MALADIES DES MÉNINGES
Ponctions lombaires dans les infections broncho-pulmonaires des enfants. (En collaboration avec M. llocun Voisi».) lievue men-
Les chlorures du liquide céphalo-rachidien dans divers états pathologiques et en particulier dans les broncho-pneumonies infantiles. (En collaboration avec M. Rogeb Voisin.) Archives
pour la solution de cette question, à laquelle M. R. Monod,MM. Widal et Lutier, avaient déjà consacré quelques recherches.
Le liquide céphalo-rachidien peut être clair, trouble, plus rarement séro-purulent ou purulent. Son volume atteint 5 à 55 centimètres cubes et sa pression est augmentée. Le point crjoscopique est généralement peu modifié (A= —0“,52 au lieu de A=—0*,55, chiffre normal), quand le liquide est clair. L’albumine est habituellement augmentée ; mais il est difficile de préciser la part qui revient dans cette augmentation a la sérine et à la globuline. Il existe, quand, le liquide est trouble, de nombreux polynucléaires j quand le liquide est clair, tantôt il ne contient pas d’éléments, tantôt il contient des leucocytes en plus ou moins grand nomlire, lymphocytes seuls ou lymphocytes et polynucléaires en proportions variables. Dans les méningites suppurées, on trouve souvent des germes (pneumocoques, streptocoques) ; quand le liquide est limpide, il est généralement stérile, mais pas toujours (p. 26).
En résumé, l’étude du liquide céphalo-rachidien, retiré par la ponction lombaire, décèle dans tous les cas une modification, tantôt très minime, tantôt très accentuée ; on peut suivre tous les intermédiaires entre ces deux extrêmes.
Ces mômes modifications se rencontrent d’ailleurs parfois à l’état d’ébauche dans des cas où il n’existe aucun phénomène clinique attirant l’attention sur les méninges. Le liquide céphalo-rachidien, tout en restant limpide, peut en effet être augmenté de quantité, avoir un point cryoscopique légèrement abaissé, contenir une quantité d’albumine anormale, présenter une légère réaction leucocytaire, lymphocytique et même polynucléaire, et un abaissement du taux
Aux modifications du liquide céphalo-rachidien correspondent des lésions macroscopiques et histologiques des méninges et de l’écorce cérébrale : œdème, exsudât séro-purulent ou purulent, dilatations vasculaires, infiltration leucocytique périvasculaire, altérations des cellules corticales. Ces lésions se rencontrent également, parfois à l’état d’ébauche dans les broncho-pneumonies non compliquées de phénomènes méningés (Laignel-Lavastine et Roger Voisin.)
(p. Hl
méningée consécutive. (Kn collaboration avec M. ItooEa Voisis et M. ViTiiï.) Société de pMinlrie. novembre iflO.ô.
Au cours (les broncho-pneumonies, comme dans d'autres infections, peuvent se développer des Ihrombo-pblébites des sinus. Elles déterminent des phénomènes cérébraux plus ou moins analogues à ceux que réalisent les inflammations méningées; les unes et les autres d’ailleurs s’associent parfois, la ponction lombaire donne uii li(|uide clair dépourvu de leucojtes, quand la thrombose est isolée, contenant des leucocytes plus ou moins nombreux, quand il y a réaction méningée associée.
Quelquefois la thrombo-phlébite des sinus se complique d'hé'
morragie méningée, lians le cas observé par nous, la ponclion lombaire permit de faire\ le diagnostic ; le liquide céphalo-rachidien était sanglant et, après centrifugation, conservait une coloration jaunâtre.
Méningite suppurée à colibacilles; guérison. (En collaboration avec M. Do Pasqiiieb.) Société de pédiatrie, novembre 1902.
Au cours des infections gastro-intestinales des nourrissons, il est fréquent d’observer des phénomènes méningés, analogues à ceux que l’on rencontre dans les broncho-pneumonies. A l’autopsie, on a constaté dans un certain nombre de cas des méningites suppurecs a
diagnostique par la ponction lombaire une méningite suppurée à colibacilles, a guéri. Ces méningites, considérées jusqu’ici comme fatales, doivent donc rentrer dans le cadre des méningites ctirahles. D’ailleurs, le colibacille détermine parfois des méningites séreuses, qui peuvent guérir également (Concetti).
Forme respiratoire des réactions encéphalo-méningées au cours des infections digestives de l'enfance. Revue mensuelle des maladies de l’enfance, novembre 19Ü4.
I.o plus habituellement le pouls et la respiration se modilient peu au cours des réactions encéphalo-méningees, qui compliquent les nfections digestives aigues de l’enfance ; le tableau symptomatique est surtout constitué par des convulsions et des contractures.
Chez deux enfants, âgés de lü et de 36 mois, atteints de diarrhée et de lièvre, j’ai observé de l’abattement, des vomissements, du strabisme, des troubles très manifestes du rythme respiratoire, rappelant chez l’un le rythme Cheyne-Slokes; il n’y avait ni convulsions, ni contractures. En somme, le tableau clinique et l’évolution faisaient penser à la méningite tuberculeuse. Mais la ponction lombaire, qui procura un liquide clair, dépourvu de leucocytes, fit rejeter ce diagnostic, Les petits malades guérirent d’ailleurs.-
Il s!agit là de processus toxiques, dont la nature intime n’est pas encore élucidée.
Méningite ourlienne avec lymphocytose céphalo-rachidienne. (En collaboration avec M. RnsLET.) Société de pMimrie, novembre 1905.
Au cours d’oreillons chez une lillctte de i 2 ans, sont survenus, le
la bradvcardie avec instabilité du pouls, du signe de Kernig, de la raideur de la nuque. Ces phénomènes ont rétrocédé après 3 ou 4 jours.
Un symptôme intéressant à signaler est l'abolilion des réflexes patellaires, sans aucune parésie des membres inférieurs.
La ponction lombaire a décelé une lymphocytose céphalo-rachidienne très marquée, comme dans les faitssignalés par MM. R. Monod, Chauffard et Boidin, etc.
Méningite tuberculeuse à forme apoplectique diagnostiquée par la ponction lombaire. (En collaboration avec M. RocEn Voisix.) lievue mensuelle des maladies de l'enfance, seplcmbre 1902. Tubercules de la dure-mère. (En collaboration avecM.RooEn Voisin.)
Sociélé analomique, octobre 1902.
Tubercules du cervelet. Lymphocytes et bacilles de Koch dans le liquide céphalo-rachidien. (En collaboration avec M. Rooeb Voisis.) Revue mensuelle des maladies de l'enfance, mars 1993.
Dans l’une de ces observations, un enfant tombe subitement dans le coma ; la ponction lombaire retire un liquide céphalo-rachidien riche en lymphocytes, qui fait porter le diagnostic de méningite tuberculeuse à forme apoplectique, vérifié à l’autopsie.
Dans une autre observation, le !>' Ilutinel porte le diagnostic de lubcrcules du cervelet; la ponction lombaire donne un liquide qui contient des lymphocites et tuberculise le cobaye; à l’autopsie on constate qu’un tubercule eifleurait la méninge, adhérente à cO
ÉTUDES SUR LA NUTRITION SUR LES FONCTIONS HÉPATIQUES ET RÉNALES A L’ÉTAT NORMAL ET A L'ÉTAT PATHOLOGIQUE
La glycosurie alimentaire chez les rachitiques. Société de biologie, 27 janvier 1900.
De l’élimination par les urines de quelques sucres introduits par la voie digestive on sous-cutanée chez les enfants. Revue mensuelle des maladies de tenfance, avril 1900.
L’épreuve des sucres chez les enfants. Presse médicale, 12 jan.
Vier 1901.
Les conditions, qui règlent l’absorption, l’assimilation cl l’élimi- , nation urinaire des différents sucres chez les enfants, étaient insuffisamment connues, malgré les travaux de Grosz (1892), de Finizzio (1899), quand J ai commence mes rccherclies. Le rôle joué par le sucre dans le développement des organismes (Cl. Bernard) devait
J’ai introduit dans l’organisme de l’enfant, par la voie digestive et par la voie sous-cutanée, du lactose, du saccharose, du glucose, et recherehé leur élimination par l’urine.
1" l-actose. — Malgré la grande quantité de lactose ingérée avec le lait (10 jusqu’à — H grammes par kilogramme pendant les cinq lu'cmicrs mois), le nourrisson sain no présente pas de laclosuric; mais celle-ci apparait parfois au cours des troubles dyspeptiques et de la gasU'O-entérite. On peut faire ingérer des doses de lactose cor- ^ respondant à 5 grammes et plus par kilogramme pendant la pre- j|
miére onqée, sans déterminer de laclosurie ni de glycosurie i avec a
cette dose et môme avec une dose moindre- il existe parfois de la J laclosurie ou cours des affections gastro-intestinales.
2“ Saccharose. — La saccharosuric apparaît souvent à l’étal | normal après l’ingestion de 2 à 3 grammes de saccharose par kilogrammepondant la première année, après l’ingestion de! à2 grammes
La muqueuse inteslinale de l’enfant est donc douée d’un pouvoir inversif très marqué vis-à-vis du lactose et du saccharose ; elle est capable de translormer des doses de lactose plus grandes que celles contenues dans le lait d'une lélée. L’organisme de l’enfant jouit d’une action très marquée sur le glucose; aussi l’épreuve de la glycosurie
a-l-sllc une grande valeur dans le Jeune âge.
Lésions hépatiques produites par les injections intra-portales de naphtol; leur réparation. (En collaboration avec M. Bigabt.) Soeiélé anatomique ; iécemWc 1902.
Influence des injections intra-portales de naphtol sur certaines fonctions hépatiques. (En collaboration avec M. Bigabt.) Société de biologie, 0 décembre 1902.
Dans le but de déleriniiier des altéralions localisées au foie seul, nous avons injecté ii des lapins, dans une des branches d’origine de la veine porte, des pailletles de naphtol en suspension dans l’eau physiologique. On réalise ainsi des lésions très marquées, qui ont
nécrobiose cellulaire péri-portaie, avec envahissement leucocytaire. Plus tard commence un processus de réparation qui se fait suivant
2000 grammes et ûgés de moins d'un mois, présentent quelques dill’érences avec celles des enfants nés à forme, de même dge, mais de poids supérieur. Ces enfants émcllcnt en vingt-quatre heures une urine moins abondante, plus dense et plus riche en phosphates ; le point de congélation de l’urine totale et celui des molécules élaborées est plus loin de 0', la diurèse moléculaire lolale et la diurèse dos molécules élaborées est plus grande, le rapportjj^est plus faible.
Ces dilférences indiquent que les organes des prématurés lonctionnent d’une façon imparfaite, soit parce qu’ils ne sont pas parvenus au terme de leur évolution, soit parce qu’ils présentent dos tares originelles.
Influence de la teneur du régime en albumine sur l’élimination de l’urée chez les nourrissons sains et dyspeptiques. (En collaboration avec M. Paosper Meiiki.en.) Société de pédiatrie, juin 1906.
La plupart des travaux relatifs à l’urologie des nourrissons ne tiennent pas suffisamment compte des quantités de lait ingérées. Or c’est là un élément indispensable pour tirer des déductions précises des analyses d’urines.
D’après nosrecherches.laquantitéd’urée éliminée, pour 100 grammes d’albumine ingérée, est relativement faible chez les nourrissons normaux au sein (1 gr. 86) ; chez les enfants dyspeptiques au sein, elle est trois plus forte (5 gr. 10), et, chez ceux qui sont guéris, cinq fois plus forte (9 gr. 60) ; chez les enfants dyspeptiques nourris au lait de vache, elle est huit fois plus forte (13 gr. 90).
On constate ainsi qu’il existe, au cours des (roubles digestifs, une élimination exagérée d’urée, qui traduit un trouble important de la
Influence de l’ingestion de chlorure de sodium sur le poids des nourrissons. (En collaboration avec M. Société de pédiatrie,
l’eau peut aller chez eux jusqu’il délermincr l’apparilioii (Hutinel).
îs de physiologie pathologique chez une enfant atteinte rose gastrique avec amaigrissement extrême. (En colon avec M. PnosPER Merkle.x.) Société de pédiatrie,
du poids est indépendante de la quantité de lait ingérée.
Dans les quatre premiers jours dé l’éruption il existe en général del’oligurie, à peine appréciable dans les formes légères. Ensuite la quantité d’urine s’élève, du 5' au 8" jour de l’éruption.
Les chlorures urinaires présentent des variations qui dépendent de la quantité de lait ingérée.
L’excrétion de l’urée, contrairement à celle des chlorures, est très influencée par la maladie. Cette substance, quand les malades ingèrent une quantité toujours identique de lait, s’élimine suivant une courbe, dont le maximum plus ou moins précoce, varie du T au Ki® jour, et se rencontre le plus souvent du 9® au 12® jour.
2® Enfants n'ingérant que peu ou pas d'aWumine. — Chez les enfants n’ingérant que peu ou pas d’albumine (eau d’orge, riz), la qiianlité d’urée éliminée pendant les quaire premiers jours de l’éruption est la même que chez les enfants soumis au régime laclé; elle est plus faible pendant les quatre jours suivants, puis augmente, quand on ajoute de l’albumine au régime. La perle de poids est beaucoup plus marquée que chez les sujets prenant du lait.
En comparant les deux groupes de malades, on constate que l’éliminalion del’urée varie avec la teneur du régime en albumine, mais
s’est élevée à 15 cmllg (la normale était de 8,5 à 10).
11 y a eu des troubles du rythme cardiaque, de la dilatation du cœur, un bruit de galop, et ces modifications sont survenues après rapparilion de l’hypertension, peut-être en partie sous l’influence de celle-ci (Frântzel, Vaques).
De ces recherches résulte une conclusion pratique, à savoir que chez de tels malades, le lait, considéré habituellement comme un aliment-anodin, n’est peut-être pas sans inconvénients, et qu’il est utile d’instituer la diète hydrique.
Le ferment amylolytique chez les nourrices et chez les vaches laitières. (Ei),,collal)oration avec M. Sevin.) Société de pédiatrie, janvier 1902.
seul pancréas, que la bile et toute la muqueuse digestive possèit la même action. En clinique donc l'épreuve du snlol n’a aucune eur pour l’explora lion des fonctions du pancréas.