‹ Exposé des titres et travaux scientifiquesChapitre 51 sur 98 · PLANCHE XII · texte numérisé non relu

PLANCHE XII

EXPÉRIENCES V et VI (Série 111)

(Mars 1913)

A. — Technique

Ces deux expériences, réalisées avec la même technique que les précédentes, fournissent deux exemples de déplacement du point de départ des contractions après ligature.

Ces figures I et II correspondent à l’expérience V : les figures III et IV à l’expérience VII.

Les tracés supérieurs sont les tracés normaux, les tracés inférieurs ont été réalisés après ligature.

PLANCHE Xll

PLANCHE XIIl

EXPÉRIENCE VIll (Série 111)

(Mars 1913)

A — Technî«iue

Même procédé opératoire.— Les tracés successifs ont été superposés par ia photographie pour faciliter leur comparaison.

B. - Résultats

Le tracé (1) est le tracé normal avant la ligature; le tracé (3) correspond à la reprise spontanée ; le tracé (2) est celui d’une systole provoquée par excitation directe du ventricule.

L’intervalle (3) est en valeur absolue intermédiaire entre les intervalles (1) et (2) mais plus proche de (3; que de (l) ; il indique une position basse du point de départ de la contraction « spontanée »

Nous ne discuterons pas ici le mode d’action du chlorure de baryum. Rappelons seulement que cette substance est considérée habituellement comme « abaissant fortement le seuil de l’excitabilité » du myocarde sans modifier l’excitabilité de l’appareil inhibiteur pneumogastrique intracardiaque (Renato de Nicola) (1). Contrairement aux résultats obtenus par cet auteur chez la tortue, il nous a été donné d’observer chez les grenouilles, soumises à l’action du RacP, le déplacement du point de départ de l’excitation sous l’influence de l’excitation du vague, le ventricule prenant d’emblée, sans arrêt intermédiaire, la direction des contractions.

Cette extension du territoire néo-automatique par le chlorure de baryum est à rapprocher du fait signalé précédemment que cette substance est capable d’actualiser la propriété rythmique même dans des régions où cette propriété s’actualise difficilement (pointe du ventricule).

En outre, cette extension du territoire néoautomatique peut se faire non seulement vers le ventricule, mais aussi vers l’oreillette, comme en témoigne la fréquence, relativement considérable du développement dans l’oreillette, du centre secondaire de pulsations à la suite de l’injection du chlorure de baryum. 11 peut même arriyer dans certaines conditions qui sont précisées plus loin (v. chap. IV), que le centre secondaire atrio-ventriculaire, quelle que soit sa situation exacte, prenne dès avant la ligature la direction du rythme à la place du sinus (2).

(1) Renato de Nicola. — SuU’azione del cloruro di bario sul cuore normale e in degeneraziona grassa. {Arch. di farmacologia sperimentale e scienza affini, VII, 1908, p. 219-231).

(2) La question générale du conflit de plusieurs centres, ss^ra envisagée en son temps,

Dans l’expérience reproduite ci-après, et qui correspond à un cas de ce genre, le centre atrio-ventriculaire occupe une situation élevée, auriculaire.

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