‹ Exposé des titres et travaux scientifiquesChapitre 95 sur 98 · DIVERS · texte numérisé non relu

DIVERS

Sous cette rubrique, nous mentionnons des techniques personnelles, ainsi que quelques travaux ne figurant pas dans l’exposé proprement dit de nos publications.

1. — Appareil pour la mesure des pressions. Notre dispositif comprend trois parties :

a) Une base caractérisée par un réservoir de compression et un réservoir de décompression, permettant les examens sous pression positive ou négative constante, utilisée par nous, notamment pour l’inscription des oscillations du vide pleural et du pouls jugulaire.

b) Un inverseur constitué par un robinet à voies multiples, réalisant par une seule manœuvre les manipulations nécessitant d’ordinaire, dans les divers appareils oscillographiques, l’usage des deux mains et évitant toute erreur de nature à dérégler les appareils.

c) Un ondomètre de très grande sensibilité utilisant à la fois le principe de l’appareil de Pal et celui de la capsule de Boulitte.

2. — Mesure de la vitesse des obturateurs. La connaissance de la vitesse d’un obturateur est nécessaire non seulement dans la

pratique courante de la photographie et de ses applications (cine'matographie, etc.), mais dans une foule de cireonstances, notamment dans l’étude de phénomènes organiques, biologiques ou psychophysiologiques (au cours d’expériences sur les excitations lumineuses liminaires pour l’œil ou sur la persistance des impressions rétiniennes, pour ne citer, que quelques exemples).

Nous avons indiqué (1) qu’il ne saurait être question de mesurer direclemenl des fractions de seconde, mais que l’on peut effectuer cette mesure indirectement par divers procédés qui se ramènent à deux méthodes.

I. — La première méthode consiste à photographier, au moyen d’une chambre noire munie de l’obturateur à étudier, un objet en mouvement et à mesurer sur l’image le chemin parcouru par cet objet pendant l’exposition.

Ce mobde doit réaliser deux conditions : il doit être lumineux (on tout au moins vivement éclairé) ; il doit posséder au moment de 1 exposition utile une vitesse connue (ou facile à déterminer).

Cette seconde condition peut être réalisée notamment dans trois cas : l''- cas. — Objet tombant en chute libre (mouvement uniformément ' accéléré) le long d’une règle graduée (procédé Raymond).

2'' cas. - Objet animé d’un mouvement pendulaire (oscillation de la vitesse entre un maximum et un minimum) ; tel, par exemple, une bille argentée, suspendue à un fil, se déplaçant devant une échelle divisée en fractions de seconde et inversement animer l’appareil photographique lui-même d’un mouvement pendulaire, l’objet lumineux; fixe cette fois, étant constitué par le soleil (procédé Watkins).

3'' cas. — Objet animé d'un mouvement régulier (ou sensiblement

tel) : C’est, par exemple, un p autour d’un axe et décrivant

point (ou une ligne) lumineux tournant it des arcs (ou des secteurs) égaux dans

des temps égaux, ce qui facilite les mesures.

— La deuxième méthode consiste à comparer l’intensité de l’image obtenue avec l’obturateur de vitesse x et celle des images correspondant à des durées d’exposition connues et facilement mesurables.

(1) Pierre

Matiiiec.

La durée d’exposition ulile- d’im obturateur. Revue

plwlographiqiie.iie VEst, tfllii.

PLANCHE XLIl

Ici les durées d'exposkioii prises comme étalons ne sont elles-mêmes mesurables qu’autaut qu’elles sont suffisamment longues. Pour que ces expositions longues (de Tordre de la seconde) donnent des images comparables en intensité à celles obtenues avec l’obturateur (fractions de seconde), il faut user de subterfuges.

On y réussit en employant des éclairements différents entre eux (dans un rapport connu), suivant qu’il s'agit d'expositions courles ou longues.

Cette différence d’éclairement de la plaque est obtenue (procédé Namias et (îravier) en faisant varier le diaphragme. On sait, en effet, que lorsque l’on passe d’un diaphragme 4,5 par exemple à un 45, l’éclaireinenl utile diminue de lü'', c’est-à-dire de 100 fois ; une pose de 1 seconde au diaphragme 45 donne une image de même intensité qu'une pose de 1/lOüe de seconde avec un diaphragme 4,5.

Elle peut être obtenue en faisant varier la distance d’une source lumineuse d’intensité fixe à une plaque sensible simplement placée derrière l’obturateur à essayer dont elle n’est séparée que par un écran muni d’une fente étroite mobile.

Dans ces deux cas, Téclairement varie en fonction inverse du carré de la distance ou en fonction directe du carré de l’ouverture relative du diaphragme.

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