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EXPOSÉ GÉNÉRAL

Avant de faire l’énumération de mes travaux, je veux dire en quelques “ mots dans quel sens ils ont été conçus.

Interne de Gallard, d’Alphonse Guérin, de Broca, de Richet, de Yerneuil, de Gosselin, j’ai puisé dans l’enseignement de ces maîtres éminents, outre les notions de chirurgie générale, les idées particulières qui caractérisaient chacun d’eux. (

J’étais aide d’anatomie pendant mon internat chez Broca et c est peutêtre à cela que je dus d’être choisi par lui pour collaborer à ses travaux relatifs à l’anthropologie. Cette collaboration eut pour moi divers avantages, entre autres de m’amener à rechercher sur le cadavre, plus qu'on ne le fait d’habitude, les types musculaires et viscéraux qui s’écartaient du type normal et qui, considérés comme des anomalies chez l’homme, se trouvaient être l’état normal chez certains animaux. Mon adjuvat fut donc pour moi d’un intérêt tout particulier et l’occasion d’un labeur considérable dont on trouvera les traces dans les bulletins de la Société d’anthropologie. C’est là que j’ai puisé le goût de l’anatomie comparée, qui m’a été si utile plus tard quand j’ai étudié le développement des organes génitaux de la femme pour rechercher les causes de leurs anomalies.

Chez Yerneuil, j’ai appris à connaître ses opinions sur la pathologie générale chirurgicale, l’influence des états constitutionnels sur les lésions traumatiques, et j’ai recueilli dans son service plusieurs remarquables observations dont on trouvera plus loin l’indication bibliographique.

Lorsque je devins son interne, Alphonse Guérin n’avait pas encore imaginé le pansement ouaté, qui devait, deux années plus tard, donner de si beaux résultats pendant la guerre de 1870-1871 ; mais c’était alors un des rares chirurgiens qui s’occupaient d’une manière un peu spéciale des

A l’école de Richet et de Gosselin, chirurgiens habiles et clinicii onsommés, j’ai appris surtout à bien examiner le malade, à poser iagnostic et le pronostic de la maladie, en m'efforçant d’acquérir à h xemple cette dernière qualité qui sera toujours l’honneur des chirurgii

Professeur agrégé et chirurgien du Bureau central, j’ai pu, jusqu 883, dans les divers services où j’ai remplacé mes maîtres, m’exer ans l’enseignement clinique et dans la chirurgie hospitalière. J’ai et auniqué ù la Société de chirurgie les faits les plus intéressants de iratique; d’autres ont été publiés dans la Gazette médicale, à laquelh ollabore depuis une vingtaine d’années.

Jusqu’alors j’avais fait, comme tous mes collègues, de la chirurgie gé ale; j’avais suivi assidûment la révolution que subissait la chirurgie gi

la méthode antiseptique ; j’en avais appliqué les divers procédés pend nés remplacements à l’hôpital et j’avais même indiqué quelques modif ions qui constituaient alors un notable progrès. A partir de 1883 n’occupai plus particulièrement de la chirurgie gynécologique, une iranches de la chirurgie qui ont le plus bénéficié des améliorations \ luites par l’antisepsie.

Je puis dire que je suis entré dans cette voie tout à fait involonta nent, par le hasard qui préside aux concours.

En effet, en 1875, la question qui m’échut comme sujet de thèse d’a ration était : « De la valeur de l’hystérotomie dans le traitement des ci ibreux de l’utérus ». L’étude approfondie que je fis alors de cette ques sut pour moi de grands avantages lorsque, quelques années plus tard, es chirurgiens voulurent appliquer les progrès de l’antisepsie aux op ions abdominales. Et lorsque, en 1883, la place de chirurgien de Lour

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