C) ACTIONS GÉNÉRALES ET LOCALES DES EXTRAITS HYPOPHYSAIRES
Nous nous sommes proposé, comme suite aux travaux de M. J. Parisot et en collaboration avec lui, d’étudier l’action des diuers extraits hypophj^saires sur les divers organes et de rechercher les causes des divergences observées.
Étude comparative des substances extraites du lobe postérieur de l’hypophyse [6].
Nos recherches comparatives ont porté principalement sur la pltuitrine (Parké et Davis), le pituglandol, l’extrait préparé par nous suivant la technique de Fühner, etc., et l’extrait hypophysaire préparé extemporanément par macération de glande fraîche.
Comme réactif physiologique, nous avons pris, par analogie avec la méthode de Battelli pour l’adrénaline, les modifications de la courbe de pression artérielle chez le lapin ; nous avons également envisagé la manière de se comporter de l’appareil vasculaire du train postérieur de grenouille, suivant la méthode de Trendelenburg, et des autres organes à fibres musculaires lisses (estomac, intestin, etc.).
Nous avons montré qu’à doses considérées comme équivalentes l’extrait cristallisable a une action vasomotrice supérieure à tous les autres extraits ; à rapprocher de son action élective sur les appareils à libres muscu-
laires lisses ; il a également une action tonicardiaque beaucoup plus énergique.
La pituitrine a une action vasomotrice relativement faible, se manifestant uniquement dans le sens d’une élévation de pression, et une action tonicardiaque très prononcée.
Le pituglandol a, contrairement aux substances précédentes, une action bypotensive primitive marquée, se manifestant par une chute considérable de la pression, suivie d’un relèvement progressif et très lent jusqu’à son niveau antérieur, qu’elle dépasse rarement. En même temps apparaissent le ralentissement et le renforcement des battements du cœur.
Au point de vue toxicologique, le minimum de toxicité parmi les jjroduits que nous avons étudiés nous paraît appartenir à la substance de Fühner ; le maximum est présenté par le pituglandol. Dans ces conditions, il y avait lieu de rechercher si ces différences tiennent à la multiplicité des principes actifs, à des modifications d’une ou plusieurs substances essentielles ou à des impuretés. C’est ce que nous avons fait [15].
Action des extraits de lobe postérieur d’hypophyse sur les organes à fibres musculaires lisses [7J.
Relativement à l’action des extraits du lobe postérieur d’byijophyse sur les organes à fibres musculaires lisses, les divergences observées dans les recherches de laboratoire et en thérapeutique nous ont paru dues, outre la diversité des conditions expérimentales, à ce fait que non seulement il existe plusieurs extraits d’hypophyse, mais qu’il était jusqu’à présent impossible de connaître la