‹ Exposé des titres et travaux scientifiques postérieurs à 1904Chapitre 8 sur 14 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

DIPHTÉRIE - SÉROTHÉRAPIE

de réinjections (anaphylaxie), mais peuvent être observés chez les sujets injectés pour la première fois. La possibilité de ces accidents ne doit nullement faire hésiter le médecin, quand il se trouve en présence d’un cas justiciable de la sérothérapie.

Cette notion des accidents anaphylactiques possibles ne doit pas non plus faire renoncer aux vaccinations préventives qui constituent le meilleur moyen à opposer aux épidémies de diphtérie dans une famille ou dans une agglomération (école, crèche, salle d’hôpital) et qui, pratiquées dans notre service d’une façon systématique chez plus de 16000 enfants, ont (ail disparaître depuis 1901 les cas intérieurs.

L’immunité conférée par les injections est malheureusement de courte durée, tandis que celle qui résulte des vaccinations par des bacilles tués (Park et Zingtier) paraît pouvoir persister pendant toute la vie. Mais dans cette dernière, l’immunité n’apparaît qu’au bout de plusieurs semaines. Elle ne saurait donc s’appliquer au même objet, la lutte contre une épidémie. 11 sera sage de recourir à la vaccination active pour le personnel hospitalier. On pourrait aussi réserver les injections préventives de sérum aux sujets chez lesquels l’épreuve de l’inoculation intradermique de sérum diphtérique aura montré l’absence d’immunité.

Nous avons insisté sur l’utilité de l’adrénaline dans les diphtéries graves. Ce médicament, administré dès le début à doses filées, a une action incontestable. Il n’est nullement necessaire de le donner en injections souscutaiiees ou intramusculaires. Dilue dans une petite quantité d’eau, il est absorbé avant d’arriver à l’estomac (383, 458, 464).

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