie et celle de la bouche des enfants au moment de l’éruption des premières dents. Nous ne nous sommes pas occupé des anaérobies, qui sont très rares dans les bouches saines (Lewkowicz).

Les enfants de la première série, âgés de 4 à 20 jours, nourris exclusivement au sein, étaient au nombre de 8. Nous avons isolé par ordre décroissant de fréquence : micrococctis eandicans (7 fois), baciUus lochs aerogenes (6 fois), streptoeoccus salivaris (5 fois), streptocoque de Doléris et Bourges (5 fois), microcoocus pyogenes aureus et albus, streptoeoccus conglomeratus, leptothrix buccalis, baciUus sublilis, muguet {1 fois).

particiilarilé intéressante de la pathologie du jeune âge.

Sur un cas d’infection intestinale à bacille pyocyanique chez le nourrisson. Bulletin médical, 21 août 1898.

Quand j’ai publié celle observation, il n’en existait qu’un petit nombre d analogues (Kossel, Williams et Cameron, Lesage). Elle ' montre que le bacille pyocyanique peut être la cause d’infections intestinales graves chez le nourrisson. Ces infections se présentent parfois sous forme de petites épidémies de crèche ou de salle d’hôpital (hschcrich). Mais le bacille pyocyanique, bien que prédominant,

enfants. Semaine médicale, 17 mai 1809.

Recherches sur la pathogénie des infections gastro-intestinales des jeunes enfants. Thèse de Paris, 1399.

Étude sur les streptocoques de l’intestin des jeunes enfants i l’état normal et à l’état pathologique. Journal de physiologie et de pathologie générale, novembre 1899.

Les streptococcies intestinales, Historique. Symplémcs. Lésions. Bactériologie. Pathogénie. Presse médicale, 26 septembre et 5 octobre 1905.

Dès le début de la bactériologie, des études très nombreuses ont été consacrées à la flore intestinale des nourrissons à l’étal normal et il l'éiat pathologique. Au moment, où j’ai commencé mes recherches (1898), on tendait généralement K attribuer un rôle considérable, dans la pathogénie des infections gastro-intestinales, à des germes qui existent plus ou moins communément à l’état de saprophytes dans le contenu du tube digestif. Mais les preuves fournies à l’appui de ce rôle étaient devenues insuffisantes, et il convenait de reprendre systématiquement l’étude de ces germes en s’inspirant des méthodes nouvelles. C’est à ce travail que je me suis attaché pour les colibacilles et les streptocoques.

A. C0LIBAC11.1.ES. — Les colibacilles tiennent le premier rang parmi leshacléries obligatoires des selles des nourrissons (Escherich), bien que, chez l’enfant normal élevé au sein, ils ne ^constituent pas l’espèce prédominante et laissent la première place au bacillus bifidus (H. lissier). Qu’ils soient isolés d’un intestin normal ou d’un intestin malade, rien no les distingue dans la forme et dans les cultures. Leur abondance meme et leur existence à l état de culture pure, par lesquelles on a voulu caractériser un étal morbide, n’ont aucune valeur à ce point de vue, car le colibacille peut prédominer

— loque ceux qui étaient virulenis. Je les ui inoculés & des cobayes, à doses répétées pendant plus ou moins longtemps, de façon à faire apparaître dans leur sérum des propriétés agglutinantes. ,rai pu constater alors que chaque sérum d’animal infecté aggluline le colibacille infectant seul, mais n’agglutine pas les antres colibacilles isolés dans les mêmes conditions de temps et de lieu, ou les agglutine ii un taux bien inférieur. U n existe donc pis de races colibacillaires spéciales aux infections aiguës d'été des noums-

Depuis mes recherches, aucune preuve nouvelle n’a été fournie en faveur du rôle palhogène du colibacille dans les affections qui nous occupent. Il n’est donc pas permis d’attribuer à ces germes les infec-

moins à titre d’agents primitifs qu’à litre d’agents d’infections secondaires. L’expérimentation d’ailleurs, entre les mains de divers chercheurs, n est pour ainsi dire jamais parvenue, en se plaçant dans les conditions de la clinique, à reproduire des infections intestinales avec les colibacilles isolés dans les infections

B. STBBrTocoQüEs. — Ces germes apparaissent dans l’intestin dès les premières heures qui suivent la naissance, et se rencontrent fréquemment dans les fèces des enfants allaités au sein ou artificiellement ; ils ont été souvent incriminés chez l’enfant et chez l’adulte comme agents pathogènes des infections digestives. On en a décrit diverses variétés, tant à l’élat normal qu’h l’étal pathologique: streptococcus coh gracihs. slreptococcus coli brems (tscherich), streplocoecus enterilis (Escherich), entérocoque (Thiercelin). Sans tenir compte de ces dénominations diverses, j’ai noté leur présence 8 fois sur H chez des enfants normaux nourris au sein ou au lait stérilisé, dont quelques-uns étaient âgés de moins de 10 jours.

Il était permis de se demander si les différents types de streptocoques énumérés plus haut doivent être considérés comme des variétés distinctes. De nombreux travaux ont mis en évidence l’extrême variabilité des microbes, même de ceux qui sont le plus nettement difl'érenciés ; pour ne prendre qu’un exemple, MM. Widal et K. Bezan-. çon ont démontré l’unité des streptocoques de la bouche, malgré leurs caractères parfois très dissemblables. Pour élucider celte ques-

Note sur l’absorption des graisses chez les enfants. (En collaboration avec M. Prospeb Merkleü.) Revue mensuelle des maladies de

L’absorption de la graisse chez les nourrissons normaux et dyspeptiques. (En collaboration avec M. I'hosper Merklek.) Sociéli de pédiatrie, juin 1906.

Les troubles digestifs si fréquents chez les nourrissons ne relèvent pas uniquement de l’infection. Leur étiologie est complexe et, entre autres facteurs, interviennent souvent une mauvaise réglementation de l’allaitement ou des troubles des sécrétions digestives.

11 estdonc utile do pouvoir mesurer le pouvoir digestif des enfants il l’état normal et à l’état pathologique. Dans la pratique, on peut obtenir des renseignements précieux par l’étude de la digestion des graisses. Celle-ci est facile b apprécier par le dosage du beurre dans le lait et des résidus gras dans les tèces, suivant les procédés connus. La différence entre la quantité de graisse ingérée et la quantité de graisse rejetée avec les fèces indique la quantité de graisse retenue dans l’intestin, c’est-à-dire absorbée ; le quotient de ces deux valeurs représente le coefficient d’absorption. A ces deux valeurs, il faut joindre, comme points de comparaison, le pourcentagede la graisse absorbée par rapport à la graisse ingérée et la quantité totale de graisse ingérée.

Les exemples suivants prouvent la nécessité d’envisager comparativement ces divers éléments et l’utilité de ces recherches.

1" Des nourrissons normaux au sein, qui se développent régulièrement, ingèrent en moyenne ‘20 gr. 17 de beurre par jour, rejetlent dans les fèces 0 gr. 45 de graisse: ils en absorbent donc 19 gr. 72, soit 97 gr. 80 pour 100 grammes.

2” Des enfants de même âge et de mémo poids, qui viennent d’avoir des troubles digestifs mais augmentent régulièrement de poids, n’ingérent que 15 gr. 66 de graisse par 24 heures; ils en rejettent 0 gr. 55 dans les fèces et par suite en absorbent 15 gr. 51, soit 97 gr. 51 pour 100 grammes.

Le pouvoir digestif global de ces enfanis pour les graisses est moindre que chez les enfants du groupe précédent, car, bien qu’ayant un coefûcieni analogue, ils en ingèrent un quart eu moins.

leur pouvoir digestif est amoindri.

Il y a donc un intérêt pratique k étudier la digestion des graisses chez les nourrissons atteints de trouble digestifspour fixer les quantités de lait susceptibles d’être utilisées par le tube digestif.

Il ne faut pas oublier cependant que la graisse n’est pas la seule substance alimentaire du lait, et, qu’à côté d’elle, il faut tenir compte des albuminoïdes, du lactose, des sels, etc.

Nos recherches ont été poursuivies par M. Chahoet, qui, sur notre conseil, a consacré sa Thèse inaugurale à des Reche}'clies surVabsorplion (les graisses chez les enfants à Vêlai normal et à Vêlai pathologique. (Paris, 1904).

Rétrécissements congénitaux de l’intestin. Sarcomes de l’intestin, in Traité des maladies de l'enfance de Giiascher-Comby, tome II, ‘2* édition, 1905.

Action in vitro des levures sur les microbes. Société de biologie, 28 juillet 1900.

thérapeu-

20 pour 1000 dans l'intestin grêle du lapin au bout d’un temps variable, (lîn collaboration avec M. Vitrï.) Société de biologie, 28 mai 1904.

Modifications de l’eau distillée et des solutions chlorurées sodiques dans l’intestin grêle du lapin. (En collaboration aveti M. Viiaï.) Journal de physiologie et de pathologie générale, juillet 1904.

La résorption de produits toxiques par la muqueuse digestive joue un grand rôle en pathologie. 11 importe d'étre fixé sur les conditions qui la favorisent ou l’entravent, pour pouvoir constituer une thérapeutique efficace. Avant d’aborder cette étude, nous avons entrepris une série de recherches sur les modifications que subissent l’eau distillée et les solutions chlorurées sodiques introduites directement dans diverses portions de l’intestin du lapin ; duodénum, intestin grêle (première portion, portion moyenne, anse terminale), gros intestin). Les animaux, à jeun depuis vingt-quatre heures, étaient laparotomiscs; une portion d’intestin était isolée entre deux ligatures et recevait le liquide à étudier; le contenu était recueilli au bout d’un temiis variable (I lieure cl demi et 5 heures), son volume mesuré et le NaCl dosé.

Nos recherches nous ont conduit aux conclusions suivantes ;

1“ l'eau distillée ne se résorbe pas dans le duodénum, commence à se résorber dans les deux premières parties de l’intestin grêle et se résorbe presque complètement dans l’anse terminale ; cllè SC charge d’une certaine quantité de NaCl, plus grande dans le duodénum et la première portion du jéjuno-iléon que dans les portions

2” La solution de NaCl à 7 p. 4000 double de volume quand elle estintroduitc dans le duodéiiurn; elle diminuede volume au contraire, quand elle est introduite dans l’intestin grêle, dans une proportion moindre cependant que l’eau distillée (il en reste la moitié dans l’anse terminale). Dans le duodénum, la quantité de NaCl augmente comme avec l’eau distillée;.dans le jéjuno-iléon, il y a au contraire résorption de NaCl, jilus marquée dans la première portion qu'c dans les deux autres. ■ ' '

ô" La solution de N’aCl à lüp. 1000 ameno une augmentation

d’eau dans le duodénum; dans les deux premières portions de l'inteslin grêle, le volume ne se modifie pas ; il augmente légèrement dans l’anse terminale. Dans le duodénum, il y a apport de sel moindre qu’avec l’eau distillée et avec la solution à 7 p. 1000. Dans l’intestin grêle, il y a résorption du sel : d’une façon générale, la quantité résorbée pour 100 est moindre qu’avec la solution à 7 p. 10001 quant à la quantité absolue, elle est tantôt plus grande, tantôt plus faible, suivant la portion considérée, les différences étant relativement minimes.

4“ Lfi solution de NaCl o20p. 1000 amène une augmentation d’eau dans toutes les portions, surtout dans le duodénum et la première portion du jéjuno-iléon. 11 y a parlout résorption de NaCI, et cette résorption est surtout marquée dans les deux dermerrs portions de l’intestin grêle.

Somme toute, avec les solutions salines ; 1“ au point de vue de l’eau, dans le duodénum, il y a apport d’une même quantité, quel que soit le liquide injecté; dans l’intestin grêle, il y a résorption

Toxicité du sulfate de strychnine en solution dans l’eau distillée, introduit directement dans le tube digestif du lapin. Société de biologie, 20 octobre 1904.

Toxicité du sulfate de strychnine introduit dans le tube digestif du lapin, dans des solutions de chlorure de sodium, de sulfate de soude, de glucose. Société de biologie, 29 octobre 1904.

5les l'echerches anterieuies, poui'suivies avec Vitrjv m ajant monli'é les différences qui existent dans l'absorption intestinale suivaut la nature du liquide introduit dans la cavité du tube digestif, j’ai recherché l’influence que peut avoir sur la toxicité du sulfate de strychnine l’emploi comme solvants de solutions diverses.

1" Les doses de sulfate de strychnine en solution dans l’e

jeu, car l’action de SO‘Na* cl du glucose est beaucoup moindre que celle de NaCl, bien que l'apport d’eau dans l’intestin soit le même avec ces trois substances. 11 semble que NaCl ait une action atténuatrice spéciale, comme l’ont constaté Lesné et Ch. Richet lils en faisant des injections sous-cutanées sur la souris.

Toxicité du séléniate de soude en ingestion gastrique chez le lapin. Ses variations suivant la nature du solvant. Isoaété de biologie, 26 novembre 1904.

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