AFFECTIONS DIVERSES DES ADULTES
238. — Rapports de l’intoxication saturnine et de la goutte. Im Semaine médicale, 15 février 1897.
239. — Albuminuries observées dans un service de contagieux des armées. (En collab. avec M. Peybe.) Kéunion midico-chirurgicale de la V‘ armée, 28 octobre
240. — Sur quelques manifestations de la maladie vaccinale consécutive aux injections antiparatyphiques (AB et TAB). (En collab. avec M. Peybe.) Bull, de la Soc. médicale des luipUau.r,7i novembre
de la Soc. médicale des hâpilaux, oeiohre 1911.
A. Soutte et intoxication saturnine. — A l’occasion, de quelques malades atteints de goutte saturnine, j’ai étudié les rappôiîts de l’intoxication saturnjne eï de la goutte (238). '
L’étiologie et la pathogénie démontrent l’existence d’une goutte liée à l'intoxication saturnine. Mais l’évolution générale de la goutte saturnine est analogue à celle de la goutte vulgaire; par certains côtés elle se rapproche de la goutte des sujets soumis à une cause débilitante et c’est en partie en provoquant cet affaiblissement général que le plomb imprime diverses particularités à sa symptomatologie.
B. Albuminuries observées dans un service de contagieux d’une armée. — L’albuminurie recherchée systématiquement à l’entrée et pendant le
tendu, riche en albumine; il contenait .des lymphocytes en petit nombre.
Les troubles urinaires dominent souvent la scène. Tous les malades ont eu de lialbuminurie et deux de l’anurie pendant 27 et 69 heures; celle-ci s’est accompagnée d’azotémie. Chez un albuminurique ily avait de l’œdème et une azotémie assez forte (2 gr. 30 d’urée par litre de sérum).
Dans tous les cas, la terminaison a élé favorable. L’albuminurie a disparu, Turéc sanguine et le coefficient d’Ambard sont redevenus
D. Streptococcémie. — La pratique des hémocultures dans les affections fébriles soignées chez les soldats du front m'a fait rencontrer un cas de pneumococcie (164) et un cas de streptoccémië (241).
Les septicémies à streptocoques sont rares. Cette observation est la seule qui ait été trouvée sur environ 600 hémocultures.
Les streptocoques ont vraisemblablement pénétré par des plaies des pieds consécutives à d’anciennes gelures; le liquide d’une phlyctène a, en effet, fourni des cultures de ces germes.
L’hémoculture a été positive à deux reprises.
Le début a été brusque et la température élevée d’emblée. Les symptômes généraux étaient ceux d’un état infectieux grave. Il y avait des arthralgies multiples et tenaces, un érythème purpurique, une ecchymose sous-conjonctivole. La rate était hypertrophiée et les urines très albumineuses. Le pouls était très rapide et le cœur dilaté.
Le malade est mort en huit jours.
A l’autopsie, on a trouvé une endocardite aortique végétante et ulcéreuse, que l’auscultation n’avait pas révélée, et un gros infarctus hémorragique de la base du poumon droit.
A. Digitaline. — Les médecins n’étaient pas d’accord sur l’emploi de la digitaline chez les enfants, quand j’ai entrepris des recherches (242, 243, 244) pour fixer cette importante question de thérapeutique.
J’ai utilisé la solution de digitaline cristallisée au millième ; L gouttes, comptées au compte-goutte normal, contiennent un milligramme de digitaline (Potain).
La dose généralement suffisante et efficace est de I goutte par jour pendant dix jours ou de 11 gouttes par jour pendant cinq jours. L’âge de l’enfant importe peu.
Au cours des cardiopathies, la digitaline est souvent indiquée. Son utilité se fait sentir, quand apparaissent des signes de subasystolie ou
Dans les cas favorables, l'action commence à se manifester après IV ou VI gouttes ; elle acquiert son maximum vers la fin de la cure ou dans les jours qui suivent. La fréquence du pouls diminue, le rythme se régularise. La pression artérielle, enregistrée au Potain, est peu modifiée; avec le Pachon on constate une augmentation de l’écart entre la maxima et la