‹ Exposé des titres et travaux scientifiquesChapitre 81 sur 98 · PLANCHE XXX · texte numérisé non relu

PLANCHE XXX

Parmi les questions que soulève la séparation fonctionnelle des segments du cœur chez les mammifères, figure celle de r « automatisme de l’oreillette ». Nous indiquerons seulement que de l’étude critique des expériences publiées (1), comme de nos expériences, il paraît résulter que l’oreillette ne fournit pas de pulsations spontanées, au vrai sens du mot, dans des conditions normales ou voisines, bien que possédant une haute excitabilité, excitabilité qu’accroissent certaines conditions, notamment l’action de l’adrénaline.

Mais étant donné la fragilité même du complexe neuromusculaire cardiaque chez le mammifère en même temps que la facilité plus grande que l’on a de localiser les interventions expérimentales.

Etant donné notamment qu’il est aisé de faire dans la pratiqne courante porter les séparations fonctionnelles non plus sur toute la frontière de deux segments, mais en des points précis, la méthode des ligatures de Stannius rCest pas la méthode de choix. Elle n’est pas non plus la méthode de choix par la perturbation brutale qu’elle apporte à la circulation coronaire. C’est pourquoi nous n’entrerons pas dans le détail des résultats.

Quant aux expériences plus localisées, elles n’ont pas leur place ici, mais bien dans l’étude des conditions histologiques de l’automatisme.

Les seules conclusions que nous tirerons des expériences des ligatures, c’est, en ce qui concerne l'a répartition de

(1) Cf. notamment Langendorff. — Ueber einige am den Herzohren angestelte BeobacMimgen. Arcli. f. d. ges. Physiol. 1906, LXII, 522-530.

rautomatisme, qu’il n’y a pas entre leur résultat chez le mammifère et leur résultat chez la grenouille de différence essentielle. Il y a seulement une difficulté plus grande de mise en lumière des faits, exactement comme l’existence même de l’automatisme du cœur de mammifère est plus difficile à démontrer que celui d’un batracien ou d’un poisson.

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