‹ Exposé des titres et travaux scientifiquesChapitre 28 sur 98 · PLANCHE V · texte numérisé non relu

PLANCHE V

EXPÉRIENCE XXXllI (Série IV)

(Suite)

III. — On entreprend en Ç*') de desserrer la ligature. Une difficulté matérielle étant survenue à ce moment, nécessite l’introduction de la main entre les fils de suspension, d’où les impulsions imprimées directement aux leviers inscripteurs. Ces impulsions retentissent partiellement sur le cœur et créent une excitation par tiraillement. A la suite de cette opération, une courte série de contractions ventriculaires indépendantes se développe, puis l’arrêt se rétablit : la ligature a, par suite, créé une séparation fonctionnelle permanente, persistant après sa suppression.

IV. — La ligature ayant été serrée à nouveau et plus énergiquement (excitation), un rythme indépendant se manifeste à nouveau dans le ventricule d’une façon durable.

V. — La diversité d’origine du rythme auriculaire et du rythme ventriculaire ressort de l’examen des tracés et de l’expérience suivante :

Au cours de cette dissociation absolue entre l’oreillette et le ventricule, on réalise des excitations de la région atrio-ventriculaire par liraillement des chefs de la ligature. Dans ces conditions, on observe sur le ventricule des

extra-systoles décalantes (z, z', z,i) ou de l’accélération du rythme (en a), résultats d’accord avec l’origine atrio-ventriculaire du rythme ventriculaire actuel. (V. Ch. IV.)

La contre-épreuve est fournie par ce fait qu’une de ces excitations (z) efficace pour l’oreillette, est suivie dans ce segment d’une diastole prolongée ayant la valeur d’un repos compensateur, tandis que du côté du ventricule l’extrasystole développée par la même excitation est décalante.

VI. — La ligature est enlevée (^) pour la deuxième fois. Après une série de contractions rapides succédant immédiatement à l’excitation mécanique de l’intervention, l’arrêt ventriculaire se rétablit progressivement.

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