Prophylaxie des maiadies respiratoires. Le Progrès
raucité de la toux et du cri; il n’existait aucun phénomène d’auscultation. On pensa à une laryngite diphtérique.
A l’autopsie, le larynx était le siège de petites ulcérations tuberculeuses sur les cordes vocales et de fines granulations ; il existait, d’autre part, une tuberculose généralisée et de gros ganglions caséeux dans le médiastin.
B. Hérédo-syphilis laryngo-pharyngée (217). — L’hérédo-syphilis tardive se localise rarement au niveau du pharynx et du larynx. Je l’ai observée chez une fillette de 15 ans, entrée à l’hôpital avec une toux rauque, du mal de gorge, de la gêne respiratoire datant de cinq semaines environ. Un accès de suffocation fait pratiquer d’urgence une injection de sérum antidiphtérique.
La longue durée des accidents, l’absence d’exsudat membraneux dans le pharynx me font écarter la diphtérie. D’autre part, l’aspect chétif, le retard de la croissance, des lésions des tibias, une rougeur diffuse et vermillonnée du pharynx, dont la paroi postérieure présente des fissures, entraînent le diagnostic d’hérédo-syphilis.
Les injections mercurielles amènent une amélioration rapide.
C. Médiastinite — Une médiastinite tubebculeuse a évolution bapide, observée chez un enfant de dix ans (219), a présenté divers caractères particuliers.
droite, de médiocre abondance, apparaissent de l’ascite, de l’hypertrophie du foie, de la congestion des bases pulmonaires : on pense à un début de péritonite tuberculeuse. Puis les symptômes abdominaux s atténuent; cependant l’hépatomégalie progresse, le cœur se dilate et des phénomènes A'astjstolie hépatique se caractérisent. Le traitement détermine une amélioration passagère ; mais bientôt l’asystolie réparait et s’accompagne à'insuffisance tricuspidienne. Finalement, le malade est pris d’une dyspnée formidable, d’une tachycardie extrême; il meurt six semaines après le début des accidents.
L’affection avait évolué comme une asystolie aiguë ù type hépatique.
Le diagnostic se posait entre une symphyse cardiaque et une affection du médiastin, adénopathie trachéo-bronchique ou médiastinite. Par exclusion, la médiastinite devait seule être retenue.
opaques ; celles-ci sont centrées par des artérioles oblitérées, entourées d’une zone fibreuse.
L’intensité de la sclérose et sa formation rapide, les lésions vasculaires s’expliquent par Vassocialion de rhérédo-syphüis et de la tuberculose. Le malade, ainsi qu’un frère, étaient atteints d’une maladie de Friedreich ; ils avaient des réactions de Wassermann positives.
Quant à la mort rapide, elle a été causée par une granuKe apyrétique.
En résumé, il s’agissait d’une médiastinite consécutive à une pleurotuberculose ayant abouti è la symphyse pleurale; elle était remarquable par son évolution rapide, par l’asystolie précoce, par la prédominance hépatique des accidents dus ù la compression de la veine cave inférieure par le tissu de sclérose, par les caractères histologiques de ce dernier. Les particularités de cette médiastinite de nature tuberculeuse paraissaient attribuables é son évolution chez un hérédo-syphilitique.
D. Pleurésies. — a). Dans deux pleurésies putrides (214, 215), nous avons isolé un Proteus. Mais il est probable que les anaérobies, qu’on ne recherchait pas systématiquement à cette époque, jouaient un rôle important, à côté de ce germe.
Ces observations étaient des types de pteurésie putride sans gangrène du poumon ni de la plèvre et de pneumothorax sans effraction par exhalation gazeuse. Les faits de ce genre étaient alors peu connus.
Chez un des malades, le tissu cellulaire sous-cutané ensemencé par le passage du trocart au cours d’une thoracentèse, était devenu le siège d’une tuméfaction gazeuse. Le liquide pleural inoculé au cobaye avait provoqué la formation d’un large abcès sous-cutané gangréneux et gazeux.
b). J’ai donné une description de la pleurésie purulente a pneumocoques (220). Chez les enfants, elles présentent parfois des localisations
UN NOURRISSON (221). La fièvre était
chez un enfant de 18 mois. (En collab. avec M. Brelet.) Bull, de la Soc. de pédiatrie^ octobre 1905.
227. — Recherches pathogéniques à propos d’un cas de maladie bronzée héma> turique.i (En collab. avec M. Pr. Merklen.) Archives de médecine des enfants, novembre 1900.
229. — Du rôle du streptocoque et des altérations hépatiques dans la production de] certains érythèmes infectieux. (En collab. avec M. Pr. Merklen,) Bevue mens, des maladies de l'enfance, juillet 1901.
230. — Un cas d’ictère émotif prolongé chez un garçon de 11 ans. Bull, de la Soc.
de pédiatrie, mars 1911.
gastrique avec amaigrLsemfnt Ltrêml^ (En] collab. avec M. Pr. Merklen.) Bull, de la Soc. de pédiatne, mai 1906.
232. — Polyarthrite suppurée au cours de l’ophtalmie purulente du nouveau-né. — Culture du gonocoque obtenue avec le pus conjonctival et articulaire. (En collab. avec M. Vitry.) Bull de la Soc. de pédiatrie, novembre 1903.
233. — Sur un cas d’ostéopériostites chroniques muitipies à staphylocoques. (En collab. avec M. Babonneix.) Bull, de la Soc. de pédiatrie, novembre 1903.
234. - Un cas d’achondroplasie fruste. (En collab. avec M. Paisseau.) Bull dé la Soc. de pédiatrie; avril 1905.
235. — A propos de ia chorée syphiütique. Bull, de la Soc. médicale des hôpi¬
taux, 29 novembre 1912.
236. — Percussion des régions sternale et parasternales supérieures chez ie nourrisson. (En collab. avec M. Tixier.) .^ssodafion française de pédiatrie, congrès de 1910 et Journal de médecine de Paris, octobre 1910.
Journal de médecine in
A. Hypotrophies et cachexies des nourrissons. — J’ai étudié l’étiologie, la physiologie pathologique, l’anatomie pathologique et la pathogénie des hypotrophies et des cachexies des nourrissons (223, 224) à l’aide de mes documents personnels et de ceux recueillis dans la littérature.
Il règne une certaine confusion dans la signification des mots communément utilisés. On doit réserver le terme i’hypotrophie pour les retards et les arrêts de l’accroissement du poids et de la taille, qui ne s’accompagnent pas de dénutrition trop marquée; le terme de cachexie pour désigner une grave altération de l’état général, une fonte des tissus.
La cachexie des bébés âgés de 4 ou 5 mois au plus a des caractères spéciaux : c’est Yalnphie-alhrepeie.
Les causes des hypotrophies et des cachexies sont nombreuses et presque toujours complexes. Les unes sont manifestes; elles déterminent des hypotrophies et des cachexies secondaires ou symptomatiques. Les autres sont peu précises; il s’agit alors d’hypotrophies et de cachexies essentielles ou protopathiques, qui sont pour la plupart constitutionnelles, c’est-à-dire dues à des influences héréditaires. Entre ces deux catégories de faits, il n’y a pas de délimitation bien tranchée. Interviennent encore des causes extrinsèques. L’influence de Vâye est capitale.
La physiologie est profondément modifiée. On note des troubles de la digestion et de l’absorption portant principalement sur les graisses, comme le montre la rareté des hémoconies (24, 25), moins constants pour l’azote et les cendres (17), une sécrétion biliaire souvent déficiente (25), une flore microbienne anormale des fèces, des éliminations urinaires exagérées de l’urée, des chlorures, des phosphates, fréquemment une légère albuminurie, des troubles de la thermogenèse et des échanges respiratoires, une forte consommation de calories et une appétence particulière pour l’albumine et pour les sucres, qui sont utilisés complètement (4, 5, 6, 7), des modifications du sang.
Les caractères communs aux hypotrophiques et aux cachectiques sont donc une mauvaise utilisation digestive des aliments, une absorption troublée, une consommation plus grande de matériaux, une désassimilation exagérée. On les retrouve même chez des malades arrivés au stade de réparation, qui augmentent de poids.
A ces caractères communs s’opposent un caractère particulier, Vazotémie (12,13, 14,15,16). Elle est spéciale aux jeunes bébés ayant moins de 4 mois, présentant la cachexie sèche progressive qui caractérise Vathrepsie
(Parrot). Elle fournit un critérium chimique qui permet de distinguer des cachectiques azolémiques et des cachectiques non azotémiques, et de caractériser un état morbide spécial, Vatrophie-athrepsie azotémique.
Les lésions sont variables. Elles portent sur presque tous les organes. Les plus constantes et les plus marquées intéressent les glandes vasculaires sanguines : les capsules surrénales, le thymus, le corps thyroïde, les parathyroïdes, l’ovaire sont atrophiés, atteints d’une sclérose plus ou moins accentuée, d’altérations dégénératives des cellules glandulaires. L’hypophyse seule est hypertrophiée ; les cellules du lobe antérieur ont des caractères d’hyperactivité inanifeste.
Il est difficile de faire un choix parmi les théories pathogéniques qui cherchent à expliquer les hypotrophies et les cachexies de la première enfance.
En tous cas, à un moment donné, la digestion est troublée, l’absorption intestinale est souvent insuffisante ; l’aboutissant est une véritable inanition, la dénutrition, la fonte des tissus, la cachexie.
L'indication thérapeutique est de donner une alimentation forte, facile h digérer. Le sucre est la substance qui la réalise le mieux (6).
B. Maladie d’Addison. — Un cas de maladuî ii’Addison chez un enfant
lation de globules rouges dans les tubes droits.
D. Rôle du streptocoque et des altérations hépatiques dans la production de certains érythémes infectieux (229). — Au cours de maladies générales, d’infections buccales, naso-pharyngées, broncho-pulmonaires, gastro-intestinales, etc., apparaissent quelquefois des érythèmes infectieux. Ces érythèmes peuvent être dus à des germes multiples.
Dans un certain nombre de cas, j’ai pu mettre en évidence le rôle pathogène des streptocoques et déterminer quelques-unes des conditions qui favorisent l’apparition des érythèmes. Leur production, en effet, est due, d’une part à des propriétés spéciales des germes (les épidémies d’érythèmes infectieux en sont la preuve), d’autre part à des facteurs
On élimine l’hérédo-syphilis, l’actinomycose, une infection éberthienne.
L’abcès du bras contient d’ailleurs du staphylocoque dosé en culture
I. Achondroplasie fruste. — Une fillette de l‘2 ans présentait un syndrome complexe ; il était difficile il classer à l’époque où l’observation a été recueillie et il a été considéré comme de l’achondroplasie fruste (234). Comparée à des enfants témoins de même âge; elle avait une taille notablement inférieure, un tronc de même hauteur, mais des membres inférieurs plus courts. Le raceoureissement portait principalement sur la jambe. Le pied était court, épais, plat. La longueur des membres supérieurs et de leurs segments était sensiblement normale.
La tête était plus grosse qu’une tête d’adulte. L’enfant avait eu de
Il existait une ébauche de syndrome de Little.
L’enfant était obèse, réglée depuis l’âge de 11 ans; ses poils et ses seins étaient bien développés. Son intelligenee était un peu lento, sa mémoire mauvaise.
La radiographie des os décelait la transparence particulière de certaines épiphyses, la persislancc des cartilages juxta-épiphysaircs, l'absence ou le développement incomplet des zones d’oscification. Ces caractères étaient surtout appréciables au niveau des extrémités du fémur et de l’extrémité supérieure des phalanges.
D’après l’histoire de la malade, l’affection était congénitale. Rien ne permettait d’incriminer plus spécialement le corps thyroïde. Il s’agissait plutôt d’ailleurs, comme l’ont montré des observations plus récentes, d’un syndrome hypophysaire ou pluriglandulaire.
J. Percussion des régions sternale et parasternales supérieures chez le nourrisson. — J’ai précisé les résultats fournis par cette percussion (236).
11 importe de les connaître pour faire le diagnostic d’hypertrophie du thymus.
r La percussion méthodique des régions sternale et parasternales supérieures délimite une surface mate ou submate, qui se continue en bas avec la matité précordiale. Cette surface correspond aux gros vaisseaux
de la base du cœur et au thymus, recouverts à droite par le poumon, en contact direct à gauche avec la paroi thoracique.
2* Pour permettre le diagnostic d’hypertrophie du thymus, la matité doit être plus forte et plus étendue que chez les enfants dont le thymus est normal.