‹ Exposé des titres et travaux scientifiquesChapitre 6 sur 20 · V. — Méningite cérébro-spinale épidémique chez les soldats · texte numérisé non relu

V. — Méningite cérébro-spinale épidémique chez les soldats

VI. — Rhumatisme articulaire aigu; rhumatisme et syndrome cer-

37. — La pression artérielle dans la scarlatine de l'enfant. (En collab. avec M. Léon Tixier.) Bull, do la Soc. de pédiatrie, 17 mars 1908 et Journal de Physiologie et de pathologie générale, mai 1908.

38. — Considérations sur un cas d'urémie éclamptique post-scarlatineuse, en particulier sur les phénomènes oardio-vasoulaires. (En collab. avec M. H.taviER.) Bull, de la Soc. médicale des hôpitaux, 27. octobre 1908.

39. — Le cœur dans la scarlatine de l'enfant. La Clinique, 25 mars 1910.

40. — Les troubles cardio-vasculaires dans la scarlatine. (En collab. avec M. Milhit.) Paris médical, 18 juillet 1914.

,. collab, avec MM. Jurie des Camiers el Tournier.) Bull, .de la Soc. médicale des hôpitaux, 8 octobre 1915.

42. — Phlébites scarlatineuses. (En collab. avec MM. Jurie des Camiers el Tournier.) Bull, de la Soc. médicale des hôpitaux, 8 octobre 1915.

43. — La fréquence du pouls dans la scarlatine. Bull., de la Soc. médicale des hôpitaux, 5 novembre 1915.

44. — Complications multiples au cours d'une scarlatine : rhumatisme articulaire, endocardite mitrale, néphrite, tachycardie tardive. (En collab. avec M. H. Gim- DERT.) Bull, de la Soc. médicale des hôpitaux, 19 avril 1918.

45. — Tachycardies tardives de la scarlatine. (En collab. avec M. H. GiiuBEnT.) Bull, de la Soc. médicale des hàpilaux-, 19 avril 1918.

46. — L'endocardite scarlatineuse. Academie de Médecine, 15 août 1918 et J.a Presse médicale, 22 août 1918.

Les manifestations de la scarlatine sur l’appareil circulatoire sont variées. J'ai étudié d’une façon spéciale la pression artérielle, l'appareil cardio-vasculaire dans les néphrites scarlatineuses, la fréquence du pouls, les troubles fonctionnels et les lésions du cœur, les phlébites. Mes observations ont été recueillies tout d’abord chez les enfants, plus tard chez les soldats ; ces derniers, les jeunes tout au moins, m’ont fourni des faits comparables.

enfants atteints de scarlatine, soit avec le sphygmomanomètre de Potaiii (37), soit ultérieurement avec l’oscillomètre de Pachon (40).

Avec le sphyginomanomélre, j’ai fait chez des malades, âgés de 2 à 11) ans, an cours de scarlatines légères ou de moyenne intensité, les constatations suivantes :

VA la fin du premier septénaire, la pression est le plus souvent inférieure à celle des premiers jours; moins souvent elle est sensiblement la même ; rarement elle est supérieure.

2” A la fin du deuœième septénaire, elle est, en général, la même ou un peu moindre (de 1 cm. à 2 cm. 3/4) qu’à la fin de la période précédente ; parfois elle est légèrement augmentée (de 1 cm. environ).

D’une façon générale, pendant les deux premiers septénaires, les cinq sixièmes des enfants présentent un abaissement progressif plus ou moins marqué de la pression.

3" Du trentième au quarantième jour, la pression, est en général, plus élevée qu’à la fin du deuxième septénaire (de 1 cm. à 3 cm. 1/2); quelquefois elle est restée sensiblement la même; exceptionnellement elle est

inférie

Somme to

il trois types prin-

1" type. — La pression s’abaisse graduellement pendant les premiers jours, puis reste stationnaire et enlîn se relève plus ou moins pendant les

cardites; elle est restée latente et n’a été décelée que par rauscultation régulière du cœur; elle a rétrocédé rapidement sans laisser de traces appréciables.

5" Les syndromes myocarditiques sont particulièrement fréquents dans la scarlatine des enfants. Leur symptomatologie est plus ou moins accentuée.

Tantôtilssont/i'ustes.Leurprincipalsymptômeest alors une dilatation du cœur, que révèle la percussion méthodique de la région précordiale. Ils peuvent être isolés ou associés, soit à une endocardite, soit à une endopéricardile.

Tantôt ils sont nettement caractérisés et se traduisent par les symptômes généralement attribués aux myocardites aiguës. Ils apparaissent alors assez souvent dans les scarlatines graves malignes ou dans le syndrome infectieux tardif. Ils peuvent coexister avec des altérations de l’endocarde et du péricarde.

Le diagnostic des syndromes myocarditiques au cours de la scarlatine

LE POIDS ET L’ÉLIMINATION URINAIRE DES CHLORURES ET DE L’URÉE DANS LA ROUGEOLE ET DANS LA SCARLATINE DES ENFANTS. APPLICATIONS DIÉTÉTIQUES.

47. - Le poids et les urines dans la rougeole. (En collab. avec MM. Leven et Pr. Merklen.) Rev. mens, des maladies de l'enfance, décembre 1905.

48. — Variations de l’urée dans la rougeole suivant le régime alimentaire. (En collab. avec M. Pr. Merklen.) Bull, de la Soc. de pédiatrie, janvier 1906.

49. — Influençe.de la chloruration du régime sur l'élimination urinaire des chlorures et sur le poids au cours de la rougeole; considérations diététiques. (En collab. avec M. Pr. Merklen.) Rev. mens, des maladies de l’enfance, août 1906,

50. — Élimination des chlorures et albuminurie dans la scarlatine. Bull, de la Soc. de pédiatrie, 17 décembre 1907 et Archives de médecine des enfants, février

les régimes. (En collab. avec M. Pr. Merklen,) Bull, de la Soc. de pédiatrie, juin 1908.

62. — Le poids dans la scarlatine. Influence de différents régimes. (En collab. avec M. Pn. Merklen.) Journal de Physiologie et de pathologie générale,

53. — L'alimentation dans la rougeole et la scarlatine de l’enfant. (En collab. avec M. Pn. Merklen.) Gazette des hôpitaux, 18 février 1909.

54. — Rations alimentaires dans la geôle. (En collab. avec M. Pr.

.) Gazette des hôpitaux, 4 janvier

L’étude du poids et de l'élimination urinaire des chlorures et de l’urée, faite en tenant compte de P’alimentation, apporte des précisions intéressantes sur lafphysiologie des maladies infectieuses.

Los enfants étaient soumis, pendant toute la maladie, soit i un régime lacté fixe, soit d’abord à un régime privé d’albumine (eau d’orge) et plus tard il un régime hypoazoté (riz et un peu de viande).

1“ Avec le régime Inclé, l’urée s’est comportée comme il a été dit plus

2° Avec les régimes peu ou pas azotés, la quantité d’urée éliminée pendant la première période a été la même qu’avec le régime lacté, bien qu’il n’y eut pas d’albumine ingérée ; pendant la deuxième période, elle a été plus faible; pendant la troisième période, alors que le régime contenait de l’albumine, elle a augmenté.

de sel au régime déchlof iiré âtlénue considérablement la baisse de poids ; elle n’est que de 125 grammes.

Pendant les quatre jours suivanlsj la chute de poids continue, quel que soit le régime. Avec le régime déchloruré, elle est moins grande que dans la période précédente (285 grammes aü lieu de t'66 grammes; avec le régime lacté, elle est la même (107 grammes); avec une alimentation salée, elle est un peu plus forte (197 grammes au lieu de 125 grammes).

Ultérieurement, il est difficile d’apporter des précisions.

En résumé : la chlorûratioh du régitnè influence le poids des enfants atteints de rougeole, mais seulement pendant les premiers jours. Pour mettre son action en évidence, il importe de faire varier la teneur du régime en chlorures. Le sel est d’ailleurs bien éliminé : si l’addition de sel au régime dès le début de la maladie atténue la baisse de poids, son dosage dans l’urirté ne décèle pas de rétention appréciable.

Par contre la teneur du régime en albumine n(a guère d'influence sur la courbe de poids pendant les premiers jours : la chute de poids initiale est sensiblement la même avec le régime lacté qu’avec de l'eau d’orge

B. — ScAliLATlNE.

A. — L’élimination des chlobubes (50) a été étudiée chez des enfants âgés de 4 à 14 ans, atteints de scarlatines légères oii de moyenne intensité, soumis soit au régime lacté, soit è des régimes chlorurés ou déchlo-

1" Pendant les trois premières semaines. — Avec le régime lacté, l’élimination des chlorures est régulière; il n’y a pas, en général, de crise chlorürique manifeste; 1 fois sur 9 seulement, il s’en est produit une les septième et huitième jours.

Les crises chloruriques sont fréquentes (2 fois sur 5) avec le régime déchloruré et constantes avec le régime salé. Elles se produisent tantôt du quatrième au huitième jour, tantôt du diî-huitième au vingt-quatrième jour. Ces crises tardives ont été vues chez des enfants qui prenaient 10 grammes de sel depuis le début, alors que les autres en recevaient seulement S grammes. L'ingestion de sel parait donc favoriser leur apparition.

Les d ises cbloruriques surviennent aussi bien au cours de scarlatines

En résumé ; quel que soit le régime, il ne se produit pas de rétention chlorurée. Avec le régime lacté, l’élimination des chlorures est plus régulière et les crises chloruriques sont plus rares qu’avec les autres

LiAl-BUMi.Nünm LÉGÈBE pE LA çoNVALEScp.NGE (50) Gst fréquente. Elle a été constante chez les enfants soumis à des régimes déchlorurés ou chlorurés; elle est apparue chez un tiers des ipslsdes laissés au régime lacté. Comme je l’ai dit, ü n’ÿ avait pas de rétention chlorurée.

Cette albuminurie constitue donc un e*emp!e de néphrite albumineuse simple.

Les NÉPHRITES caractérisées sont beaucoup plus rares. J’ai étudié les troubles des fonctions rénales qu’elles entraînent.

Le garçon de 4 ans, dont il a été déjé parlé, est un exemple de néphrile post-scarlatineuse à forme a^olémique (36).

On ne constatait pas de rétention chlorurée. H n'y avait pas d’œdème, sauf une légère bouffissure des paupières. Le taux des chlorures urinaires correspondait à la petite quantité de sel ingéré avec le lait. Le poids res-

malgré la diète hydrique, le liquide céphalo-rachidien contenait 1 gr. 77

L’évolution a été favorable. L’urée du liquide céphalo-rachidien est tombée progressivement à 0 gr. 41. Cependant l’élimination de ce corps était encore imparfaite : après l’ingestion de 40 grammes d'urée en quatre jours, du dix-huitième su vingt-et-unième jour, elle est remontée à 0 gr. 78, pour retomber ensuite à 0 gr. 37.

A cette époque, l'épreuve de la chloruration alimentaire ne provoquait aucune rétention.

Cliniquement, l’enfant avait, à la période de rétention azotée, une anorexie absolue, des vomissements à la moindre ingestion de lait, c’est-à-dire des symptômes i’urémie gastro-intestinale.

Le garçon de 12 ans, entré à l’hûpital pour urémie éclamptique post- SCARLATINEOSE (38), était atteint d’une néphrite combinée. 11 présentait, en même temps que de l’hypertension, do la dilatation cardiaque et un bruit de galop, de la rétention chlorurée, révélée par un léger œdème et surtout par une perte de poids de 4 kilog. 500 en huit jours, de la rétention azotée (1 gr. 23 d’urée par litre de liquide céphalo-rachidien).

A côté de ces formes de néphrite post-scarlatineuse, on rencontre des formes chlorurémiquee ou hydropigènes. Tel est, par exemple, le cas du jeune soldat de 19 ans, dont j’ai déjà parlé (44). Au début de la néphrite, l’œdème est peu marque. Mais le malade boit abondamment (5 litres de

Il n’y a donc aucune utilité à donner à ce moment des aliments albuminoïdes. On prescrit de l’eau et, pour éviter une perte de poids trop importante, du sel à la dose de 4 ou 5 grammes par vingt-quatre heures, dans la moyenne et la grande enfance. Le sel peut être donné sans inconvénient, parce qu’il s’élimine bien par les urines.

Dès que la fièvre est tombée, on alimente l’enfant, car, malgré le sel, la perte de poids, qui se produit d’ailleurs chez les enfants soumis au régime lacté dès le début, s’accentue.

J’ai précisé les rations alimentaires dans la convalescence de la ROUGEOLE ET DE LA SCARLATINE (54) pouT des enfants de 5 à 15 ans.

!" Les rétentions chlorurées et azotées dans les néphrites scarlatises; celles-ci peuvent réaliser les divers types cliniques : forme albu-

Page 1