ANÉMIE PERNICIEUSE ET LEUCÉMIE
200. — Considérations cliniques et hématologiques sur quelques oas de purpuras. (En collab. avec M. L. Tixieb.) Bull, de la Soc. médicale des hôpitaux, 22 avril 1910.
201. — Les accidents abdominaux au cours des purpuras. Journal de médecine de Paris, 30 avril 1910.
202. — Sur un cas d'hémophiiie famiiiaie et congénitale traité par des injections sous-cutanées de peptone de Witte. (En collab. avec M. L. Tixier.) Bull, de la Soc. médicale des luipilaux, 21 octobre 1910.
de peptone de WittI (En collai avec M. L. Tixieb.) Bull, de la Soc. de pédiatrie, 15 novembre 1910 et Journal de médecine de Paris, février 19H.
peptone de Witte. (En collab. avec M. L. Tixieb.) Gazette dis hôpitaux, 17 janvier 1911.
205. - Les injections de peptone de Witte dans ie traitement de l’hémophilie familiale et du purpura. (En collab. avec M. L. Tixier.) 13« Congrès français de médecine, Paris, octobre 1912 et Archwes des maladies du cœur, jnin 1913.
206. — Hématologie et altérations ostéo-médullaires dans la maladie de Barlow. (En collab. avec MM. L. Tixier et M.villet.) Association internationale de pédiatrie, Paris, octobre 1912 et Archives de médecine des enfants, avril 1915.
207. — Syndrome clinique intermédiaire entre l’anémie pernicieuse aiguë et la leucémie aiguë. (En collab. avec MM. Gérxud et Charles Richet fils.) Bull.
A. Purpuras. — Des purpuras observés presque simultanément chez
des enfants en décembre 1!)09 et janvier 1910 prêlaient à diverses considérations CLINIQUES ET HÉMATOLOGIQUES (200).
Il s’agissait de purpuras dits primitifs ou idiopathiques, dont l’apparition paraissait liée à une influence saisonnière.
Les symptômes différaient d’un malade à l’autre. Les éruptions purpuriques variaient depuis de simples pétéchies jusqu’à de larges ecchymoses; il y avait des manifestations articulaires, des symptômes abdominaux, des hématémèses, des hématuries, de l’albuminurie persistante, de l’endocardite, etc. Les différences n’étaient pas suffisamment tranchées pour permettre de classer les malades dans les diverses formes classiques.
Il paraît difficile de distinguer des variétés irréductibles de purpura ; purpura simplex, purpura hémorragique, purpura rhumatoïde ou exanthématique, purpura à forme infectieuse, maladie de Werlhoff. Le purpura exanthématique le plus banal peut s’accompagner d’hémorragies des muqueuses ou des viscères ; le purpura rhumatoïde le mieux caractérisé peut se transformer en purpura infectieux.
Les examens du sang ont donné les résultats suivants : le nombre des globules rouges était normal ; le taux de l’hémoglobine peu abaissé ; il y avait absence d’anémie malgré la répétition des hémorragies cutanées, gasti iques, intestinales ou rénales, h'hyperleucocytose était la règle : le nombre des leucocytes oscillait entrelSSOO et 28000 par millimètre cube; l’augmentation du nombre des leucocytes portait surtout sur les polynucléaires neutrophiles. La réaction myéloïde était inconstante; elle n'existait que chez un enfant de 3 ans, dont l’affection se rapprochait beaucoup plus de l’endocardite infectieuse avec éruption purpurique, que du véritable purpura hémorragique; elle était constituée par quelques myélocytes neutrophiles, des normoblastes et des mégaloblastes. La coagulation du sang, pris dans la veine avec toutes les précautions voulues, était rapide, se faisait en moins de cinq minutes ; la rétraction du caillot était normale.
Les distinctions, impossibles à établir par la clinique, le sont donc également par l'hématologie. Ni la réaction myéloïde, ni les modifications de la coagulation ne permettent de différencier des exanthèmes putpuriques, des faux purpuras hémorragiques d’une part, des purpuras hémorragiques vrais d’autre part.
Le fait dominant est la leucocytose polynucléaire, indice d’un processus toxique ou infectieux. Les purpuras se présentent d’ailleurs avec les