‹ Exposé des titres et travaux scientifiquesChapitre 5 sur 20 · C. — CEdèmes · texte numérisé non relu

C. — CEdèmes

Les travaux du Professeur Widal et de ses élèves ont établi qu’au cours des néphrites l’œdème est fonction de la rétention chlorurée.

Des néphrites hydropigènes ou chlorurémiques peuvent se rencontrer chez des nourrissons. Dans les deux cas, mentionnés plus haut, la rétention chlorurée n’était pas accompagnée d’azotémie (9).

Mais pendant les premiers mois on observe également des œdèmes importants en dehors des néphrites. Un cas d'anasarque chez un nourrisson DE DEUX MOIS SANS LÉSIONS RÉNALES (20), est très démonstratif. Cet enfant, amené à l’hôpital avec un œdème généralisé, est mort quatre semaines environ après le début de l’affection, sans qu’un diagnostic étiologique satisfaisant ait pu être porté.

Les urines étaient abondantes, limpides; elles ne renfermaient que d’une façon passagère des traces d’albumine, ne contenaient ni cylindres ni éléments cellulaires. A l'examen histologique des reins, on ne trouvait que des altérations de cytolise au premier degré des tubes contournés ; ces lésions insignifiantes étaient parcellaires. Il n’y avait donc pus de néphrite.

Par contre, le foie présentait des lésions considérables de dégénérescence graisseuse bouleversant la topographie de l'organe.

Il semble bien qu’il s’agisse là^d’un cas d’anasarque d’origine hépatique.

Il est rare de les observer simultanément, et, si elles coexistent, il n’y a aucune relation entre l’intensité de l’une et celle de l’autre.

En résumé, dans la première enfance, la chlorurémie et l’azotémie n’ont pas la même signification que chez l’adulte. On verra plus loin, au contraire, que, dans la moyenne et dans la grande enfance, les syndromes chloruréttliques et azotémiques sont surtout l’apanage des néphrites (p. 159).

DIGESTION ET ABSORPTION DES GRAISSES CHEZ LES nourrissons GRAISSE DES FÈCES ET HÉMOCONIES

geôle; diminuée (93 p. 100) avant, puis normale (99 p. 100) après le traitement thyroïdien ehei un myxœdèmateux, ete.

One étude ultérieure de I’absoiu'tion de i.a graisse chez les nour^ RissONS NORMAUX ET DYSPÈPTiguEs (23) a confirmé mes premières reeherches. Les conclusions sont les suivantes ;

r Des bébés au sein, qui digèrent bien et augmentent en moyenne de 21 grammes par jour, ingèrent en moyenne quotidiennement 20 gr. 17 de graissé et en éliminent 0 gr. 15 dans les fèces ; ils en absorbent 97,80 p. lüü. C’èst le type normal.

2” Des bébés au sein, qui ont eu des troubles digestifs etont été soumis à la diète hydrique, augmentent de 20 grammes par jour à la période de réalimentatidn. Ils ingèrent en moyenne quotidiennement 15 gr. 64 de graisse et en rejettent dans les fèces 0 gr. 35; il en retiennent 97,51 p. 100;

3" D’autres bébés, également dyspeptiques, nourris au sein ou au biberon, se comportent de façons variables, ainsi qu’il a été dit plus haut.

En résumé, l’étude du bilan digestif des graisses comporte un intérêt pratique, à condition de tenir compte des différents éléments d’appréciation qui ont été précisés. Elle permet d’apprécier le pouvoir digestif des nourrissons pour ces substances. Ce pouvoir digestif est élevé chez le bébé normal et même chez le prématuré. Il est plus ou moins diminué chez les dyspeptiques; il augmente, chez eux, avec l’amélioration. On peut, en suivant les variations par des examens répétés de temps en temps, reconnaître si la ration de graisse est convenablement utillsééi

Des faits exposés plus haut, il résulte également qu’il n’y a pas de corrélations constantes entre l’accroissement de poids et la digestion des graisses. Il importe donc de tenir compte également de l’absorption et de l’utilisation des autres substances alimentaires, matières azotées et sucres, de l’eau et des sels.

B. - Hémoconies. ^

Les hémoconies sont des petites granulations du sang visibles à l'ultramicroscope. On admet généralement qu’elles sont de nature graisseuse et proviennent de l’alimentation. Leur disparition ou leur petit nombre

chez un sujet qui ingère des substances grasses indique un trouble de

J'ai étudié les variations des hémoconies chez des nourrissons sains ou malades.

Chez les enfants allaités régulièrement et digérant bien, elles sont abondantes, même trois ou quatre heures après le dernier repas.

Avec la diète hydrique, le bouillon de légumes ou le babeurre, elles sont absentes ou très rares. La suppression du lait entraîne rapidement leur disparition. La reprise du lait provoque leur réapparition; celle-ci est toujours assez lente ; même en l’absence de troubles digestifs, il faut en général plusieurs jours pour que leur taux redevienne normal.

Chez les enfants qui ont présenté des troubles digestifs graves, leur réapparition, après la reprise du lait, peut se faire dans les délais habituels, quand l’état général est redevenu satisfaisant. Si, au contraire, l'état général reste mauvais ou stationnaire, elles réapparaissent plus lentement et plus tardivement, même alors que les troubles digestifs se sont amendés.

Il y a des cas où, malgré une alimentation lactée permanente, les hémoconies, d’abord abondantes, diminuent progressivement; dans d’autres, elles font défaut ou ne se trouvent qn’à un taux très faible. Il s’agit de bébés qui maigrissent rapidement ou se cachectisent progressivement, qui souvent présentent les symptômes de l’atrophie-athrepsie. Toutefois, les hémoconies restent parfois abondantes, malgré un état général très défectueux.

La rareté ou l’absence des hémoconies, avec une alimentation grasse suffisante, peut être due à une maladie de l’intestin grêle (Roger), à une sécrétion biliaire défectueuse et surtout au défaut de sels biliaires (Lemierre, Brulé et A. ’Weill).

Certains de nos bébés avaient de la diarrhée; on peut admettre alors que la rapidité de l’évacuation de l’intestin grêle troublait l’absorption des graisses. Cependant une diarrhée passagère n’entraîne pas toujours la diminution des hémoconies; celles-ci peuvent faire défaut avec des selles normales ou même fermes et pâteuses.

J’ai recherché les pigments et les sels biliaires dans les fèces.

Les pigmenls biliaires et dérivés ont été étudiés par la réaction au sublimé antique, suivant la méthode de Triboulet. Dans divers cas, les modifications dans la quantité des pigments biliaires des selles ont pré-

1! y a une vingtaine d’années, de nombreuses recherches ont été instituées sur les ferments du nourrisson d’une part, les ferments du lait d’autre part. Elles avaient surtout pour but d’élucider la cause des résultats si différents que donnentrallaitementnatureletratlaitementartificiel.

J'ài étudié le «rMenî amylolvïiqüë dù séHuiu BANCüm chez l’eseant NORMAL ET CHEZ l’enfant MALADE (28, 29), CR Suivant la technique de MM. Acliard et Clerc un peu modifiée à cause de la petite quantité de sang dont on peut disposer. On savait Seulement alors que ce ferment n’existe pas chez le fœtus et qu’il y en a très peu chez le nouveau-né (Achard). '

1" Enfants normaux. — Le tableau ci-dessous indique les quantités de sucre produites par un centimètre cube de sérum agissant sur 20 centimètres cubes d’empois d’amidon à 1 pour 100, après un séjour de 24 heures à 57 degrés.

Chez des enfants plus âgés, des jeunes gens et des adultes, les quantités de sucre produites sont le plus souvent comprises entre 0 gr. 02 et

Le pouvoir amylolytique du sérum sanguin est donc variable dans les deux premiers mois de la vie; il est généralement très faible et même presque nul dans le premier mois, quoiqu’il puisse être aussi marqué que dans les mois suivants. A partir de 2 mois et jusqu’à 2 ans, il est plùs fort et généralement moindre qu’après 2 ans. Après 2 ans, il correspond généralement aux valeurs maxiina constatées quelquefois au-dessoui de cet âge.

2î Enfants atteints d'infections aiguës, subaiguës ou chroniques, — Au cours d’infections d’intensité et de pronostic variables, le pouvoir amylolytique du sérum est diversement influencé.

Dans beaucoup d’entre elles, les modifications sont minimes. Dans certaines, le pouvoir amylolytique est diminué d’une façon parfois très notable, sqns qu’il soit possible d’établir de règles. Un affaiblissement très marqué n’entraine pas un pronostic particulièrement grave; des enfants, qui l’ont présenté, ont guéri comme les autres.

Lé fait précis qui se dégage de ces recherches est la constatât

tion fTé-‘

L'acidification, même faible, empêche la production d’acide sali-

Lait d’ànesse, lait de chienne. — Le lait d'ànesse et le lait de chienne donnent des résultats comparables à ceux fournis par le lait de femme.

iail de vache,lait de chivre.— En se plaçant dans les mêmes conditions expériméntalcs,on ne constate pas le dédoublement du salol avec les laits de vache et de chèvre.

Toutefois, si on ajoute à du lait de vache de l'ammoniaque (0cm'05 à 0cm*10 dans 20cm® de lait), on constate la formation d’acide salicy-

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