Des métrites (Médecine moderne, 1890, p
tion je nie suis placé exclusivement au point de vue clinique, et
notion directrice le caractère dominateur, qu'il soit tiré de 1.”*•.
la prédominance marquée d'un ordre de symptômes. J'ai étab
1" Métrite inflammatoire aiguë.
os de l 'étiologie de:
ites, le rôle de la déchirure du col, si exagéré en Anodin France, est ramené il ses véritables proportions.
. être considérablement simplifiée par les considérations le utérin appliqué au fonds commun qu'on retrouve
partout dans les maladies des organes génitaux internes, mais qui sema
-ifimitemen ™st exposé d'une façon complète. Sans négliger le trait donne la préférence dans presque tous les cas à l'intervi
premier qui ait réintroduit en France le curettage, de —, ..-
faisait également une campagne énergique en faveur du traitement intra-ute talonnage. J'ai aussi le premier relevé 1 amputation du col dans les metri dit oii l’avaient fait tomber chez nous les excès de Lisfranc. J ai décrit ir les procédés opératoires qu’on doit aujourd’hui préférer.
183. Charmer. — Du curettage précoce dans l’infection puerpérale (service gynécologique de l'hôpital Lourcine-Paseal) (Archives de Médecine, août 1891).
■189. De ln castration pour corps fibreux (Méd. moderne, 1890, p. 522).
Dans cet article j'ai cherché il déterminer les cas dans lesquels la castration pouvait et devait être employée. L'anémie grave occasionnée par des métrorrhagies abondantes, répétées et rebelles, s'oppose parfois à l'intervention radicale que ne supporterait pas la malade. La castration doit alors être faite; elle modifie souvent les pertes de sang, soit en les arrêtant, soit en en diminuant l'abondance et la durée. On a pu avoir ainsi de beaux
une cicatrice parfaite, résistante et peu visible. Je l'obtiens à l’aide de la suture à trois plans superposés que j’ai décrite pour la première fois dans les Bulletins et Mémoires de la Société de Chirurgie, 19 octobre 1887 (voir ci-dessus n« 144). A ce moment, j’étais le seul à l’employer en France; depuis lors, un grand nombre de mes collègues l’ont adoptée.
Convient-il d’opérer quand la malade présente de la fievre ou des symptômes d péritonite? Ce point paraît encore douteux à beaucoup d’auteurs; pour moi je n’hésite pas à répondre par l’affirmative. Je cite il l’appui de cette thèse deux observations oh les malades ont été opérées en pleine péritonite aigue et ont guéri.
J’aborde ensuite la question de l’incision simple des abcès pelviens et de l’hystérectomie vaginale appliquées aux pyosalpinx et je formule des réserves sur cette dernière
192. De l'infection des annexes de l’utérus par voie intestinale (Bull et Mém. de la Soc. de chir ., t. XVI, 1890, p. 779).
C’est au cours de la précédente communication que j’ai parlé incidemment d’une cause de salpingite et d’ovarite qui n’avait jamais été spécifiée. J’ai indiqué la fréquence assez
côté droit' Celle-ci est importante au point de vue opératoire, et l’on se gardera de prendre l’appendice cæcal pour un pédicule tubaire dont les rapports auraient été changés. Mais c’est surtout au point de vue de l’étiologie de certaines suppurations des annexes que les adhérences intestinales méritent plus d’attention qu’on ne leur en a généralement accordé. Dans deux cas. où toute autre origine d’infection faisait défaut, j’ai noté dans les antécédents immédiats, une fois une fièvre typhoïde, une autre fois une entérite. On peut se demander si, dans le cours de ces affections intestinales, des adhérences ne s’étaient pas faites avec les annexes et n’avaient pas servi à y propager des germes.
(J’ai plus tard consigné ce point de vue dans la seconde édition de mon Traité de gynéco-
195. De lapérimétro-salpingite (Progrèsmédical, 1891, n os 29-30, 35,35).
L’inflammation péri-utérine, qui a reçu les noms variés de péritonite, paramétrite, pelvipéritonite, phlegmon du ligament large, adéno-plilegmon juxta-pubien, cellulite.pelvienne, est un des chapitres les plus controversés de la gynécologie. C’est aussi l’un de ceux dans lesquels j’ai le plus essayé de jeter quelque clarté.
Nous commençons à arriver à une vue plus nette et plus simple à la fois de ces inflammations, grâce aux notions récemment acquises sur l’inflammation des trompes par l’étude plus éclairée des faits cliniques aidés puissamment des particularités observées pendant les opérations. On le sait aujourd’hui, si le point de départ est fréquemment dans l’utérus (Bernutz et Goupil), c’est le plus souvent d’une salpingite que rayonne l’inflammation qui envahit les environs de l’utérus : ligament large, cul-de-sac de Douglas, tissu cellulaire
. Discussion sur la pelvi-péritonite aiguë et son traitement. [Congrès français de chirurgie, 1891, p. 430.)
qu’il s’agit d'une inflammation primitive du péritoine et non d’une inflammation secon-
pour les inflammations du péritoine et du tissu cellulaire qui contournent le foie et le le cæcum ne dit-on pas péri-hépatite ou péri-typliliteï
196. Charrier. Faits cliniques, considérations et remarques pour servir à
l’histoire du pyosalpinx. (Gaz. méd., 1891, p. 205, 216, 253,281, 294, 305.)
Dans cette suite d’articles, j’ai fait publier par mon interne les observations de 15 laparotomies pratiquées par moi en 1890-1891 pour pyosalpinx. La plupart de ces observations
Je fais généralement subir aux malades un traitement antiseptique pré-opératoire d’une certaine durée et je n’hésite pas à les endormir pour compléter l’examen quand
Les 15 salpingotomies pour pyosalpinx ont toutes guéri, et,, sauf 2, là plaie abdominale
a dû faire le drainage. J’ai insisté sur la nécessité du drainage capillaire de la cavité pelvienne pour la plupart des affections supputées des annexes quand il y a eu souillure du
une simple lanière de gaze iodoformée placée profondément dans le cul-de-sac de Douglas et sortant par la partie inférieure de la plaie suflit le plus souvent.
Dans les cas de friabilité excessive de certaines trompes qui sont coupées par la soie, j’assure l’hémostase par un surjet en catgut.
Enfin, j’ai insisté sur les dangers de toute manœuvre opératoire sur l’utérus (curettage, etc.) lorsqu’on a constaté des salpingites kystiques. On s’expose ainsi à provoquer la rupture d’un pyosalpinx.
197. Charrier. De la castration chez la femme (opération de Battey)
comme traitement de la dysménorrhée dans la dégénérescence scléro-kystique de l’ovaire. (Gaz. méd. de Paris , 1892, p. 462.)
Cet article se rapporte à plusieurs cas oii je dus pratiquer la castration pour dysménord’un seul côté. Les résultats furent excellents sans exception.
198. Sur le choix des fils à suture. (Bull, et Mém. Soc. de chir., 1891,
J’ai pris la parole dans cette discussion pour défendre l’emploi du catgut comme moyen
voie abdominale qui est si facile et si bénigne. Dans les cas ou 1 operation est laite pour dysménorrhée avec réllexes nerveux graves sans'lésions apparentes autres que le développomcnt incomplet de l'utérus et des annexes, je suis partisan de l’hystéréétomie, c’cst-
201. Charrier et Cazenave. Castration tubo-ovarienne comme traitement des métrorrhagies causées par les fibromes et de la dysménorrhée ovarienne; d’après les documents et observations recueillis dans le service du docteur Pozzi. [Gazette médicale de Paris, 1892, P-433.)
Pendant l’année 1890-91 je fis plusieurs fois l'ablation dos annexes comme traitement indirect des corps fibreux. Ces observations furent publiées par mes élèves pour montrer comment j’avais été amené b cette méthode thérapeutique.
Les suites opératoires ont été des plus simples et les malades furent très améliorées, sinon guéries. Les deux premières malades présentaient un ensemble de symptômes auxquels
donne^ieuV'aUciiU phénomènc^morbiilc 6 et où l’hémorrhagie’ et la douleur constituent les symptômes principaux. L’ablation des annexes est alors facile et bénigne, et, sauf quelques ' exceptions, elle empêche le retour des métrorrhagies et amène parfois l'atrophie de l'uterus. (Malgré ces améliorations indiscutables, je préfère aujourd'hui pour ces cas une intervention plus radicale, l'hystérectomie vaginale dont le manuel
opération de nécessité; toute autre intervention eût été fatale pour la malade. En effet, il existait une tumeur très volumineuse, des adhérences intestinales multiples, une anémie extrême par hémorrhagies répétées et abondantes.
Dans la quatrième observation, je signale la difficulté du diagnostic pour certains corps fibreux, et les erreurs qui en sont la conséquence. C’est ainsi que, même sous le chloroforme, on a pu prendre pour un corps fibreux un ovaire dur augmenté de volume, tombé dans le cul-de-sac de Douglas et adhérent à la face postérieure de l’utérus. De plus, l’erreur était alors d’autant plus facile que l’utérus était très augmenté de volume, et qu’il y avait des métrorrhagies abondantes.
202. Charrier. De Toophoro-salpingite chronique non suppurée. (Gazette mèd. de Paris, 1892, p. 505.)
Cet article relate quinze observations de malades opérées dans mon service pour des affections non suppurées des annexes ou d’oophoro-salpingites chroniques, toutes suivies de
Dans tous ces cas la trompe était oblitérée; elle présentait des altérations anatomiques différentes. Tantôt la trompe est ratatinée et à parois épaissies ; je donne alors à la lésion le nom de salpingite parenchymateuse. Tantôt ses parois sont minces et elle est kystique
Dans presque toutes ces observations et dans les cas similaires, j’ai relevé dans l’étiologie
205. A propos de la laparotomie dans la péritonite aiguë. (Congrès français de chir., 1892, p. 293.)
La laparotomie doit être tentée dans les péritonites aiguës qui sont consécutives à des lésions inflammatoires des annexes. J'ai réussi, dans deux cas de ce genre. Dans l’un d’eux qui a été publié (Revue de chirurgie, août 1891 ,p. 622), il s'agissait d'une pelvi-péritonite aiguë autour des trompes entlammées. Dans le second cas, il y avait une péritonite déve-
(fait que j’ai observé déjà une autre (ois). j
Voici comment j’ai alors procédé : libération des adhérences intestinales récentes ot anciennes, ablation des annexes, lavage du péritoine, drainage. Ces deux cas très graves ont guéri.
204. Roussax. Observations pour servir à l’étude du varicocèle pelvien. Thèse de Paru, 1892.
Ces observations, prises dans mon service, et quelques-unes des pièces qui s'y rapportent avaient déjà servi de base à un travail d’histologie pathologique de M. Petit, publié dans les Nouvelles Archives de gynécologie.
. Péritonite blennorrhagique. Thèse de Paris, 1892.
norrhagique dans les inflammations du petit bassin de la lemme.
L'auteur a fait ressortir les particularités anatomo-pathologiques et cliniques de cett infection, et a résume dans ce travail les dernières recherches bactériologiques parues su cette question. ^
Deux formes de péritonite septique existent chez la femme.
L'une est dite puerpérale et est due il l'infection consécutive..t un accouchement, un avortement. Le streptocoque pyogène est le microbe ordinaire de cette péritonite. Cell ci peut également cire provoquée par un cathétérisme ou un examen septique.
L'autre peut être appelée périmétro-oophoro-salpingite, car elle est pr |
par poussées, d’oîi le nom de rémittente que quelques auteurs
i péritonite puerpéro-
Total général.51
Morts. 4
Pourcentage.12,90
Ces hystérectomies se décomposent ainsi :
Hystérectomie vaginale pour épithélioma.. . . 13 opérations, 10 guérisons.
Total général.
Morts.
Cette mort est survenue à la suite d'un curettage. La i accidents péritonéaux. A l’autopsie, on a trouvé un ] généralisée à point de départ pelvien. Ce fait est unique da dangers du traitement indirect des lésions des annexes.
inx et une péritonite pratique et montre les
Total général Morts. . . .
Splénectomie. 1 opération, 1 mort.
Néphrectomie sans péritonéale. 1 — 1 guérison.
— lombaire. 2 2
Kystes hydatiques du foie suppures. 2 — 2
Néphropexie. 1 — *
207. Du phlegmon du ligament large (leçon clinique recueillie parM. A. Martin, interne de service). (Gazette hebdomadaire de médecine, 1895, p. 515). . lo
208. De la cicatrice abdominale après la laparotomie pour l’ablation des
annexes. (Congrès français dechir ., 1891, p. 210.)
Dans la discussion sur les résultats éloignés de l’ablation des annexes par la laparotomie, plusieurs orateurs ont signalé la difformité résultant de la cicatrice abdominale, et quelques-uns y ont trouvé un argument en faveur de l’hystérectomie vaginale.
signaler mon procédé de suture. Depuis que j’emploie la technique que je vais décrire, je
D’une façon générale mes incisions ne dépassent pas 5 à 7 centimètres de longueur. Pour détacher les annexes et les extraire, je me guide sur le toucher seul, et ce n’est que dans des circonstances exceptionnelles que je contrôle le toucher par la vue.
chirurgien français ne l’eût appliquée aux opérations gynécologiques. Je me contente le plus souvent de l’obtenir durant quelques minutes, sans appareil ou table spéciale, en plaçant les jarrets de l’opérée sur les épaules de deux aides, qui soulèvent ainsi forte-
Quant à ma suture des parois abdominales, c’est celle que j’emploie depuis 1880, et que j’ai déjà décrite (voir plus haut n» 144).
209. Sur un nouveau mode de suture de la peau (suture intra-dermique).
(Bull, et Mém. Soc. de chir ., 1894, p. 145.)
Je me suis toujours efforcé, dans mes différentes opérations, d’obtenir des cicatrices les moins visibles possible. Or, quelle que soit la nature du fil que l’on emploie (soie, catgut, crin de Florence, lil d’argent), l’empreinte du fil reste parfois marquée sous forme de stries rouges d’abord, plus tard blanches ou se chargeant de pigment.
Le nouveau procédé que j’ai décrit met à l’abri de cet inconvénient.
Celte suture peut être faite à points séparés, et alors il faut employer le catgut, ou être continue en surjet. C’est ce dernier mode qui est appelé à rendre le plus de services. Voici commentée procède : Je me sers de soie fine, d’une aiguille d’Hagedorn petite et
L’aiguille pénètre d’abord à 1 centimètre au-dessus de l’angle supérieur de la plaie,
d’un nœud. L’aiguille pénètre ensuite dans l’épaisseur d’une des lèvres,où elle suit un trajet intra-dermique de 3 à 4 millimètres ; elle ressort et est portée du côté opposé. La deuxième lèvre de la plaie est piquée juste au niveau du trou de sortie du fil sur l’autre lèvre et le trajet intradermique du lil est poursuivi, alternativement, à droite et à gauche, et ainsi de suite jusqu’à la partie inférieure de la plaie.
caché complètement, sauf aux deux extrémités. Lorsque la réunion est obtenue on enlève
200. De la Nièce. — Contribution à l'étude de l’hématocèle post-opéra* loire. (Thèse de Paris, 1895.)
212. Des opérations conservatrices de l’ovaire (résection, ignipuncture). Communication faite à l’Académie de Médecine le 21 février 1883. publiée dans les Ann. degyn.et d’obsl., mars 1893.
Même sujet. — 61* réunion de la British Medical Association, tenue à Newcastle. (British Medical Journal, septembre 1893,
Le progrès de la chirurgie doit amener cette science à être de plus en plus conservatrice. Chacune de ses branches a présenté les marques de cette évolution. N’esMI pas possible d'appliquer aux trompes et aux ovaires une thérapeutique conservatrice ? Ce problème.
transparents et dépressibles à la surface de l’organe. Avec le petit couteau du thermocautère on ouvre successivement ces petits kystes et on brûle la surface interne. Dans les cas d 'ovarite diffuse œdémateuse où l’ovaire est augmenté de volume et infiltré de liquide, il est bon de faire pénétrer la pointe du couteau assez profondément.
Je termine ma communication en discutant certaines objections sur les renseignements dus à l’observation clinique de mes 12 opérées. Chez toutes, les suites de l'intervention ont été des plus bénignes ; chez toutes, les douleurs ont été abolies ou diminuées. Les règles ont présenté une régularité remarquable. En un mot, les résultats ont été aussi satis-
tales.
213. Delaunay. — Des opérations conservatrices de l’ovaire (ignipunc-
ture, résection partielle). (Thèse de Paris , 1893.)
Cette thèse est le développement de la précédente communication. Mon interne a réuni' dans ce travail mes premières opérations conservatrices de l’ovaire, c’est-à-dire les cas où j’ai pu limiter le sacrifice à une partie de l’ovaire de façon à conserver à la femme sa fécondité.
Après avoir fait l’historique de la question, et montré que la résection partielle n’avait guère été faite que dans les cas de kystes dermoïdes, de gros kystes folliculaires, de kystes prolifères, l’auteur dit que les observations qu’il rapporte sont surtout des exemples d’ovarite diffuse, et d’ovaires scléro-kystiques avec intégrité de la trompe qui sont particu-
11 ajoute que je pratique aujourd’hui moins souvent la résection de l’ovaire. Je la réserve aux gros kystes folliculaires (séreux ou sanguins) et aux kystes du corps jaune dont le volume se rapproche de celui d’une petite noisette. Dans tous les autres cas, je me
Voici les conclusions de la thèse de mon élève :
1° Certaines lésions de l’ovaire sont justiciables d’une intervention limitée.
2° L’ovarite diffuse et sa dégénérescence scléro-kystique sont dans ce cas.
4° Pour la seconde, lorsque la lésion est limitée et constituée par un gros kyste folliculaire, celui-ci sera enlevé par la résection d’un segment de l’ovaire (les autres kystes seront ignipuncturés).
5° 11 est indispensable que la trompe soit perméable pour pratiquer sur l'ovaire des opérations partielles.
qu’une valeur très contestable.
214. Traitement de l’ovarile simple par l’ignipuncture et la résection
(Communication faite au 11* Congrès des Sciences médicales de Rome). (Ann. de gyrt,., 1894, p. 565.) .
résections
215. Donnet. —Résultats éloignés des opérations conservatrices de l’ovaire (résection, îgnipuncture). Thèse de Paris, 1895.
216. Grossesse extra-utérine, opération suivie de guérison. Présentation d’une pièce. (Bull, et Mini, de la Soc. de chir., 1894, p. 75.)
217. Accidents causés par le massage gynécologique. Présentation d’une pièce. (Bull, et Mim. de la Soc. de chir., 1895, p. 52.)
11 s’agissait d’une malade qui avait été massée pour des accidents douloureux attribués dan un service hospitalier de Paris à une ancienne hématocèle. Quelque temps après cette malade entra dans mon service en présentant des douleurs vives, des pertes de sang et les symptômes classiques de lésions annexielles. Je fus conduit à lui pratiquer une laparotomie, et je pus vérifier pendant mon opération qu'il s’agissait d’un double pyosalpinx avec abcès de périsalpingite récente. A l’examen des pièces on constate les altérations habituelles du pyosalpinx; mais il y avait en outre du sang épanché dans leur
L’interprétation des lésions ne me parut pas douteuse, et c’est le massage qui avait provoqué les hémorrhagies intratubaires, et, chose plus grave, la périsalpingite suppurée.
Le cas était particulièrement instructif et montrait combien le massage peut être dangereux et combien les indications en sont difficiles à préciser.
218. Cnuuunt. — Remarques sur l’évolution, la marche et le diagnostic des kystes dermoïdes de l’ovaire d’après les documents et les observations recueillis dans le service du docteur l’ozzi. (Gaz. mèd. de Paris , 1895, p. 97).
Pendant l’année scolaire 1890-91 j’ai pratiqué deux fois la laparotomie pour des kystes dermoïdes de l’ovaire. Ces deux observations m’avaient fourni le sujet d'une leçon oh
* 'ûans'tedeux Ïon note'la stérilité; dans le premier cas elle s’expliquait par la dégénérescence dermoïde des deux ovaires; dans le second cas, l’autre ovaire était atrophié et
et tordu modérément.
pédicule très long
Dans un des, cas ime suspension des règles, accompagnée de de la grossesse, rendit le diagnostic longtemps hésitant.
Je remarquais, en terminant, que les kystes dermoïdes avai évolution silencieuse, qu'ils suppuraient quelquefois et que la
certains signes subjectifs torsion du pédicule était
Ces deux malades guérirent.
219. A. Maktin. — Note sur les accouchements faits à l’hôpital de Lour-
cine (service du docteur Pozzi), pendant une période de trois ans 1890-91-92. ( Progrès médical, 1893, p. 364.)
f P™! 3 ” 1 ées trois années il a^été fait dans mon service d’accouchement affecté aux 144 accouchements à terme;
^ Nous avons compté pendant cette même période 109 enfants seulement nés vivants, et
né. On sait, en effet, que le service de Lourcine n'admet que les femmes syphilitiques’èt vénériennes.
gistrer aucun décès qui soit dû à des accidents puerpéraux. Pourtant les accouchements n'ont pas toujours été simples et il a fallu faire des manœuvres obstétricales dans 25 cas.
Lorsqu’il y a rétention partielle des annexes foetales, je fais toujours le curettage utérin, et toutes les fois, grâce a une intervention suffisamment précoce et grâce aussi à une antisepsie rigoureuse, les malades ont complètement guéri.
220. Rapport sur l’hystéreçtomie vaginale dans le cancer de l’utérus.
('Congrès international de médecine, Berlin, 1890, t. III, p. 46.)
J'avais eu l’honneur d'être chargé par le comité d’organisation du Congrès international de faire un rapport sur l’hystérectomie vaginale pour le cancer. Je me suis attaché surtout â décrire la meilleure technique pour cette opération.
221. Iraitement de suppurations pelviennes par l’hystérectomie vaginale.
(Bull, et Mém. de la Soc. de chir., 1891, p. 203, et Gazette hebdomadaire, 1891, p. 188.)
Au moment oh cette discussion s'est élevée au sein de la Société de Chirurgie, un véritable engouement poussait presque la totalité des chirurgiens à substituer l'hystéret*
toroie vaginale à la laparotomie, non seulement dans les cas de suppurations, mais encore dans toutes les inflammations bilatérales de l'ovaire et des trompes.
Je me jetai résolument en travers de cette tendance excessive et je revendiquai avec
Prenant ainsi l'initiative d'une réaction qui s’est de plus en plus dessinée, je saisis corps à corps les trois principaux arguments invoqués par mes adversaires pour démontrer la supériorité de leur méthode :
1» Absence de cicatrice;
2° La gravité moindre;
Je démontrai par mes propres statistiques que la laparotomie donne d'excellents résultats dans les différentes catégories de lésions des annexes. Je les ai divisées pour cette argumentation en plusieurs catégories :
A. Pjosalpinx et abcès pelviens comprenant :
1° Poches libres ;
2° Poches adhérentes mais énucléables (fistuleuses ou non) ;
5° Poches très adhérentes non énucléables, avec ou sans fistules (véritables abcès pel-
£. Lésions non purulentes des annexes.
Je montrai combien dans cette dernière catégorie la laparotomie était précieuse en permettant de rectifier des erreurs inévitables de diagnostic et de substituer une opération partielle à une castration totale.
Enfin je fis justice de l'argument que j’ai appelé cosmétique, tiré de l’absence de la cicatrice, et je montrai comment avec une certaine technique on peut éviter toute dif-
Bien que j’aie été amené plus tard à faire une certaine part à l’hystérectomie dans les cas de lésions des annexes adhérentes à l’utérus, l’argumentation précédente n’en subsiste pas moins dans ses points essentiels. Au moment où je parlais, au milieu d’une lutte très vive et en présence d’affirmations excessives, je devais nécessairement donner à mes propres affirmations un caractère net et quelque peu absolu.
Je crois avoir rendu un véritable service à la gynécologie française en l’empêchant de se
222. Tuberculose primitive de la muqueuse utérine et des trompes. Présentation des pièces (utérus et annexes). (Bull, et Mém. de la Soc. de chir., 1891, p. 805.)
. 11 s'agissait d'une malade à qui l'on avait fait antérieurement trois curettages sans succès. Je fus amené à pratiquer l'hjstérectomie à la suite de l'examen préalable d'un fragment de muqueuse qui avait décelé des follicules et des bacilles. ^ ^
mitive de la muqueuse utérine et des trompes. Celles-ci étaient adhérentes et épaissies, Les suites opératoires furent normales et la malade guérit.
223. Traitement des suppurations pelviennes. (Congrès français de chir
Les gynécologistes sont divisés en deux camps, en France, relativement au traitement des lésions inflammatoires des annexes en général, car les lésions suppurées n'ont, on peut le dire, servi que de prétexte it un débat beaucoup plus étendu. Les uns, à la suite de M. Péan, posent comme régie l'hystérectomie toutes les fois que la lésion leur parait bilatérale. Les antres considèrent cette opération comme exceptionnelle. Telle est ma manière de voir. Je suis arrivé à faire une part à l'hystérectomie que j'avais d’abord combattue sans réserve, afin de m’opposer à un engouement que je croyais excessif et dangereux.
Les résultats que j’ai obtenus montrent à la fois l’excellence de la laparotomie comme traitement des lésions des annexes, et le succès de ma technique. Voici les chiffres portant sur la totalité des laparotomies pour lésions des annexes qui ont été faites dans mon service de Lourcine-Pascal, au cours des deux dernières années de février 1891 à février 1893 (en y comprenant 30 opérations pratiquées pendant les vacances par M. Picqué). Il a été fait 162 laparotomies pour lésions inflammatoires bilatérales des annexes, savoir : 99 pour lésions non suppurées avec 99 guérisons et 63 lésions suppurées avec 58 guérisons et 5 morts. Si nous réunissons tous ces cas qui auraient dû être pour nos contradicteurs traités par l’hystérectomie vaginale, nous trouvons 162 laparotomies avec 157 guérisons, soit une mortalité de 3 pour 100. Et si nous mettons à part, comme on doit toujours le faire, les lésions suppurées, nous trouvons pour ces 63 cas 5 morts, soit 7,93 pour 100. Si je restreins considérablement le champ de l’hystérectomie vaginale, cependant je la
suis attaché à spécifier.
Je terminais par quelques considérations sur ma technique opératoire.
224. De l’hystérectomie comme traitement du prolapsus génital complet.
(Bull, et Mèm. de la Soc. de chir., 1894, p. 112, et Annales de gynécologie, mars 1894.)
J’ai rappelé que cette opération était devenue classique à la suite d’un mémoire publié sous l’inspiration de Fritsch par Robert Ash en 1891. La question m’était donc pas nouvelle et je n’avais pas cru devoir publier quelques observations personnelles avant que ie sujet
J’ai successivement étudié l’opportunité de l’opération, le manuel opératoire auquel je donne ma préférence, les résultats immédiats et éloignés.
1° Je ne considère l'hystérectomie vaginale indiquée que dans le cas où l’utérus est prolabé hors de la vulve et lorsque sa réduction doit porter obstacle au succès de la colpopérinéorrhaphie. Pour être efficace elle devra être accompagnée de la résection d’un large
indiquée chez les jeunes femmes et chez les vieillards atteints de débilité sénile marquée.
3° On peut procéder en une seule séance à l’hystérectomie, à la colpectomie, suivie de colporrhaphie, et à la périnéorrhaphie. Pour cela il faut se servir de ligatures à l’exclusion des pinces. Il y a avantage à procéder de la sorte quand il n’y a pas de contre-indications à une anesthésie prolongée durant une heure.
4° Il ne paraît pas indispensable, pour éviter la reproduction du prolapsus, de pratiquer une cùlpopexie, c’est-à-dire une suspension du fond du vagin en le suturant aux ligaments larges réunis à l'aide des procédés recommandés dans ce but par certains auteurs (Fritsch, Martin, Mac-Monagle, Quénu). Le processus normal de la cicatrisation après l’hystérectomie amène la formation d’une cicatrice ombiliquée où se trouvent soudés les moignons des ligaments larges, le péritoine et le vagin, sans le secours d’aucun artifice opératoire. On peut
d’un effet purement théorique.
5° Le procédé le plus commode pour enlever à la fois l’utérus et un segment du vagin consiste à tailler un grand lambeau triangulaire en avant du col, un plus petit lambeau de même forme en arrière, et à les disséquer complètement avant de procéder à l’extirpation de l’utérus suivant la technique ordinaire avec ligature pour l’hémostase. On réunit ensuite
plaie postérieure par des points séparés et l’on draine la cavité de Douglas avec une mèche de gaze iodoformée. La périnéorrhaphie est faite séance tenante par simple dédoublement du périnée et suture au fil d’argent.
225. Traitement des fistules recto-vaginales. (Gaz. hebdomadaire, 1892,
J’ai donné la description d’une série de procédés nouveaux dus à différents auteurs français et étrangers et je montre que dans l’immense majorité des cas l’opération de la fistule recto-vaginale doit consister en une colpopérinéorrhaphie plus ou moins modifiée.
226. Traitement des déchirures complètes du périnée. (Congrès français
de chir., 1893, p. 486.)
11 faut entendre par déchirures complètes du périnée celles où l’anus et la vulve sont intéressés. Dans la plupart des cas la cloison recto-vaginale est atteinte.
Je les opère par la méthode générale de Lawson Tait, à laquelle j’ai fait subir de procales étendues des hauteurs des petites lèvres au pourtour de l’anus. Cela fait, on dissèque
La suture est faite de manière à transformer la plaie horizontale en suture verticale. Trois fils d’argent servent de soutien ; l’un est placé sur le vagin, un deuxième sur la cloison recto-vaginale, un troisième sur le rectum.
L’affrontement est obtenu par un surjet au catgut à étages superposés réunissant entre elles les surfaces cruentées; on serre ensuite les fils profonds, de soutien ; enfin une suture superficielle termine l’opération.
J’attache une plus grande importance que Lawson Tait à la mobilisatio rectum. Je fais passer ainsi la déchirure de l’intestin le long du vagin par
i complète du um lorsqu’elle
227. Epithélioma primitif de la partie supérieure du vagin; périnéotomie
transversale. (Bull, et Mèm. de la Soc. de chir., 1894, p. 832.)
Ce procédé qui a été publié un peu après par Olshausen, qui paraît en avoir eu l’idée à peuprès en même temps que moi, constitue une innovation dans le traitement opéra-
L’ablation totale de la tumeur, dont les dimensions étaient environ celles d’une pièce de cinq francs, a pu être obtenue, dans le cas cité, par la technique suivante : dédoublement de la cloison recto-vaginale depuis le périnée jusqu’au cul-de-sac de Douglas qui est ouvert; avec le doigt enfoncé dans la plaie jusqu’au delà du néoplasme, on fait saillir ce
sant largement les limites du mal. Je suturai ensuite partiellement la plaie vaginale^ et je plaçai une mèche dans le cul-de-sac péritonéal. Le périnée fut restauré à la Lawson Tait. La malade guérit sans incidents.
Je crois que c’est là une éxcellente méthode dans les cas oh le cancer est profondément situé et que le vagin est étroit (ma malade était nullipare). Enfin le délabrement, qui
228. De l'hermaphrodisme. (Gazette hebdomadaire , 1890, n° 30, p. 351.)
La question de l’hermaphrodisme a présenté jusqu’ici de grandes obscurités. Je crois avoir apporté quelques éclaircissements par mes études sur la nature de l’hymen et sur ses relations avec la bride masculine du vestibule (voir plus haut les articles n os 5,6, 7, 8, 9, 10 et 11.) J’établis qu’il n’ÿ a pas de faits indiscutables d’hermaphrodisme vrai dans l’espèce humaine, c’est-à-dire d’observations oh les organes des deux sexes seraient réunis chez le même individu. Mais l’apparence d’un double sexe peut se rencontrer dans diverses circonstances par suite de malformations des organes génitaux, qui les ont arrêtés dans
parties chez la femme. Les individus de la première catégorie sont incomparablement plus nombreux que ceux de la seconde, et la grande majorité des pseudo-hermaphrodites qui ont été décrits étaient des hypospades. Le critérium pour la détermination du sexe dans ces cas complexes est fourni par la présence ou l’absence des testicules ou des ovaires, et ce qui crée la principale difficulté dans certaines circonstances sur le vivant, c’est l’impossibilité de savoir quelle est la nature de la glande génitale placée dans les
Pour tracer un tableau d’ensemble de l’hermaphrodisme, j’ai cru ûtile d’établir les
1° Pseudo-hermaphrodisme partiel : il n’existe que quelques particularités d’un des sexes, avec prédominance évidente de l’autre. Cette classe comprendra deux variétés, les
gynandres et les androgynes, selon que l'individu appartient au sexe féminin ou au sexe masculin.
2« Pseudo-hermaphrodisme proprement dit du it l'hypospadias périnéo-scrotal : les organes génitaux externes ont une disposition embryonnaire et par suite féminine. Le doute est levé par la recherche du testicule.
5« Prétendu hermaphrodisme vrai qui, admis sans hésitation par les anciens auteurs, est aujourd'hui contestable.
229. Kystes hydatiques de la région sacro-lombaire. (In Villard (H.), Thèse
du doctorat de Paris, 1890.)
L'auteur rapporte une observation très curieuse de grand kyste des muscles de la masse sacro-lombaire que j'ai pu extirper complètement après avoir évacué là poche et l'avoir transformée en une tumeur solide par l’injection de blanc de baleine. Je crois cette observation unique et ce procédé précieux. La malade a complètement guéri.
230. Sur les tumeurs vasculaires de l’urèthre de la femme. (Mercredi
médical, 1890, n“ 29, p. 345.)
Ainsi que j’ai essayé de le démontrer, l'hymen chez la femme ne constitue pas un organe isolé, mais seulement la majeure partie de son appareil hyménal qui comprend : 1" la bride masculine du vestibule ; 2" l'encadrement du méat urinaire ; 5° l’hymen.
Si l'on examine avec attention le méat urinaire d’une petite fille ou d’une jeune fille
membrane entourer l’orifice externe de l’urèthre par un véritable anneau qui forme la boucle supérieure très réduite d’un 8 de chiffre dont l'hymen figurerait l'énorme boucle inférieure. Ce 8 est surmonté par une mince bandelette verticale, la bride masculine, qui part du méat et se perd dans le tiers supérieur du vestibule. L'encadrement de l'urèthre forme chez certaines femmes un bourrelet saillant, de la partie inférieure duquel on voit se détacher une petite languette en forme de luette qui se renverse dans l’intérieur du canal. Cette dépendance de l'hymen est, parfois, tellement nette et distincte qu'on pourrait par analogie l’appeler un hymen uréthral. Comme l'hymen vaginal, il a pu constituer, anormalement, une membrane continue, donnant lieu à l’imperforation du méat urinaire; comme lui, il peut offrir exceptionnellement une structure érectile, qui témoigne de son homogénéité avec le corps spongieux de l'urèthre de l’homme, dont l'appareil hyménal représente le tissu matriculaire non développé en charpente fibroélastique non érectilisée.
Je crois les considérations précédentes propres à jeter un certain jour sur la pathogénie des tumeurs vasculaires du méat urinaire que j’ai décrites dans cet article.
231. Gros calcul vésical chez une femme retiré par les voies naturelles
après dilatation progressive de l’urèthre au moyen des bougies de Hégar. Guérison sans incontinence d’urine. (Gazette médicale de Paris, 1887, p. 50.)
252. Présentation d'un rein polykystique (néphrectomie suivie de guérison). (Bull, et Mém. Soc. de Chir., 1891, p. 281.)
Il s’agissait d’un rein du côté droit mobile et polykystique que j’ai enlevé par voie transpéritonéale. L’opération avait été bénigne et la malade guérit rapidement.
incision médiane de petite étendue; je ne me suis nullement occupé de la poche résultant de l’énucléation, et je l’ai laissée retomber sans la fixer à la paroi abdominale et sans l’oblitérer. Seule la désinfection du pédicule, et en particulier celle de l’uretère, me paraît
233. Des blessures de l’uretère au cours de la laparotomie. (Ann. mal. org. génito-urinaires , 1891, n° 8, et Congrès fr. de chir., 1891, p. 606.)
La situation extra-péritonéale de l’uretère le met en général à l’abri des blessures pendant l’extirpation des tumeurs de l’ovaire et de l’utérus. Mais lorsque celles-ci se déve-
immédiats et souvent en connexions intimes avec les nerfs du plexus lombaire et les
adhèrent peuvent souvent t a pu être la cause d’accist reconnue, la conduite à
à une simple déchirure latérale sans
; 2° la déchirure est complète et la continuité du canal est > ses connexions soient détruites; 3° il y a rupture complète 5 bouts, généralement l’inférieur, qui se trouve disséqué dans
Dans les deux premiers cas le chirurgien peut espérer obtenir une réparation complète de la blessure eUonserver pm isuite l’intégrité de l’appareil uropoiétique. Ii n’en est jjas
Dans ces cas-là, tous les etforts du chirurgien doivent se borner à éviter les terribles conséquences de l’effusion de l'urine dans le péritoine, soit par l'établissement d'une fistule urétérale, soit par la néphrectomie. Le choix entre ces deux opérations est commandé par l'état du sujet au moment de l’accident opératoire. La néphrectomie immédiate présente
faut pas oublier que la commodité de l’opération est ici l’ün des facteurs les moins importants; il faut tenir le plus grand compte, au contraire, de la perturbation profonde qu’apporte dans tout l’organisme la suppression brusque de la moitié de l’appareil dépurateur. Cette suppression, qui est grave en toute circonstance, le devient particulièrement lorsqu'elle est opérée sur un malade qui vient d’être profondément éprouvé par un grand traumatisme, et, de plus, soumis pendant longtemps à l’absorption du chloroforme. C’est
pourquoi il sera souvent préférable de différer la néphrectomie jusqu’après la guérison du premier acte opératoire, et, pour permettre cette attente, on pratiquera d’abord une fistule urétérale lombaire.
faire. Je la terminais en mettant en relief les particularités suivantes : 1° les difficultés très grandes dans la détermination du côté auquel appartient l’uretère arraché, et dans les
péritoine au nive.u du bout vésical de l’uretère arraché comme drainage préventif de l’infiltration d’urine qui pourrait succéder à la mortification de ce canal; 3° innocuité de
exacte antisepsie, et l’intégrité absolue du rein, après trois mois de fistulisation; 4° la rapidité avec laquelle s’est établie la suppléance de la fonction urinaire.
La malade a complètement guéri et jouirait actuellement d’une excellente santé si elle n'était atteinte d’un épithélioma de la langue.
234. Note sur un cas d’épispadias complet traité et. guéri par la méthode
de Thiersch. (Communication faite à VAcadémie de Médecine le 29 janv. 1895).— Ann. des maladies des organes génito-uterinaires, 1895, p. 116.)
L’enfant que je présentai à l’Académie de Médecine avait un épispadias complet que j’ai guéri complètement par la méthode de Thiersch. J’ai mis en relief les avantages de cette méthode, qui compensent sa complication apparente.
Elle nécessite, il est vrai, plusieurs séances anesthésiques et opératoires, mais chacune de ces étapes est calculée de manière à éviter une cause d’échec.
L’établissement d’une fistule périnéale temporaire est capitale pour dériver l’urine, qui
deux lambeaux péniens superposés. Plusieurs temps complémentaires, tels que réfection d’un méat urinaire, oblitération de l’orifice sous-pubien, reconstitution d’un prépuce
Dans mon cas les suites opératoires des séances successives ont été très simples, et le résultat final a été parfait. L’amélioration considérable de l’incontinence d’urine, déjà notée
a complètement disparu le jour. (Cette communication a été l’objet d’un rapport très bienveillant de M. le professeur Berger. Voir Bull, et Me'm. de l'Académie de Médecine, t. XXXIII, p. 368.)
235. Fistule stercorale datant de 5 mois, survenue après la laparotomie et
paraissant consécutive à l’ouverture spontanée d’une ovarite suppurée dans l’S iliaque. Entérorrhaphie. Guérison. (Bull, et Mém. de la Soc. de chir., 1892, p. 573.)
Il s’agit d’une observation que j’avais mentionnée succinctement en février 1892 (voir
23fi. De l’intervention opératoire dans les cas de perforation d’un ulcère simple de l’estomac (en collaboration avec le docteur Ricklin). (Rev. internat, de thérap. etpharm., 1893, n°‘ 1 et 2.)
mort, et le médecin désarmé se contentait d’un traitement médical et de l’expectation. Aujourd’hui, après les progrès imprimés à la chirurgie abdominale par la vulgarisation des procédés d’asepsie et d’antisepsie, le médecin doit se demander si le secours de la chirurgie ne donnera pas au malade des chances d’échapper à cet accident presque toujours mortel.
Peut-on enrayer dans ces cas une péritonite en faisant une laparotomie, en obturant la déchirure et en procédant aux moyens actuels de désinfection?
Telle est la question que nous avons voulu traiter. Elle a été posée pour la première fois en 1884 par Mickulicz. Nous avons réuni et analysé dix observations dans lesquelles la
L’intervention opératoire est légitime en principe dans les cas de perforation d’un ulcère simple de l’estomac. Elle a donné un succès au D r Kriege (Münchener med. Wochenschrift, 1891, n os 33-34). La laparotomie suivie de l’oblitération de la solution de continuité peut donc sauver le malade dans des circonstances où l'éventualité d’une péritonite généralisée est à peu près inévitable.
Malgré les résultats peu brillants obtenus par d’autres opérateurs, l’opération doit être tentée. Nous avons fait ressortir les conditions favorables, les principales causes de mort et les circonstances défavorables à l’opération, qui deviennent parfois des contre-indications.
237. Cancer du rectum. Opération de Kraske. Guérison. (Bull, et Mém. de la Soc. de chir ., 1894, p. 505.)
tentdeStl je Lisai préférable, étant donné qu'il restait 15 centimètres d'intestin sain au-dessous d'elle, de recourir à l'opération dc^ Kraske. ^CellMi fut fort pénible. Après
ptï”te déhisc®cTde U la suture intestinale-, celle-cidura plusieurs jours et guérit ensuite
SP LamaMe allait fort bien au moment de ma communication. Elle était lors de l'opération dans le plus triste, état et avait paru un moment inopérable ; depuis sa sortie de l'hôpital elle avait augmenté de 30 livres. La guérison s'est maintenue depuis ; j'ai pu la revoir dernièrement (mai 1895) ; l’état local et général sont excellents.
238. Calcul biliaire enchatonné en partie dans le canal cholédoque, en partie dans la première portion du duodénum. Ictère chronique grave. Cirrhose biliaire hypertrophique. Duodénotomie. Extraction du calcul. Suture complète. Guérison. (Bull, et Mèm. de la Soc. de chir., 1894, p. 630.)
Je pratiquai "ne laparotomie pour obvier h des accidents de lithiase biliaire avec obstruction incomplète du canal cholédoque qui avaient amené le malade au dernier degré du dépérissement et présentant un ictère, intense. L’opération fut des plus laborieuses. Toute la face inférieure du foie était unie è l’intestin par des adhérences résistantes qu'il a fallu détruire pour arriver dans la région du hile. Après avoir pratiqué l'éviscération du côlon transverse, de l’estomac et de quelques anses d'intestin, on put sentir, au milieu d'adhérences rendant très difficile la détermination exacte des parties, une tumeur dure du volume d'une noix et siégeant au niveau du pjlore. Le diagnostic fut alors . hésitant, car on devait se demander s’il ne s’agissait pas d’un squirrhe limite a la région pvlorique. On continua è libérer les adhérences, et l’on arriva à extraire un calcul du volume d’une grosse amande sèche. Introduit dans la loge de la tumeur, le doigt pénétré à gauche dans la cavité stomacale, après avoir francln explorant
descendre d’autre part vers la deuxième portion du duodénum.
Le calcul était donc inclus en partie dans le chodéloque ulcère et en partie dans le duodénum au niveau de sa première portion. On referme ensuite soigneusement 1 incision cholédoco-duodénale au moyen d’un surjet de catgut comprenant toutes les tuniques, et comprenant un deuxième plan de sutures à la Lembert, avec de la soie fine, renforcé par places d’un troisième rang de sutures séparées.
Les suites opératoires furent simples: le foie diminua peu à peu de ^ de l’opéra
lion. Au moment oii kfmalade fut présentée à la Société de chirurgie (séance du 25 juillet 1890), la guérison était complète et s’est maintenue depuis (mai 1895).
-itif du vagin. (Thèse de Pans 1895
fondes incisions libératrices sur les côtés que je n’ai pas hésité à pratiquer, quand il en
Lorsqu’on a extirpé l'utérus, il est toujours facile de réséquer le vagin de haut en bas en accrochant avec des pinces la tranche supérieure. Mais, si cette opération est possible, est-elle vraiment utile? Pour moi j’ai été amené par l’expérience à m’abstenir de l’hystél rectomie suivie de résection du vagin, toutes les fois que la paroi vaginale est envahie de plus d'un travers de doigt au delà de son insertion sur le col. Dans les cas de ce genre, comme dans ceux où le mal a dépassé l'enceinte utérine vers les ligaments larges, et où l’organe a perdu sa mobilité, l'opération dite radicale est illusoire, les lymphatiques sont déjà pris au loin, et l’on expose la malade à de réels dangers car la récidive se fait rapidement. Je préfère alors me borner à une opération palliative, bénigne, consistant en curage et cautérisations énergiques et répétées.
240. Observation de greffe urétérale dans la vessie (urétéro-néo-cystostomie) pour remédier à une blessure de ce canal au cours d’une . . laparotomie. Guérison. Résultats éloignés. (Communication faite à l’Académie de médecine, le 26 mars 1895.)
Il s’agit d’une malade chez laquelle, au cours d’une extirpation laborieuse d’un kyste du ligament large du^côté gauche adhérent^ de toutes parts et ayant dù être disséqué de ses