‹ Exposé des titres et travaux scientifiquesChapitre 27 sur 98 · PLANCHE III · texte numérisé non relu

PLANCHE III

IL— Pour une striction plus serrée, un effet d’excitation se manifeste avant que soit réalisée la séparation fonctionnelle complète; un rythme ventriculaire indépendant se développe sans arrêt intermédiaire.

III. — Chaque striction plus énergique est suivie d’une accélération du rythme ventriculaire soulignant la dépendance de ce rythme vis-à-vis de sa cause même.

PLANCHE ly

EXPÉRIENCE XXXllI (Série IV)

(Mai 1914)

A. — Technique

Même technique que dans les expériences précédentes.

B. — Résultats

I. — Un fragment de tracé pris à grande vitesse établit le caractère auriculo-ventriculaire normal des contractions. La compression inter-sino-auriculaire réalisée progressivement, à partir de {% en vue de produire la séparation fonctionnelle avec le minimum d’excitation, donne lieu :

1“ A des troubles de conduction de plus en plus marqués caractérisés par deux faits :

«y Le ventricule ne répond qu’à une contraction sur deux de l’oreillette, puis à une sur quatre ;

b) La vitesse de conduction auriculo-ventriculaire est ralentie. L’intervalle entre les contractions des deux segments augmente, comme l’indique sur le triacé du ventricule la position de la systole ventriculaire par rapport au retentissement de la systole auriculaire qui la précède immédiatement.

2“ Puis à un arrêt prolongé du ventricule.

IL — Un rétablissement partiel de la conduction s’étant manifesté (rythme 1 V/6 A), la ligature est resserrée (*) et l’arréf rétabli.

A noter que la striction de la ligature a pour effet immédiat une excitation de la région atrio-ventriculaire et la production en (e) d’une systole auriculaire et d’une systole ventriculaire.

La première est suivie d’une diastole prolongée ayant la valeur d’un repos compensateur, Au contraire, l’intervalle

qui sépare la systole ventriculaire provoquée de la systole suivante ne présente ni les caractères d’un repos compensateur, ni ceux qui correspondent à une systole décalante (V. chap. IV).

Dans les conditions de l’expérience, comme nous l’indiquerons, cet intervalle ne peut s’expliquer que par les troubles de la conduction et permet d’affirmer l’origine extrinsèque (sinusale) du rythme ventriculaire observé.

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