SUPPLÉMENT
Traité élémentaire de pathologie externe, par FOLLIN et DtrPLAY.
Cette publication s’est accrue du tome IV et des trois premiers fascicules du tome V, comprenant : 1» les maladies de T appareil de la vision; 2" les maladies des lèvres et des joues ; 3» les maladies des dents, des ejencives et des mâchoires; 4° les maladies de la langue; 5» les maladies de la voûte palatine, du voile du palais eides amygdales; 6“ les maladies du cou; 7“ les maladies de la poitrine.
J’attire plus particulièrement l’attention sur les chapitres consacrés aux maladies du cou et de la poitrine, dont la rédaction présentait de sérieuses difficultés. En effet, les descriptions des affections chirurgicales du cou et de la poitrine, que l’on trouve dans les auteurs classiques, remontent déjà à une époque assez éloignée, et sont sur un grand nombre de points fort incomplètes. Les chapitres que je signale étaient donc presque entièrement à faire, et j’ai dû y introduire un certain nombre d’articles nouveaux reproduisant les acquisitions de la science moderne.
Le plan adopté dans l’étude des maladies du cou a été le suivant : 1° maladies du cou en général; 2“ maladies de chaque région du cou en particulier; 3° maladies de la glande thyroïde; 4" maladies du pharynx et de l’œsophage : 5“ maladies du larynx et de la trachée.
Dans l’étude des maladies du cou en général, je signalerai plus particulièrement la description des fistules et des kystes congénitaux qui manquait dans les traités classiques, et dans l'étude des maladies
de chaque région secondaire du cou, les articles qui traitent des affections de la région parotidienne, de la glande sous-maxillaire, et surtout l’article très-étendu consacre aux affections de la glande thyroïde, et qui constitue une monographie complète sur ce sujet. En ce qui concerne les maladies du pharynx et de l’œsophage, et plus spécialement encore celles du larynx et de la trachée, j’ai décrit sommairement les nouveaux procédés d’exploration applicables au diagnostic de ces maladies, et montré les progrès considérables réalisés, depuis la découverte de Czermaclc, dans l’étude de la pathologie du pharynx, du larynx et de la trachée.
Le chapitre des maladies chirurgicales de la poitrine renferme une description didactique des lésions traumatiques du thorax, où sont exposées et discutées les théories modernes sur Xemphysème, le pneumothorax, l'hémothorax, etc. Dans un article sur les abcès du thorax, j’ai décrit avec soin une variété très-commune, mais encore mal connue, d’abcès chroniques des parois thoraciques que je propose de désigner sous le nom éXabcès périostiques.
31. — Recherches sur la nature et la pathogénie du mal perforant du pied {mal plantaire perforant).
En collaboration avec M. lo D'Moral.
Ce travail, résultat de plusieurs années de recherches, s’appuie sur de nombreuses observations cliniques et anatomiques, qui m’ont amené à admettre que la maladie décrite sous le nom de mal plantaire perforant est sous la dépendance d’une lésion des nerfs du membre inférieur, lésions que j’ai fait constater pour la première fois par mon excellent ami M. le professeur Ranvier, et qui a été
Dans ce fait où la réparation du be ordinaires était impossible en raison d de la division osseuse, j'ai eu reooi
lérique sous
de Medkal and surgical History of tlie War ofthe Rébellion.
De l’hypospadlas périnéo-scrotal et de son t chirurgical.
{Archives générales de médecine. 1814, vol. I, p. 513 ol 637.)
ce mémoire, couronné par l’Académie de médi iteuil, 1873), j’ai fait connaître une méthode de lospadias périnéo-scrotal, considéré jusqu’à ce j( i-dessus des ressources de l’art.
les conclusions par lesquelles se termine ce méi
b. Création d’un nouveau canal à partir du méat urinaire et en se rapprochant autant que possible de l’ouverture hypospadienne, qui doit rester libre jusqu’à la constitution définitive du nouveau canal.
c. Abouchement des deux parties du canal.
3" Il importe, tant au point de vue de la régularité des formes que de l’exer-
dépens du gland. Quant à la confection du canal, le procédé d’uréthroplastie que j’ai indiqué, et qui pourra sans doute être modifié ou amélioré, me paraît moins compliqué que d’autres et moins susceptible de déterminer la gangrène
4“ Il va sans dire que la méthode thérapeutique, que je propose pour remédier à l’hypospodias périnéo-scrotal, serait a/’ortfor! applicable aux variétés compliquées du même vice de conformation (hypospadias péno-scrotal et pé-
Ce mémoire a pour but d’attirer l’attention sur une complication fréquente de l’otite purulente. La périostite du temporal a pour origine une ostéo-périostite de la caisse du tympan et du conduit auditif osseux se propageant de proche en proche et gagnant le périoste de l’apophyse masto'ide et de l’écaille du temporal. J’insiste sur l’erreur fréquente qui consiste à confondre cette affection avec la suppuration des cellules mastoïdiennes et qui entraîne à
pratiquer inutilement la trépanation de l’apophyse mastoïde. Après avoir indiqué les signes différentiels qui permettront de distinguer la périostite du temporal, j’indique le traitement qui lui convient, savoir, l’incision large et profonde allant jusqu’à l’os et divisant le périoste.
Dans cette communication à la Société de chirurgie, il s’agit d’un fragment d’os plat arrêté dans l’œsophage et dont la présence n’a été reoonnue^qu’ après la mort du malade, qui a succombé à une pleuro-pneumonie. Ce fragment osseux s’était placé, de champ dans l’œsophage, ce qui explique l’absence de signes fono^ tionnels graves, la possibilité de la déglutition, et même la facilité . avec laquelle on pouvait introduire une sonde œsophagienne jusque dans l’estomac.
A l’occasion de ce fait, j’ai proposé pour éviter une semblable erreur, dans les cas où l’on hésite sur l’existence d’un corps étranger dans l’œsophage, de se servir d’un instrument résonnateur analogue à celui qui a été imaginé par M. Collin pour \homme d la fourchette.Cft conseil a été suivi depuis, et, selon mes prévisions, l’instrument en question a fait reconnaître un corps étranger de l’œsophage, dont la présence n’avait pu être révélée par les autres procédés d’exploration.