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CHAPITRE IX

PNEUMOCOQUE ET DÉTERMINATIONS PNEUMOCOCCIQUES

391. — Méningites à pneumocoques. Société de Pédiatrie, iSj.inïier i9i0.

392. — Réaction acide du pus des pleurésies à pneumocoques. Présence de l’aoide

formique. Société de Biologie, 13 juin 1914 (avec Bocgaült).

393. — Acidité du pus dés pléurésies à pneumoooquss. Sés relations avec la duré e de

l’épanchement. Réaction acide dans un cas d'épanchement purilormeamiorobien de ia plèvre. Société de Biologie, 4 juillet 1914 (avec Bougaclt).

394. — Acidité des épanchements purulents A pneumocoques delà plèvre, des articu¬

lations du tissu cellulaire sous-cutané des méninges. Société de Biologie, 20 janvier 1917 (avec Boogaült et Salaniss).

395. — Méningites à pneumocoques consécutives à un traumatisme. Sociélé médicale

des Hôpitaux, H janvier 1918.

Dès nos premières communications consacrées à l’étude des déterminations exirapulmonaires de l’infection pneumococcique, nous avons à maintes reprises insisté sur leur caractère de bénignité relative.

Il nous a paru que cette évolution devait être rapportée aux propriétés du micro-organisme en cause, qu’un des facteurs de la brièveté de la pneumonie doit être cherché dans la transformation acide de la réaction du milieu. Patella a montré que le suc du poumon hépatisé devient de plus en plus acide à mesure que l’on approche de la terminaison. Wurtz et Mosny ont établi que l’acidité des cultures de pneumocoques est en partie au moins due à la production d’acide formique et aussi qu’en neutralisant au fur et à mesure cette

acidité, les cultures de pneumocoques peuvent être conservées très longtemps.

Ayant depuis longtemps constaté que le pus des pleurésies à pneumocoques rougit la teinture de tournesol, nous avons cherché à faire des déterminations plus précises (392).

Après avoir, dans la plupart des cas, démontré la présence de l’acide formique, M. Bougault détermine le taux de l’acidité à la phtaléine de phénol en la rapportant à l’acide formique. Nous avons constaté que, sur 25 pleurésies purulentes, le taux d’acidité ainsi calculée a presque toujours dépassé 0,50 par litre, atteignant jusqu’à 3,020, 3,290 et même 4,340.

Le taux s’accentue régulièrement a mesure que l’épanchement est plus ancien, aussi bien pour l’acidité totale que pour l’acidité volatile (393).

En dehors des pleurésies purulentes à pneumocoques, nos recherches ont encore porté sur 3 arthrites purulentes du genou, une suppuration du tissu cellulaire, 4 méningites cérébrospinales. Nous avons constaté ici encore la réaction acide qui, dans les méningites, est moins élevée du fait de la dilution dans le liquide céphalorachidien et aussi de l’évolution très rapide de ces déterminations pneumococciques (394).

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