I. — ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE; ANATOMIE COMPARÉE ET ANTHROPOLOGIE
J’ai réuni dans cette division un certain nombre de travaux sur des points curieux d’anatomie normale ou anormale, rencontrés au cours de mes dissections, et pouvant intéresser aussi l’anatomie comparée et l’anthropologie. Beaucoup de pièces relatives à ces travaux ont été présentées à la Société anatomique, à la Société d’anthropologie, à celles do biologie ou de chirurgie et à l’Association française pour l’avancement des sciences. J’ai fait dessiner la plupart d’entre elles, dont les figures se trouvent dans les Comptes rendus ou Bulletins de ces sociétés.
1. Note sur une variété fréquente (anomalie réversive) du muscle court
péronier latéral chez l’homme. ( Journ. de l’anal, et de laphys., 1872, p. 269, 1 pl.) .
Ce mémoire est le premier travail paru en France sur les anomalies musculaires envisagées au point de vue do l’anatomie comparative. Je l’ai complété plus tard par un se-
2. De la valeur des anomalies musculaires au point de vue de l’anthropo¬
logie zoologique. (Assoc. franc. pour l'avanc. des sciences, 1874, p. 581-587, 2 pl.)
Les principales anomalies réversives s’y trouvent décrites et figurées (planches lithographiées) . . .
J’y établis qu’un grand nombre d’anomalies musculaires sont explicables par 1 atavisme, mais qu’un grand nombre encore échappent à cette interprétation.
Ce mémoire a été le point de départ de tous les travaux similaires entrepris en France sur le même sujet par Ledouble, Chudzinski, Hervé, Poirier, et surtout Testut.
Je suis encore revenu sur ce sujet dans une discussion à la Société d'anthropologie, dont voici l'indication.
3. Sur les anomalies musculaires. (Bull. Soc. d’anthrop., 1884, 3" série,
. t. VII, p. 364.)
4. Rapport sur le prix Broca, lu fc la séance solennelle de la Société d’an¬
thropologie, le 27-novembre 1884. (Bull, de la Soc. d’anlhrop., 1884, p. 909.)
Ce rapport contient des considérations sur les anomalies musculaires il propos de l’ouvrage de M. Testut, auquel a été décerné le prix.
HERMAPHRODISME ET ORIGINE DE L’HYMEN J’ai eu l’occasion d’observer chez une femme privée do vagin un hymen complet. J’ai ainsi été amené à rechercher si la relation d’origine, qui a été admise entre l’hymen et le vagin, existait réellement, et si au contraire l’hymen ne se développait pas indépendamment du vagin. J’ai rencontré cette membrane chez deux hypospades miles (pseudo-hermaphrodites) et j’ai pu y déterminer ses relations avec la bride sous-pénienne qui représente chez eux une portion du corps spongieux de l’urèthre.
Les recherches auxquelles je me suis livré sur les sujets que j’avais à ma disposition, et l’étude du développement du sinus uro-génjtal chez l’embryon, m’ont amené à conclure que : 4“ l’hymen est une dépendance de la vulve et non du vagin; il est formé aux dépens du sinus urogénital qui forme aussi le très court canal vestibulaire qui constitue le seuil ou la marge du canal vaginal: 2" On ne saurait assimiler entièrement le bulbe du vagin-au bulbe de l’urèthre chez l’homme; 3° L’hymen chez la femme est l’analogue du veru montanum et d’une notable portion du bulbe de l’urèthre chez l’homme ; c’est le bulbe resté à l’état embryonnaire, non érectile et membraniforme à l’entrée du canal vestibulaire, vestige du canal uro-génital ; 4° Le bulbe du vagin de la femme correspond à la portion la plus externe ou excentrique du bulbe de l’urèthre de l’homme, tandis que l’hymen correspond à la portion interne ou centrale de ce bulbe masculin qui est resiée membraneuse chez le fœtus féminin et non érectilisée: dans
une étendue considérable. La formation de l’hymen est donc due à l’exagération du travail A’aplasie érectile qui, chez l’homme, a laissé subsister le nru montamm ; 5° La bride masculine du vestibule chez la femme- que j’ai décrite pour la première fois, est (avec lé réseau intermédiaire de Kobelt) le vestige de la portion antérieure ou cylindroïde des corps spongieux primitifs, de mêipe que l’hymen est le vestige de leur portion postérieure ou ovoïde. Ce sont véritablement l’un et l’autre des organes rudimentaires, ou pour mieux dire, des résidus d’un état fœtal. Cette conception rend parfaitement compte du polymorphisme et des proportions si variables de
Voici l’indication de mes principaux travaux h cet égard :
5. Sur le sexe d’un hermaphrodite présenté par M. Magitot à la Société
d’anthropologie. (Bull. Soc. d’anthrop., 1881, p. 493, 494, 513, v. 557.)
6. Présentation d’un pseudo-hermaphrodite mâle (hypospadias périnéal).
(Bull. Soc. de biologie, 8* série, t. I, p. 42, 26 janvier 1884 et 16 février, p. 69 (Voir n° 9).
7. Homme hypospade considéré depuis vingt-huit ans comme femme
(pseudo-hermaphrodite). (Ann. degyn., 1884, vol. 21, p. 257- 268.)
Cot individu, portant des habits de femme et déclare à l'état civil comme étant du sexe féminin était, en réalité un homme. Il y avait donc là matière à une intéressante discussion sur l'identité des pseudo-hermaphrodites. C'est pourquoi j'ai présenté le sujet à la Société de médecine légale et fait sur la question une communication dans la 'séance du 18 février 1884. (Annales d'hygiène et de médecine légale, 3' série, I. XI, p. 382.)
8. De la bride masculine du vestibule chez la femme et dé l’origine de
l’hymen, à propos d’un cas d’absence du vagin, de l’utérus et des ovaires chez une jeune fille et d’un pseudo-hermaphrodite mâle. (Mém. Soc. de biol., 1884, p. 21, — Gai. méd. de Paris, 23 février 1884, p. 85, et Am. de gyn., 1884, vol. 21, p. 268-283.)
9. Sur une particularité méconnue des organes génitaux externes de la
femme. (Congrès intern. des sciences méd. Copenhague, 1884', Comptes rendus, t. I, p. 67.) ' J |
Description de la bride masculine du vestibule chez la femme, et de ses rapports avec l’hymen.
1Ô. Note sur deux nouveaux cas de pseudo-hermaphrodisme. (Gaz. méd. de Paris, 1885, p. 109-112, et Mém. Soc, de biologie, 1885, p. 23.)
Observation I. — Pseudo-hermaphrodisme chez un jeune homme présentant un arrêt de développement des organes génitaux. Développement féminin dos mamelles ; vestiges de petites lèvres débordant le rapl.o scrotal. Atrophie générale des organes génitaux externes.
Observation II. — Pseudo-hermaphrodisme chez un homme adulte atteint d’hypospadias périnéal. Grandes lèvres, petites lèvres, hymen, vagin. Aspect clitoridien do la verge atrophiée. Testicules dans les grandes lèvres.
11. Pseudo-hermaphrodite mâle. (Bull. Soc. danthrop., 1889, 4' série,
t. XII, p. 602, 607.)
Description d’un nouveau cas étudié àu triple point de vue anatomique, physiologique et psychologique.
12. Conditions anatomiques qui régissent la station bipède de l’homme.
(Bull. Soc. d’anlhrop., 1884, p. 806, 807, 810.)
13. Appendice caudal. (Bull, et mém. Soc. de chir., 1882, p. 61.)
Chez un malade auquel j’ai fuit une résection de côtes, j’ai observé un appendice caudal renfermant un squelette osseux; en même tempsexistait vers la partie inférieure du sacruni une dépression cutanée ressemblant à un petit ombilic et d’origine congénitale.
14. Deux observations de fistules para-coccygiennes d’origine congénitale.
(Bull, et Mém. Soc. de chir., 1882, p. 261-263.)
Ces observations sont dues h Mason Warren, qui n’en a pas compris la signification. 11 s’agit de fistules avec tumeurs dermoïdes. L’auteur ne s’est pas rendu compte de leur 'étiologie véritable et semble attribuer une importance exagérée à la présence des poils. Il me semble que ceux-ci n’ont joué que le rôle de corps étrangers irritmt la petite dépression ou cavité préexistante, qui sans cela aurait pu passer inaperçue. Mason Warren n’a vu
5V irt-iclés : Radiiis. — Radio-cubitales (articulations). — Radiaux (muscles). — Radial (nerf). — Radiale (artère). Radiales (veines).— {Diet. encycl. des sciences médicales, 1874.)
6 Article Circonvolutions cérébrales du Dict. encyclopédique des sciences médicales, 1875, t. XVII, p. 559-389, 21 fig.
C’est le premier travail paru en France sur la morphologie du cerveau, depuis le fameux aémoire de Gratiolet. Il contient une description complète des circonvolutions cérébrales t de leurs variétés ou anomalies.
Parmi les points originaux, il faut signaler : 1* 1 import inee attribuée pour la première ois a la fixité do la circonvolution du corps calleux et h son prolongement sur le lobe emporal, ensemble auquel Broca devait plus tard assigner le nom de lobe limbique (cette iirconvohition est désignée dans mon article sous le nom de grande circonvolution comnissurale ) ;
2» La substitution k la notion de plis de passage, de Gratiolet, de la notion de circon-
°3" L'indication de diverses anomalies réversives résultant soit d'un arrêt de développenciit, soit d’une déviation du développement de l’écorce cérébrale.
De nombreuses figures originales reproduisant des cerveaux d’imbéciles achèvent de faire de cet article un travail très personnel.
11 a servi de point do départ h toutes les études de morphologie cérébrale faites depuis dans notre pajs et les dénominations nouvelles qui ont été indiquées ont depuis été acceptées par beaucoup d’auteurs (Broca, Gavoy, Kéraval, etc.).
17. Rroca et la morphologie du cerveau. Introduction au t. V des
Mémoires d’anthropologie de Broca. ( Revue scientifique, 1888, t. XI.I, p. 42-50, 14 fig.)
Résumé complet des travaux de Broca sur la morphologie cérébrale ; les points originaux de scs recherches ont été mis en relief et groupés de manière à faire ressortir leur valeur.
18. Caractères distinctifs du cerveau de l’homme au point de vue morpho¬
logique (Conférence Broca, 1885). (Bull. Soc. d’anthrop., 1887-, 4' série, t. XX, p. 784-802.)
Reproduction, avec quelques additions et modifications, du travail précédent.
19. Sur le cerveau d’une imbécile. (Bull, de h Soc. danthrop., 1874,
2* série, t. IX, p. 772-795, avec fig., et Revue d'anlhrop., 1875,' . p. 195.)
nteTâ^pcdn^de vde^eT’ontogénie et de la philogénie. Nombreuses ligures.
et' suivant lès individus'. (Revue